D. — INFLUENCE DE LA FRÉQUENCE DE PAPILLOTEMENT
POUR DES SOURCES PONCTUELLES EN LUMIÈRE BLANCHE ET EN LUMIÈRES DE DIVERSES COULEURS.
Quelques expériences préliminaires nous ont montré que l’aceroissement de sensibilité fovéale après exposition de lPoœil à la lumière s’amplifie si l’on augmente la fréquence de papillotement, et disparaît au contraire à fréquence faible. Et ceci quels que soient « (inférieur toutefois à 5° évidemment), et Z.
Afin d'étudier l'influence de la fréquence nous avons fait varier celle-ci entre
A. Ivanoff 3
CRT.
4 et 10 (au delà de 10 interruptions par seconde on s’approche de la fréquence critique de fusion, et les mesures deviennent très disparates), gardant log J constant et égal à 5,25, et procédant uniquement en vision directe (afin de se limi- ‘ter aux cônes, pour lesquels le phénomène semble se produire).
La figure 13 traduit les résultats obtenus par les observateurs J. L. et J. C., ‘en lumière blanche. En trait plein la courbe obtenue après adaptation à l’obscurité, en trait discontinu celle obtenue après adaptation à une brillance voisine de 0,6 bougies/m°? (les deux groupes de mesures étaient effectuées les mêmes jours, afin de faciliter leur comparaison). Chaque point représente la moyenne de 70 mesures.
On observe que :
Deere JL Observateur «J. C.
log AI
log À
F1G. 13. — Influence de la fréquence de papillotement après adaptation à l’obscurité (trait plein) et après adaptation à la lumière (trait discontinu), en vision directe.
— à—50/", log I bougies—5,25. — La droite en pointillé représenterait une variation de A1/I proportionnelle au carré de la fréquence.
1. pour une fréquence supérieure à 4/seconde pour J. L. et supérieure à 5 pour J. C., la sensibilité différentielle est accrue par une préadaptation à la lumière ;
2. la sensibilité différentielle diminue avec la fréquence plus rapidement après adaptation à l'obscurité qu’après adaptation à la lumière ; il s’ensuit que le phénomène précité s’amplifie lorsque la fréquence augmente (à titre de comparaison on a tracé en pointllé une droite qui représenterait une variation de A1/1 proportionnelle à f?) ;
Rome,
3. AI/I tend vers une constante lorsque la fréquence diminue.
La figure 14 représente les résultats obtenus en lumière rouge (courbes marquées R) et en lumière bleue (courbes marquées B), d’une part après adaptation à lobscurité (trait plein), d'autre part après adaptation à une brillance voisine de 0,6 bougies/m? (trait discontinu). Les coefficients de transmission des écrans colorés n’étant déterminés qu'approximativement par photométrie hétérochrome, il ne faut tirer aucune conclusion des positions relatives des courbes B et R.
Observateur 4). 1. est Observateur d. C. ù S «a = 05 :
0,5 1 1 log # log ‘ F1G. 14. — Influence de la fréquence de papillotement en lumière rouge (courbes marquées R) et en lumière bleue (courbes marquées B), en vision directe. —- à = 50°. log I bougies 7 5,25 (par photométrie hétérochrome).
On observe que les résultats ont exactement la même allure qu’en lumière blanche (en lumière rouge toutefois la sensibilité différentielle serait meilleure après adaptation à la lumière qu'après adaptation à lobscurité, même à fré-
quence faible).