‹ Sur l'InfantilismeChapitre 8 sur 20 · PARUS · texte numérisé non relu

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sement dont les marques s’accuseront différemment suivant le degré de la lésion et l’âge où elle se sera produite. Léur influence se montrera particulièrement décisive sur l'épanouissement trophique de la puberté, parfois au point de la faire avorter complètement, Toutes les autres causes dont l’effet est de troubler profondément la nutrition peuvent aboutir au même résultat : le temps de la puberté arrive, il est dépassé et rien de nouveau ne se produit chez l'enfant : la taille augmente à peine, les glandes génitales restent stériles, les signes secondaires de la sexualité ne se dessinent pas, l'intelligence est toujours puérile : l’adulte est resté un enfant : ce syndrôme plastique et psy-

chique à la fois constitue l’’afantilisme.

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L’INFANTILISME

Définition. — « Infantilisme » est un mot nouveau pour une chose très ancienne, aussi vieille que toutes les causes capables d’altérer d’une manière continue la nutrition générale et conséquemment le développement de l'individu. Cependant la curiosité des anciens observateurs, toujours en éveil devant les déviations des caractères sexuels, ne paraît pas avoir été excitée par leur absence. C’est Andral que lon voit remarquer pour la première fois, que les descendants des tuberculeux sont des dégénérés « dont la constitution se rapproche de celle de lenfant. » Mais Lasègue est le père de l’infantilisme et le mot et la chose’ font leur entrée dans la littérature médicale avec la thèse de Faneau de la Cour (1), où Lorain expose en une lettre préface ses idées sur l’infantilisme et le féminisme confondus en une même description.

Depuis, le mot a fait son chemin ; ilest employé par tous les auteurs, sans avoir pourtant conquis droit de cité dans les dictionnaires. On est donc forcé de s’en tenir au

sens que lui ont donné ses parrains : «un état caractérisé

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