‹ Sur l'histoire de la République italienne 1802-1805Chapitre 78 sur 101 · Etats de service dans LUMBROSO, p · texte numérisé non relu

Etats de service dans LUMBROSO, p

part, aux côtés de la Garde impériale, à toute la campagne d'Austerlitz et d’en être récompensé par le grade de général de brigade et la commanderie de la Couronne de Fer (1806). De retour à Milan, il va guerroyer deux ans en Dalmatieavec Marmont, et il en revienten 1808 pour conduire l'infanterie de la Garde Royale sur les champs de bataille de 1809, y compris celui de Wagram. Il retire encore de cette campagne le titre de baron avec une dotation. Viennent ensuite pour lui deux années de garnison et de repos, écoulées à Milan dans les plaisirs de la société et les distractions de la galanterie, au milieu de conquêtes féminines que son physique avantageux lui rendait faciles ‘ ; Stendhal qui fait alors la connaissance du Lovelace milanais netarit pas en éloges sur son amabilité, son naturel parfait et son amour de la musique *. — Après cet intermède aux occupations guerrières, les évènements le jettent au premier rang des luttes qui signalent la fin de la période impériale. C’est d’abord, en 1812, la campagne de Russie, d’où il rapporte, au prix de mille fatigues, les aigles de la Garde Royale, placée sous ses ordres. C’est ensuite celle de 1813-1814, au cours de laquelle l’armée du Vice-Roi, dont il commandait une division, dut reculer pied à pied des Alpes Carniques aux rives du Mincio. Après la chute de Napoléon etle départ d'Eugène, Lechi prépare avec plusieurs de ses anciens collègues une conjuration militaire pour chasser les Autrichiens et proclamer l'indépendance (octobre 1814). Dénoncé et arrêté avec eux avant d’avoir pu commencer l'exécution de ce projet, traduit devant une commission militaire (8 février 1816), condamné à deux ans de prison (17 septembre), il restera enfermé à Mantoue jusqu'en 1819, pour se retirer ensuite dans sa ville natale, puis à Milan (1844).

Sa carrière semblait terminte, comme celle de son aîné, avec la chute de la domination napoléonienne. Son extraordinaire longévité allait lui permettre d'en recommencer une autre, plus éphémère d’ailleurs, après trente années de retraite, En 1848,

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