LS AE ES
rôle et le mécanisme de leur action ne se révèlent pas
toujours avec une évidence entraînante. Le #hymus, si
volumineux chez le jeune enfant, et si vite atrophié à la
fin de l'accroissement, n’a pas encore livré son secret. Les rapports de la glande pituitaire avec l’acromégalie ne font que soulever le voile épais qui couvrait l’Aypophyse, toujours réduite chez le vieillard. Les lésions des capsules surrénales, selon qu’elles portent sur le plexus nerveux ou sur le tissu glandulaire s ‘accompagnent de la maladie d’Addison ou de la pâleur des téquments avec. modifications dans l’accroissement, mais ces organes sont pleins de mystère encore. La rate, pour avoir été plus étudiée,
n’est quère mieux connue (1). Dans toutes, une seule chose
1. Le testicule aussi a êté regardé comme une glande trophique. Beaucoup d'auteurs, frappés du fäible développement des microrchides et des anorchides congénitaux, l’ont attribué à l'abolition fonctionnelle dela glande sexuelle. Il semble que cette propriété a été pour le moins ort exagèrée, et que l’aplasie génitale dépende de la mème influence dystrophiante qui produit l’aplasie générale. Les eunuques se développent fort bien, comme on le sait, même quand la mutilation a été pratiquée dans le premier âge. Ils sont même généralement de haute stature Ce qui frappe le plus d’ailleurs, ce n’est pas leur taille même, mais la longueur disoroportionnée de leurs membres inférieurs.
H. Meige a proposé une ingénieuse explication de cet allongement remarquable : il suppose que la suppression des organes amène l’atrophie des centres médullaires correspondants qui, ne recevant plus d’excitation périphérique, finissent par disparaître. Or les cellules qui régissent la sphère génitale occupent dans la moelle un
territoire très voisin de celles qui commandent les membres infé-
rieurs : celles-ci bénéficieraient du terrain et de l'irrigation laissées libres par les premières. Quoi qu'il en soit, de même que les animaux châtrés, les hommes qui n’ont d'autre tare que l'absence du
LS 45e se dégage nettement, c’est leur action trophogène, sans cependant que ses modalités soient toujours précisées. Elle apparaît avec une indiscutable clarté et s’affirme dans le rôle du corps thyroïde.
Il s’en faut que tout soit élucidé et qu'il ne reste plus rien d’énigmatique dans l’histoire de la glande thyroïde ; mais son influence trophique sur le squelette, sur le tégument, son action régulatrice sur la circulation, sur la
calorification, la stimulation vitale qu’elle apporte aux
testicule, comme les castrats sont de belle venue. Leur intelligence peut être très cultivée, comme on l’a vu par les exemples, qui ne sont pas rares, d'eunuques célèbres.
Mais il est incontestable qu’ils sont privés des signes accessoires de la dignité virile, et il en est de même pour les sujets dont les testicules se sont atrophiés à la suite d’orchites doubles dont l’origine peut varier : pas de poils ni de barbe, les formes du corps envahi par la graisse sont molles, Le timbre de la voix aigu, le caractère n’a pas ou n’a plus la fermeté et l'audace des mâles. L'absence de poils, et le rétrécissement des cordes vocales indique qu’ils sont restés ou revenus au type nutritif, intégrateur, de l’enfant et de la femme par suite de l’absence des éléments masculins directeurs de la polarité nutritive, inclus dans la glande sexuelle, mais en somme leur developpement n’est nullement entravé.
Récemment Rummo et Ferranini ont décrit (Riforma medica, 3 août 1897) une nouvelle entité clinique dont les caractères principaux seraient les suivants : peau flasque, ratatinée, rugueuse, glabre ou seulement munie d’un duvet blond roux (peau de vieille géroderme) ; absence de sensibilité génésique avec atrophie.et dystrophie des organes génitaux ; voix de fausset, nasale et faible ; abdomen gros, flasque, en besace ; mammelles volumineuses, flasques aussi ; malformations du crâne et des oreilles ; pseudo-hypertrophie musculaire ; difformités, épaississement des extrémités, Les auteurs
fonctions de l'intelligence ont été mises hors de doute par l’expérimentation autant que par la clinique. Gette dernière méthode d'observation, en faisant voir quels liens l’unissent à la floraison sexuelle ont achevé d’établir le rôle prépondérant que joue la thyroïde dans le développement général, dans la nutrilion sous toutes ses formes.
La glande thyroïde secrète-t-elle en ses alvéoles une leucomaine dont l’action excitante spéciale s’exercerait,
d’une manière directe ou indirecte, sur l'innervatlion tro-
phique ; ou bien, comme on l’admet plus généralement,
l'iodothyrine agit-elle comme an'itoxique neutralisant et modifiant certains produits mucinoïdes de la ‘ésassimilation, véritables toxines organiques ? Il n’est pas aisé de trancher la question, d'autant que les deux procédés peuvent se superposer. Mais si l’on a le droit d’hésiter sur l’interprétation du mécanisme par lequel l’iodothyrine détermine prolifération du cartilage d’accroissement, le drainage de la peau, la régulation vasculaire et thermique, l’équilibre des fonctions cérébrales (celui-ci comme il semblé ressortir des plus récents travaux, plus spécialement placé sous la dépendance des glandules thy-
roïdes), l'attribution de ces phénomènes nutritifs au prin-
pensent que la gérodermie génito-dystrophique est an testicule ce que le myxœædène est au corps thyroïde. La parenté du géroderme avec le myxæœdème, l’acromégalie, avec certaines dystrophies musculaires est si proche qu’elle ferait croire plutôt qu'il est tout simple nent le résultat des lésions causales de ces divers états morbides et rien de plus.
nd 24 latin least ARE
PT PP NS x *