QUE
Considérons le cas d’une préadaptation à l'obscurité : b — 0. L’équation (19) s’écrira : :
AB œ vhs Fe 2 000 B°
2 AB Même en prenant pour ee une valeur plus petite que celle indiquée par l’équa-
tion (18), à savoir :
AB 7, a il 2 MEL il nb n|°+73) de no nil
soit enfin :
AB c C2 20 = = AVE Tue ) ( B ue e 20 40 Bi
on voit qu'on a toujours dans ce cas :
[ AB \ ( AB ) —— | ere s \ B /bâtonnets B /cônes
ce qui signifie qu'après adaptation à l'obscurité seuls les bâtonnets doiventintervenir (en vision périphérique évidemment), et qu'aucune scission ne doit par con-
k à A À séquent apparaître dans la courbe de variation log B
RE AB (17), les courbes de variation log pi f (log B) doivent donc être, en vision
= Î (log B). De plus, d’après
périphérique et après adaptation à l'obscurité, des droites inclinées à 459 (pour une même échelle d’abscisses et d’ordonnées).
Si on se reporte à la figure 11, on voit qu’effectivement les courbes de variation sont continues et dépourvues de scission, mais que toutefois au lieu d’être des droites inclinées à 459 elles tendent vers une horizontale lorsque B augmente. Les raisons ne manqueraient pas pour l'expliquer : B étant assez grand, les bâtonnets ne restent pas adaptés à l'obscurité même au bout de 1 minute, l'obscurité n’est jamais totale dans la pièce,la distinction radicale que la théorie photochimique suppose entre le comportement des cônes et celui des bâtonnets est sujet à critique et il paraît probable que si dans l'obscurité les bâtonnets prévalent, les cônes n’en contribuent pas moins en partie à la vision. } |
L’équation (17) ne constitue qu'une approximation d'autant meilleure que B est plus petit etil ne faudra pas perdre de vue qu’aux fortes brillances (+)
bâtonnets
est plus grand que la valeur indiquée par (17), soit par suite d’une adaptation eroissante des bâtonnets à la brillance de la source lumineuse, soit par suite d’une intervention des cônes lorsque B augmente. Il n’en reste pas moins exact qu'après adaptation à l'obscurité les bâtonnets prévalent, et qu'aucune scission n'apparait
AB dans les courbes de variation log pr f (log B).
A, Ivanoff 4
pas Peu
Disparition de l'intervention de la dualité du mécanisme de la vision après adaptation à une brillance b (fig. 19 bis). — Dans le cas général d’une préadaptation à une brillance b,on a :
AB b> 1 ( nier ni (& Ÿ 7000
2) . F on (4 5 }:
Les bâtonnets interviendront par conséquent si on a :
BN2000P . WU 40)
soit approximativement :
20 b < B + 0,5, soit enfin, en négligeant 0,5 devant B millilamberts : B>72016:.
On arrive à un résultat au premier abord paradoxal . les bâtonnets n’intervien-
draient qu’à une brillance suffisamment élevée. Ceci est dû au fait que (19) admet AB pour log ( Fr
) — f (log B) une droite inclinée à 450, tandis que d’après (20) bâtonnets
log (+) tend vers une horizontale lorsque B augmente : pour B suffisam- À cones
B\ —— "Étant B Es
donné toutefois ce que nous avons dit ci-dessus à propos du comportement des
A : : é ment grand (+) deviendra forcément inférieur à ( P /bâtonnets
: PA ND bâtonnets aux fortes brillances, il est infiniment probable que ST \ ne , bâtonnets es NA ' | devient pas inférieur à (+) même lorsque B devient grand, et que par / cônes
conséquent, après adaptation à une brillance b, seuls les cônes interviendront. Nous avons vu d’ailleurs qu’on obtient expérimentalement des courbes de variation continues, sans trace de scission.
Signalons qu’on aurait pu dire aussi que la brillance B au-dessous de laquelle interviennent les bâtonnets étant telle que log Bmillilamberts — 2 57 (vu dans l’exposé de la mise en équation de Hecht), soit, 1 At a valant 3,18 bougies/m?, telle que log B Pougies/m? = 107, et nos mesures ne portant que sur log B bougies/m® > 0,5, les bâtonnets ne peuvent intervenir. Mais ce serait là une explication simpliste ne tenant pas compte de la différence entre nos conditions d'adaptation et celles supposées par Hecht, et laissant supposer que pour B plus faible la scission apparaîtrait, tout au moins pour log b bougies/m? inférieur lui aussi à 1,57, ce qui est le cas après adaptation à l’obscurité. Or, nous avons vu ci-dessus que même dans ce cas il n'existe pas de scission, les bâtonnets prévalant
rh
rc RE
‘au contraire après adaptation à l'obscurité, étant donné les conditions d’adaptation dans nos mesures.
Augmentation de la sensibilité différentielle en vision périphérique après adaptation à l’obscurité. — La substitution après adaptation à l’obscurité d’un fonctionnement des bâtonnets à celui des cônes constituerait une explication fort satisfaisante de l'augmentation de la sensibilité différentielle en vision périphérique après adaptation à l'obscurité (augmentation déjà signalée par Kravkov [9]). Il serait en effet difficile de l’attribuer à une adaptation des cônes, ceux-ci étant toujours
AB adaptés à B + —;— quelle que soit leur préadaptation.
La figure 12 montre d’ailleurs que l'augmentation de sensibilité périphérique a une amplitude maximum pour 109 € x; < 200. Or, nous avons vu que pour P « œil histologique étalon » la densité des bâtonnets est maximum pour x — 180.
Remarquons en passant qu’un rapprochement avec nos connaissances sur la constitution de la rétine peut expliquer un autre résultat expérimental. Nous avons vu, pour l'observateur J. L., après adaptation à la lumière (fig. 7), que pour un même log B, log AB/B est indépendant de > pour x > 100. Or nous avons vu par ailleurs qu’au delà de 10° la densité des cônes est constante dans la rétine. Nous avions remarqué aussi (fig. 12) qu'après adaptation à l'obscurité (qui ferait intervenir non plus les cônes mais les bâtonnets) cette constance disparaît, sauf pour les fortes brillances (ainsi que nous l'avons déjà fait remarquer plus baut il est vraisemblable que dans ce cas les cônes interviennent à nouveau).
Signalons enfin que pour l’observateur A. I. la densité des cônes semblerait diminuer encore au delà de + — 100.
C. — INFLUENCE DE LA LOCALISATION RÉTINIENNE. INCLINAISON DES COURBES LoG AB/B — f (10G B) RESPECTIVEMENT EN VISION PÉRIPHÉRIQUE ET EN VISION FOVÉALE. ;
Influence de la localisation rétinienne. — Nous avons vu qu’il découlait de la mise en équation de Hecht qu’une variation de angle de visée > déplaçait simplement les courbes log AB/B — f (log B) parallèlement à l’axe des ordonnées.
Toutefois, étant données nos conditions d'adaptation, on a vu que l'équation de discrimination des cônes s’écrivait non plus
(10) dt eee | SS 2 | (a / IE B k,a? V KB mails :
(5) AB Ô NDS MT
BF a [\ nu KE
loi plus compliquée, n’impliquant plus le parallélisme des courbes log AB/B — f (log B) obtenues pour divers angles.
On sait qu’à mesure qu’on s’éloigne du centre de la rétine AB/B augmente
(a, concentration de substance photosensible, est vraisemblablement plus grand au centre, là où la densité des cônes est la plus forte ; € varie peut-être aussi). Mais par suite de la présence au second membre du terme en AB/B, on voit que AB/B augmentera avec « d'autant plus qu’il sera lui-même grand, c’est-à-dire d'autant plus que B sera petit. C’est bien ce que l’on voit sur nos courbes : elles sont d’autant plus éloignées les unes des autres que B est petit. :
Cônes de la fovéa et cônes de la périphérie. — Nous avons observé sur la figure 7 que pour + > 50° la courbe représentative est approximativement 2 fois plus ‘ inclinée que pour x < 9°.
Il est tentant de faire un rapprochement avec les deux équations de discrimination des cônes établies par Hecht [équations (10) et (11)], la seconde étant d’ailleurs rejetée à juste titre par cet auteur :
AB Cie 1 \2 " Bet)
AB b, il 11 Er = LE —— | (a B k,a T7)
uivant la première équation, log A B/B varie, pour B petit, comme log
KB
(droite inclinée à 450, pour une même échelle d’abscisses et d’ordonnées). Suivant A | 1
la seconde, log — varie, pour B petit, comme log ———, c’est-à-dire comme
V KB x
log (droite 2 fois moins inclinée).
Une telle explication ne peut toutefois convenir, l'équation (11) devant être rejetée pour les raisons que l’on a vues. De plus, cela signifierait que le critérium de diserimination des brillances valable pour les cônes de la périphérie ne le serait plus pour ceux de la fovéa, ce qui est peu compréhensible. Nous allons voir néanmoins que la formulation de Byram peut fournir une explication faisant intervenir les équations (10) et (11), et assez satisfaisante.
Mise en équation de la discrimination des brillances d’après J. M. Byram [1]. — Nous avons vu à la fin du chapitre I la formulation que Byram donne de la théorie photochimique. Lorsqu'il l'applique au problème de diserimination des brillances, il fait intervenir ce que nous avions appelé deuxième réaction, celle qui produit’ par l’énergie dégagée, l’impulsion nerveuse. Nous avons vu que la vitesse de production de cette énergie était, selon Byram :
(24) ue
— | = ch B(a— xjm.
| dt B Gil 3( )