‹ Sur la discrimination de l’intensité d’une source ponctuelleChapitre 29 sur 31 · GI6S · texte numérisé non relu

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La figure 22 traduit la même expérience après adaptation en lumière rouge (de brillance grossièrement égale à 0,6 bougies/m?). Cette couleur n’affectant pas les bâtonnets, nous avons fait cet essai afin de tenter de préciser les parts respectives des cônes et des bâtonnets de la périphérie dans l'effet d'influence de celle-ci sur la fovéa. On voit que le phénomène est très sensiblement le même après adaptation en lumière rouge qu'après adaptation en lumière blanche : le moins que l’on puisse dire, c’est que le rôle des cônes est primordial.

Quoi qu’il en soit, le phénomène est assez lent, et semble lié aux phénomènes

photochimiques.

La théorie photochimique du mécanisme dela vision, telle qu’elle est formulée par Hecht, ne peut toutefois fournir d'explication. Nous avons montré plus haut qu’elle conduisait à une croissance de AB/B proportionnelle à f?, et il est difficile de concevoir pourquoi après adaptation à la lumière cette croissance devient moins rapide.

Voyons si la formulation de Byram peut apporter des éclaircissements. Son application à la fréquence critique de fusion est de toute façon intéressante à étudier, étant donné que les formulations de Hecht et de Byram fournissent des expressions différentes pour la vitesse de la deuxième réaction du mécanisme de la vision ; or l'équation posée par Hecht mène à un résultat s’accordant avec les résultats expérimentaux concernant la fréquence critique de fusion ; il faut donc voir si la formulation de Byram, plus explicite mais différente, peut expliquer ces mêmes résultats.

Mise en équation d: la fréquence critique de fusion inspirée de la formulation de

Byram. — Considérons la vitesse de production d’énergie excitatrice : dE tk Dave dt 1 ( ) Durant une période At obscure la quantité d’énergie produite sera : (AE), = 0

et durant une période éclairée la quantité d’énergie produite sera : (AE )p = ck,B (a — x)" At,

Nous allons montrer qu’en admettant que le papillotement est juste perceptible lorsqu'on a la relation :

HAË)e — (AE)o] ât = [(AE)p] AË— ci À VI (RE), HUE) pat

(analogue au critérium de diserimination des brillances introduit par Byram), on peut retrouver entre autres le résultat de Hecht.

1 az Remplaçant àt par 2j on peut écrire :

ch, B (a—xm ec /c8 (a — xp" 4 f? 4 f2 s

Remplaçant (a — x)" par sa valeur tirée de l'équation d’état stationnaire (27), on

obtient :

ck?xn / chan a ! Eure 2 fe NAN one SOL :

1 2600 il (37) a 2 Co Gps

Si on se limite au premier terme et si on fait n — 2, on trouve comme Hecht (f proportionnel à x).

An à

et ( ARIU Nous avons vu que pour m = n — 2, l'équation (27) donne :

Remplaçant dans l'équation (37), on a finalement :

1 2 Ci Vo 2 cs voi ;

SR A ER à NE CR PA EI

1e cha? | ü Ven b V# [ " VKB.

su

Si on se limite au premier terme, on retrouve l’équation (32) de Hecht. Rappelons que ceci ne se produit que parce que n — 2. Quoi qu’il en soit, nous voyons que la formulation et le genre de critérium de Byram peuvent expliquer les résultats expérimentaux aussi bien que la formulation et le critérium de Hecht.

Mise en équation de la discrimination des brillances par la méthode du papillotement à fréquence élevée, inspirée de la formulation de Byram.— Pour une brillance B on a:

(AË)8 = ck,B (a — x)" At et pour une brillance B + AB :

(AËE)B+a8 = ck, (B +A B) (a — x)" At.

D'une façon analogue au critérium de fréquence critique de fusion inspiré de la

formulation de Byram, nous prendrons pour critérium de discrimination des brillances à fréquence élevée :

(38) [(AE)B+aAB—(E)2 jAt = ck,AB(a—x) at=ci+c! VI(AE)8+(AE)8+a8 lAË.

Si on compare l’équation (38) à l'équation (23), on voit que tout se passe comme si à fréquence élevée il fallait remplacer

Ce et c a ——, nr At

cé

C ar pet à At?

Pour obtenir l’équation relative au papillotement à fréquence élevée, il suffira donc de remplacer c, par 4 cf? et c, par 2 c'f dans les équations (24) et (25). On obtient donc finalement :

AB RBE kc!f2 1 D'UTEA C9) 1 Je 1 AB r Cko x” zx cho 1°/2 2 B 103 et AB B APAÈTE 1 De) 1 pb NE V A(B+ 4B/2). NE VA(B+AB/2 2 ga a

A. Ivanoff 5

D En

Le premier terme nous fait retrouver l'équation (35) déduite de la formulation de Hecht (en faisant c — k,), tandis que le second terme nous apporte la possibilité d’une croissance de AB/B approximativement proportionnelle non pas à f?, mais à f.

Si on se limite au premier terme, la fréquence n’interviendrait pas tant qu’elle reste inférieure à la « fréquence de transition » :

au delà, AB/B croitrait comme f2.

Si au contraire on se limite au second terme, la fréquence n’interviendrait pas tant qu ’elle reste inférieure à la « fréquence de transition »

au delà, AB/B croîtrait comme f.

Hypothèses sur la nature des modifications d'ordre photochimique entraînant une diminution de la sensibilité fovéale après adaptation: à l'obscurité. — D’après ce que nous venons de voir, les résultats expérimentaux seraient expliqués si on suppose qu'après adaptation à l'obscurité c’est le premier terme de l’équation (40) qui prévaut, tandis qu'après adaptation à la lumière le second terme intervient, au moins en partie. Moyennant cette hypothèse, AB/B croîtra moins vite que f? après adaptation à la lumière, et la fréquence de transition après adaptation à la lumière :

(ft) lumière De Me c

sera plus grande que la fréquence de transition après adaptation à l'obscurité :

(ft)ob curité 7 ! Ÿ É S "ite FE TA PE 2 2 . . ol . Co Ci X (en supposant, ainsi que c’est vraisemblable, = — — |, C: En)

Un tel état de choses pourrait être dû à une variation des « constantes » c., Co, ci, C, suivant l’état d'adaptation. Ces « constantes » varieraient d’ailleurs aussi probablement avec la localisation rétinienne et la couleur de la source lumineuse. Mais il y a probablement par surcroît des modifications d'ordre photochimique, sur lesquelles on ne peut pour l’instant qu'émettre des hypothèses. Si on considère l'équation (39), on remarque que le second terme intervient d'autant plus que æ est grand. On pourrait done supposer que x est plus grand après adaptation à la lumière qu'après adaptation à l’obscurité, mais pour une raison différente de celle que Hecht a fournie à propos des résultats de Lythgoe et Tansley. On pourrait par exemple, invoquer des phénomènes de diffusion des produits de dégénéres -

LT

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