CHAPITRE II
Résultats expérimentaux.
Sauf indication contraire, il s’agit de mesures faites en lumière blanche, à l’aide d’une source lumineuse de 1,1 mm de diamètre placée à 4,60 m de l’œil de lobservateur, et apparaissant ainsi sous un angle à voisin de 50”.
A. — INFLUENCE DE LA LOCALISATION RÉTINIENNE A PRÉADAPTATION CONSTANTE.
L’œil étant préalablement adapté à une brillance b — 0,6 bougies/m?, nous avons étudié la loi de variation du rapport 47/1 en fonction de Z pour des angles de visée « égaux à 0 (vision directe), 19, 20, 50, 100, 200 et 300, la fréquence du papillotement étant f — 8.
La figure 7 traduit l’ensemble des résultats pour les observateurs A. [. et J. L. Chaque point de la courbe représente la moyenne de 12 mesures (6 dans le sens qui fait apparaître le papillotement et 6 dans le sens qui le fait disparaître), étagées sur plus d’un mois. (Nous recommencions les mêmes mesures à une ou deux semaines d'intervalle, afin de nous assurer qu’on retrouve les mêmes résultats). Afin de ne pas alourdir la figure, nous n’avons indiqué les limites de dispersion des mesures que sur une courbe x — 300. La dispersion est du même ordre pour les autres angles de visée « (nous la fournissons d’ailleurs figure 9 pour tous les angles « utilisés).
On observe que :
1. log AZ/T décroît lorsque log Z croît, d’une façon continue, sans aucune seission dans la courbe ;
2. les courbes de variation obtenues pour diverses localisations rétiniennes ne sont pas superposables par translation ;
3. les courbes relatives à « = 5° sont approximativement 2 fois plus inclinées que celles relatives à &« < 5° ;
4. pour l'observateur J. L. les résultats deviennent sensiblement indépendants de « si x > 100,
B. — INFLUENCE DE LA BRILLANCE DE PRÉADAPTATION DE L’ŒIL, ENTRE (0,6 BOUGIES/M? ET 6 000 BOUGIES/M2.
Utilisant toujours une fréquence de papillotement égale à 8, nous avons étudié la
Joi de variation de A//J en fonction de Z pour des angles de visée & égaux à 0, 1
Observateur A.
Observateur J. L.
6,5 5 55 m 45 3 log 1 bougies F1G. 7. — Influence de la localisation rétinienne après adaptation constante. Diamètre apparent de la source : à — 50//, Fréquence de papillotement : f = 8/seconde. Brillance d’adaptation : b — 0,6 bougies/m?. — Rappelons qu'entre l'inten-
sité I de la source ponctuelle et la brillance B du verre dépoli disposé contre cette source, on a la relation log À bougies/m? = log 7 bougies + 6.
Eh eZ
Observateur A. I. Observateur J. L.
Su S logZ ougies
FIG. 8. — Influence de la localisation rétinienne pour divers états d'adaptation b. — & — 50//, f — 8/seconde.
20 et 309, l'œil étant préalablement adapté à une brillance b que nous avons prise successivement égale à 6 bougies/m?, 60 bougies/m?, 600 bougies/m? et 6 000 bousies/m?.
Observateur À. I. Biséarens ro LE
[e] all
45 3 65 5 55 4 5 3 log roi RATE
GUIE Lea)
F1c. 9. — Influence de la brillance de préadaptation b (log b bougies/m* — 0,75 — 1,75 — 2,75 et 3,75) pour diverses localisations rétiniennes. — à — SOLS ROSE conde. — En pointillé les limites de dispersion des mesures après adaptation à log b
bougies/m? — 1,75 (représentées ci-dessus fig. 7).
La figure 8 traduit les résultats obtenus par les observateurs A. I. et J. L. Chaque point représente la moyenne de 12 mesures étagées sur plus d’un mois. Afin de préciser l'influence de la brillance de préadaptation, nous avons, pour chacun des deux observateurs et pour chaque angle de visée, reporté sur un même
do
graphique les quatre courbes obtenues pour b = 6, 60, 600 et 6 000 bougies/m? (figure 9). Les lignes en pointillé représentent les limites de dispersion des mesures obtenues ci-dessus pour les mêmes angles de visée, mais pour b — 0,6 bougies/m?. On observe qu'aux erreurs de mesure près la brillance de préadaptation n’a sensiblement aucune influence lorsqu'elle varie entre 0,6 bougies/m? et 6 000 hougies/m?. (Pour l’observateur A. I. toutefois, la sensibilité différentielle diminue aux faibles intensités et en vision fovéale, lorsque la brillance de préadaptation atteint 6 000 bougies/m°).