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exemple, le pigment coloré étant un produit de désassimilation et de combustion, sorte de cendre brillante, une plus grande richesse de coloris ne fait que manifester une activité prédominante des échanges chimiques, aboutissant à une désassimilation intense. Les couleurs brillantes sont donc, d'ordinaire, « le tempéramment devenu visible ».Et la même interprétation rendrait compte de la production plus considérable du plumage et des poils, des glandes odorantes, expédients pour l'élimination des déchets amenés en plus grande abondance par un afflux plus généreux du sang dans la peau des mâles fiévreux. D'où il découle encore que tous les caractères appelés secondaires sont, au fond primaires, puisqu'ils expriment le même tempérament général qui, dans un cas, a eu pour résultat la production des éléments masculins, dans l’autre celle des éléments féninifiss « Chez les lucioles, les lueurs semblent d’abord de couleur identique et d’intensité à peu près égale ; cependant, avec plus d’attention, on reconnait que la lueur jetée par le mâle est plus intense, et surtout que le rythme de la lumière est plus rapide, les éclairs plus courts; chez la femelle, la lumière est plus durable, les éclairs plus éloignés et plus vacillants. Il ÿ a là l’indication sensible des contrastes que présente la physiologie des deux sexes» (1).
Le tempérament d'épargne se manifeste clairement chez la femme par la rondeur des tissus, l’activité moin-
dre des échanges moléculaires. Le développement de la
1. Geddes et Thomson. L'évolulion du sexe, traduit par M. H. de Varigny. Paris, 1892 chez Babé.
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poitrine, du bassin et des hanches, où les lignes courbes et ovales surabondent, est une conséquence nécessaire d’un tempérament en prédominance de nutrition et destiné lui-même à la nutrition de l'espèce. En donnant le dernier trait à la beauté de la femme, il lui enlève l’agilité (1). | |
Le même tempérament entraîne encore chez la femme la suprématie des fonctions de la vie végétative et viscérale. Enfin il y a des viscères qui ont pour objet la nutrition de la race.
L'influence de la constitution n'est pas moins décisive dans les traits du caractère : les sélections naturelle et sexuelle, invoquées autrefois comme causes exclusives, bornent leur action à en accuser le développement.
L'activité extérieure implique la résistance et l’audace. Le courage des mâles est offensif, tourné vers le dehors,
au service de l'individu ; chez la femelle, il est tourné
vers l’intérieur, au service de l’espèce : elle ne le mon-
tre guère que pour défendreses petits, à l'ordinaire elle est rusée. Son calme, sa patience persévérante s'opposent à l’activité tumultueuse, explosive, passionnée, mais intermittente des mâles toujours en puissance de désir, c’està-dire d'énergie qui veut se dépenser.
. En dehors de ces qualités fondamentales, il serait possible de montrer le rapport de la constitution nutritive avec les aspects de la sensibilité et de l'intelligence chez
l’homme et chez la femme. Mais outre qu’il n’est pas tou-
1. A. Feuillée. La psychologie des sexes et ses fondements physiologiques. Revue des Deux-Mondes. Paris, 1873, CXIX..
jours aisé de démêler ce qui tient à la nature propre d’un sexe ou à une différence d’éducation longtemps prolongée, cette étude nous entraînerait au-delà des limites
que nous nous sommes fixées. :