‹ Sur la classification et la distribution des végétaux fossilesChapitre 3 sur 14 · TA · texte numérisé non relu

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VÉÇÉTAUX FOSSILES. 63

de Tantre valve , forme dans lear intervalle une crête étroite sillonnée dans son nûlieu. Ce caractère déjà observé par M. Lamarck , se voit également sur les éclljantillons complets de la plaine de Trappes , et sur les cavités laissées par cette graine dans les meulières du plateau de Montmorency , de Sanois , etc. ^ et distingue parfaitement cette espèce des deux suivantes.

La seconde espèce, également propre au terrain d'eau douce supérieur 9 a été trouvée à Pleurs, dans le département de l'Aisne. Nous lui donnerons le nom de Chara helicteres (i); elle est remarquable par son volume un peu plus considérable que celui des autres espèces, et par son état parfait de conservation qui permet d'en étudier l'organisation avec soin et de s'assurer de son analogie complète avec les graines des Chara ; ses capsules sont ovoïdes,composées, comme celles de tous les Chara, de cinq valves contournées en spi*raies et dont chacune fait un tour et demi de la circonférence^ de sorte qu'on compte huit spires de la baat au sommet.

Ces valveJ'sont lisses et presque planes \ on peut facilement les séparer les unes des autres et observer à peu de distance de leur sommet un léger étranglement qui paroît cprrespondre au point d'insertion de ces cinq petits appendices qu'on avoit regardés dans Tes Chara comme des stigmates , mais dont les fonctions ne sont pas encore bien connues , et qui ne paroissent pas pouvoir être assimilés aux stigmates des plantes phanérogames ; ce rétrécissement des valves à leur partie supérieure

(i) PI. VI, fig. 3. a vu de côté; h vu en dessus; J yu en dessous; c une des valres spirales isolées.

s*observe également sur les capsules des Chara vivans. L'intérieur de ces capsules est entièrement vide ^ sans aucune trace de columelle ou de placenta.

La troisième espèce, que nous nommerons Chara Le-- 7nani{i)^ se trouve dans les silex cornés du terrain d'eau douce inférieur à Saint-Oùen; elle est ovale, presque cylindroïde, à six tours de spire conune la première , mais on l'en distingue facilement par sa forme générale et par l'absence des crêtes qui séparent les spires du Chara medicaginula.

Tous les caractères que présentent ces divers fossiles , leur structure , leur position dans des terrains lacustres mêlés à des portions de tiges semblables à celles des Chara, tout confirme l'opinion de M. Léman; opinion qu'il a trop bien prouvée pour que nous entrions dans plus de détails à cet égard.

Un autre fossile, déjà assez connu sous le nom de noix de Turin , a été trouvé dans les collines qui font partie du terrain de sédiment supérieur des environs de cette ville. Toute l'enveloppe ligneuse a été détruite , de sorte qu'on ne voit que l'impression de sa surface externe et l'amande qtfi, en conservant parfaitement sa forme/ a été remplacée par du calcaire sableux,

La fornle de cette amande , sa division en lobes prouve d'une manière incontestable qu'elle appartient au genre Juglans. Si on cherche à déterminer les espèces de ce genre avec lesquelles elle a le plus de rapport , on voit que les Jugions nigra^ cinerea elregia^ sont les seuls qui aient les noix sillonnées ou rugeuses^ et une forme analogue à celle de la noix

■ 1.1 ■» I t 11 mm^t^mmm , , ■

(i) PI. YI , iîg. 4* A yu de c6t^; b yu en dessut.

VéôiTAUX FOSSILES. 65 .

fossile. Mais la, disposition die qps sillons dans Tespèpe ibssife diffère 8e celle qu'ils présentent dansules trois espèces vivantes ; ils sont moins nombreux «t les parties saiUaptes spnt plas #

étroites»^que dans' les Jugions cineréa eUnigray 'tet ils sont • beaucoup plus profonds que dans le Jugions regia ou la noix commune. * '

La forme de l'amande est aussi asse% différente de celle du Juglans nigray en ce qu'elle est plus allongée, et que^s lobçs ' sont rapprochés, tandis que dans le Juglans *nigra ces l#be$ ^'^ sont très-écartés par l'épaisseur considérable des cloisons ligneuses qui les séparent 5 elle se distingue de celle^du Juglans regia par ses lobes simples- et^non subdivisés ^ lobes ou mamelons secondaires. Ces considérations auxquelles on jj^ent ajouter que les Juglans nigra et cinerea étant indigènes àm ' ' l'Amérique, il n'est pas probable «qu'une plante ^qui crofssoit en Europe puisse appartenir à la même espèce, me^^porlfent^à regarder cette noix fossile comme une espèce qui^n' existe plus, mais qui par ces caractère^ est interibédiair^ntrele Ji^ib;»» * regia et le Juglans nigra. . * ' #

Je la désignerai par le ngin ^e Jugions nuapJaurinensié\ 1 )l, ■ Ce résultat e!st d'autant plus envieux que le noyer coimiluii * * n'étant pas originaire d'Europe mai»^ant indigèd^ de I9 Perse, - * aucune espèce fauvage "de ce genre ne cr^ tnaioiei^nlt ^^ ' ^Europe, et qu'il prouve qb'à \pe époque que tout annOnc» être antérieure à l'existence dè^ hommes ou du*n;ioili6 aux ' temps historiques , tme espèce de ce genre creissoit en Italie^;

■I I I l «l u i II ■ .11 . T , ^ ■ I ■ I I ■ fc II

~(i) JuGLMTS ^uz-TAUKiifEifSfS , nuce globoftâ , sulcaUr", riM^Af semlms lobîi jipproximmtis siidj^licibus.^ PI. YI 1 fig Q| « tnrfiice exierne ie lanoix ijb Tapiaiidé.

V • ' 66 ViGBTAOX FOSSIivBS.

• h moios qu'en ne v.euille admettre que ces fruits y ont «été

transportés d'un autre climat, ce qui ne me paroit pflte pro-

' ^ bable, parce q^e^ions ce cas ils se J^rouveroient dans plusieurs

^ *■ ^ \ ' localités différentes et ne seroient pas ainsi limités à un seul

; endroit (i\ ' * ^ V Les«trois autres fossiles dont je crois pouvoir déterminer

*- ^^ ' ^ 1q genre avec la méme^ certitude appartiennent évidemment

* ' tous trois iSLU genre iP/>»2^. La forme des écailles qui composent ► ' * *: "• leurrCÔne ne permet pas je crois d'hésiter sur cette déter-

^minatiôn. . ^ ; -

J'ai, trouvé la première espèce dans le terrain coquillier

^ ^ * marin du pied des Apennins près .de OàBtel^Arquato dans*

; ' "" le Pkisaotiii'. Jpe cône étoit dans Les mêmes couches qui ren-

• ' ' V ^ fftrmeSituneqaantitéconsidérablç de coquilles marines, des os

^ . * ** de cétaoés^ aiusi.qae des bois entièrement changés en charbon ;

lepône liu-mèîne est également charbdnné> très- friable et diffir

cile à conserver; il est très^allongé^, presque cylindrique,

"^ \ , ''à peine renflé .vej$ s6ii milieu, loqg de i5 cent sur 4 ^ ^

^ 4|r Ui*gc« Les écailles imbriquées très-obliquement ont 3 cent.

. de long sur i ceqt.jde Urge à leur extrémité, leur sommet

' ' ^ t forme une soi:te d'écusson rhomboïdal relevé vers son milieu

en une ccèite traos^'eitsal^^peu^ saillante.

*^ y ' .Cette es|^èce pâtoit surtout se rapprocher du PinU'S palus-

' tiis d'Amérique par La /ojrme alloc^ée de s(vi Ci5ne , mais eUe . me semble çu différer p^r l^&irme {>las rhomboïdaleMe l'et-^

(i) Une autre espèce de ce georé'ia été trouvée aux environs deLons-le->Saulnier , mais les échantillons que j'en ai va» sont trop incomplets ponr que je puisse les décrire ji on peut i^lemeot assurer que ceite espèce est difiérentt de celle de Tttrin par son amJuakSe à lobes mamalonés comme ceux dé la boix**coauiiiaiiie.

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