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tous deux perpétuant dans leurs caractères adultes Panti-
thèse des cellules reproductrices (1).
L'avenir sexuel re se décide pas pour tous les qermes avec la même précocité, et la période d’indifférence embryonnaire est d'autant plus longue, comme on’ peut
s’ attendre ue l’espace occupe un échelon plus bas. A % » q P P P
mesure qu’on s'élève dans les séries, 1l devient plus aisé
de distinguer les signes d’un stade d’hermaphrodisme initial. Les recherches de Waldeyer, confirmant cette hypothèse de Sutton, ont montré que chez l’homme la glandegénitale primative renferme à la fois les rudiments de l'ovaire et du testicule, dont l’un se développe ultérieurement tandis que l’autre s’atrophie (2).
Les facteurs de la sexualité sont nombreux, et inter-
viennent à des époques différentes. Il paraît certain qu'un
i. Chez les oiseaux et les mammifères, le mâle a plus de volume pue la femelle, parce que la lutte pour là vie lui incombe pour Ia plus grande part : les combats ont développé davantage ses os et ses muscles. Mais sa ligne au profil maigre, ses formes élancées, le rapportent encore au type flagellaire, landis que sa compagne est plus développée autour de son centre ombilical, plus ronde et plus conforme au type ovulaire.
2. Cette tendance hisexuelle initiale, résultat naturel du double capital de vie, équivalent, apporté par les géniteurs, n'est pas éteinte définitivement à partir du moment où la sexualité a commencé de s’accuser dans un sens. Le « plasma germinatif» ne meurt jamais : tandis que seséléments masculins par exemple, prennent la ‘direction du développement, les féminins s’endorment seulement et durent à l’état latent. Si dans les cas normaux rien ne révèle plus leur existence, il n’est pas très rare cependant de les voir sortir de leur sommeil et reprendre un regain d'action sous des influences
PAR — 14 — tétard éclos, même après avoir marqué une tendance vers la masculinité, peut, dans des conditions spéciales, suIvre une direction opposée.
Toutes les influences qu’on a invoquées ne sont pas également indiscutables, et même en écartant les interprétations fantaisistes anciennes, bien peu gardent une efficacité démontrée. On ne peut passer sous silence Popinion de Darwin et de Spencer à savoir pour l’un, que l’homme est une femme qui a achevé son évolution, pour l’autre que la femme est un homme dont l’évolution a été arrêtée ; mais il faut ajouter de suite que la supériorité
évolutive du sexe mâle est une idée qui a fait son temps.
L’un et l’autre apportent dans l’art de la fécondation un
égal capital de vie. Cela n’est plus douteux. Il est vrai cependant, que dans un couple, l’un des deux protagonistes est supérieur à l’autre, et ceci a inspiré à Starkweather sa loi du sexe : « Le sexe est déterminé par le parent supérieur et celui-ci produit le sexe opposé ».
Le mot supériorité est vraiment trop compréhensif, ce qu'il faut en retirer de net c’est que la constitution et les habitudes de père et de la mère sont à prendre en considération.
L'époque de l’imprégnation n’est pas moins décisive. Mais ceci doit s’interpréter comme le reste d'ailleurs, au
point de vue de la nutrition. Plus l'œuf est frais et vigou-
pathologiques ou aux époques troubles de transition, quand la vie génitale commenceou finit. Ainsi s'expliquent la mammite des adolescents, la gynécomastie, et, dans le cas contraire, la barbe des femmes grosses et des vieilles femmes.
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eux, plus il conserve sa direction intégrante femelle, car ici comme plus haut, c’est toujours la nutrition, avec ses deux procédés, dont il s’agit.
| Son influence éclate de tous côtés, citons seulement les expériences de Young, qui par le moyen d’une bonne nourriture chez les tétards, éleva le taux des femelles de 56 à 92 0/0 ; le cas des abeilles où les différences entre la reine et les ouvrières mettent en lumière les résultats énormes d’un léger avantage de nutrition ; et aussi le cas des bourdons qui, en trois générations successives augmentent en prospérité nutritive et en féminéité ; les expériences de von Siebold avec une quêpe qui montrent que les conditions favorables produisent plus de femelles; le cas des Aphides, qui, dans la prospérité de l’été donnent une succession de femelles parthogénétiques, tandis qu'avec le froid et la disette.de l’automne les mâles reviennent ; les chenilles affamées de phalènes et de papillons devenant mâles ; enfin les observations de Rolph sur les crustacés.
L'efficacité de la nutrition n’est pas aussi manifeste chez les mammifères. Elle apparaît cependant dans les expériences de Girou sur les brebis (1). Ploss à vu qu’après une épidémie ou une guerre les naissances masculines sont en plus grand nombre. On sait que les femmes
à petit placenta, à faible menstruation, font plus de gar-
1. Sur 150 brebis bien nourries et saillies par de jeunes béliers, c'est-à-dire dans des conditions d'intégration favorables, il y eut 60 0/0 d’agneaux femelles, et 40 0/0 avec 150 brebis maigrement nourries et saillies par de vieux héliers. Il est à remarquer que les
brebis les plus grosses portent d'ordinaire des femelles.
cons, À la ville, dans les familles riches les filles sont plus nombreuses, c’est le contraire chez les pauvres.
L'action de la température a été invoquée, elle s’exercerait indirectement par les fonctions nutritives..
En somme les facteurs, nombreux, qui entrent en jeu dans l'orientation sexuelle, peuvent être réduits à une question de variation nutritive agissant :
a) Sur les parents : Les circonstances adverses, surtout celles de la nutrition, de l’âge et d’autres du même genre, favorisent la production de mâles ; les favorables celles des femelles. s
b) Sur les éléments reproducteurs : un œuf richement nourri tendra vers un développement femelle plutôt que mâle. La fécondation quand l'œuf est frais et vigoureux, avant que la déperdition n’ait commencé confirmera cette même tendance.
c) Sur l’embryon : plus longue sera la période bisexuelle, plus importantes seront les influences primaires du milieu.
La conclusion s’impose : les conditions de nutrition favorable tendent à produire des femelles, les adverses
des mâles.
Il n’est pas moins certain que le tempérament nutritif
contmuera, au cours de la vie, de se refléter dans toutes manifestations de la sexualité, développant de mille manières l’antagonisme des habitus physiques et psychiques.
Nous avons vu qu’au seuil même de la vie une petite cellule active, incomplète, incapable de se développer
seule avec son demi-noyau s’unit avec appétit à une cel-
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lule constituant un individu plus nourri et plus tranquille mais ayant besoin elle-même d’être complétée,
Pour en arriver là l'élément masculin, en forme de fouet, a dû déployer une extrême énergie motrice et mon-
trer une incomparable endurance qui lui a permis de tra-
verser, affamé, à la recherche de l’œuf, des milieux souvent
nuisibles à celui-ci. Cette force motrice, cette activité entreprenante et cette Initiative aventureuse de l'élément masculin,'résultats de la direction dépensière que la vie a prise en lui, ne sont-elles pas des qualités viriles. Dans « ce rôle de division, de dispersion » (1), dans cette fonction d’élément centrifuge et chercheur ne reconnaît-on pas déjà ce que l’on peut l'appeler « l'extériorité du sexe masculin », c’est-à-dire sa « tendance générale à la vie active, voyageuse et extérieure ». À
Au contraire, voyez l’état d’immobilité relative, le caractère de concentration et d'intégration qui marquent l’élément féminin, n’y reconnaît-on pas déjà ce caractère d'intimité, d’infériorité qui distingue la mère et fait d’elle la créatrice du nid, du foyer? ».
Des germes aux formes adultes, les mâles tendent originairement et par nature à être plus actifs, leur tempé-
ralure est plus élevée, ils se consument plus vite. Etc’est
le même déterminisme interne qui fait leurs ornements et
leurs armes croître. L’éclat du coloris, l’exubérance du poil et des plumes sont avant tout, dans leur origine,
« des affleurements de la constitution masculine », Par
1, A. Sabatier. Mémoire sur la morphologie des éléments sexuels et sur la nature de la sexualité. Montpellier, 1886. Vivier è