‹ Sur la discrimination de l’intensité d’une source ponctuelleChapitre 17 sur 31 · A 2 AB · texte numérisé non relu

A 2 AB

B / bâtonnets \ B cônes

pour log B millilamberts > 2,57, on a :

PE oc

B / cônes de / bâtonnets

La forme de la courbe expérimentale, scindée en deux parties, s’explique donc

en supposant que c’est la cellule nerveuse pour laquelle la sensibilité différentielle est la meilleure qui intervient.

B. — DISPARITION DE L'INTERVENTION DE LA DUALITÉ DU MÉCANISME DE LA VISION. AUGMENTATION DE LA SENSIBILITÉ DIFFÉRENTIELLE EN VISION PÉRI- PHÉRIQUE APRÈS ADAPTATION A L'OBSCURITÉ.

Rappel de la configuration de la mosaïque rétinienne. — Une aire centrale. de rayon compris entre 30 et 19, ne contient que des cônes (150 000/mm? au centre, puis en nombre décroissant jusqu’à 75 000/mm?). Une aire légèrement plus large, d’un rayon de 1°, contient toutefois si peu de bâtonnets qu’elle peut être considérée comme n’en renfermant pratiquement pas.

À 50 de la macula la densité des cônes est tombée à 45 000/mm?. A 10 elle n’est plus que de 5 000/mm?, mais elle garde cette valeur pour le reste de la rétine.

PALN TER

Les bâtonnets croissent au contraire en nombre lorsqu'on s'éloigne du centre . de la rétine. A 20 de celui-ci leur densité est déjà de 60 000/mm?, à 18° elle atteint 150 000/mm?. Toutefois leur densité décroit légèrement au delà. Elle est quand même de 70 000/mm? à 609 de la macula.

Vitesses respectives d'adaptation des cônes et des bâtonnets. — Ta figure 18 représente l’adaptation à l’obscurité de la fovéa, en lumière rouge (Hecht 1921), et la figure 19 celle d’une aire située à 5° de la fovéa, en lumière bleue (Kohlrausch 1922). È On voit que l'adaptation des bâtonnets nécessite plus de 10 minutes, alors que celle des cônes est déjà presque totale au bout de 1 minute.

Conditions d'adaptation de la rétine dans nos mesures. — Dans nos expériences, l'œil est préalablement adapté durant une trentaine de minutes à une brillance b (variable entre 6 000 bougies/m? et l'obscurité). Puis l’observateur fixe la source, dont la brillance papillote entre les valeurs B et B + AB ; la mesure ayant duré 1 minute, il se réadapte à la brillance b.

D’après ce que nous venons de dire sur les vitesses d'adaptation respectives des cônes et des bâtonnets, nous pouvons conclure que dans nos mesures les bâtonnets restent approximativement adaptés à la brillance d'adaptation b, alors que les cônes du point utilisé de la rétine ont le temps, durant chaque mesure, de s’adapter à une brillance moyenne entre B et B + AB, soit B + AB/2.

Formulation de la discrimination des brillances adaptée à nos conditions d’adap tation. — La théorie de Hecht suppose l’œil préalablement adapté à la brillance B ; or nous venons de voir que dans nos mesures les cônes sont adaptés à B + AB/2 et les bâtonnets à la brillance de préadaptation b. Nous devons donc modifier en conséquence la mise en équation de Hecht.

Considérons d’abord le cas des cônes. Prenant m — n — 2, les équations (4) et (6) s’écriront dans notre cas :

AB 4 12 K(B —) REC (12) + et a a 3B\ V# K | 5 + — L'équation (7) restant la même, l’équation (8) s’écrira AB DC NBA ka

log Î microlux

0 10 20 pinutes

F1G. 18. — Vitesse d'adaptation des cônes.

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