‹ Sur la discrimination de l’intensité d’une source ponctuelleChapitre 8 sur 31 · FRÈRE · texte numérisé non relu

FRÈRE

Di

. Calculons maintenant le flux entrant dans l'œil par unité d’angle solide et envoyé par la source-étalon. Soit B la brillance de la plage de comparaison ; soit E l’éclairement du diaphragme de l’oculaire sous l’effet de cette lampe-étalon. Le flux total entrant dans l’œil sera donc ES". Siw est l’angle solide sous lequel apparaît la source-étalon au centre du diaphragme de l’oculaire, le flux entrant par

unité d’angle solide est PE . Or, il est facile de démontrer (?) que la brillance est (a)

l'éclairement produit par l’unité d’angle solide de la source : B — . Le flux entrant dans l’œil par unité d’angle solide, envoyé par la source-étalon, est donc finalement : :

(2) Re BS".

S En égalant (1) et (2) on a : 7 Re BS’, d’où finalement :

1 =SBS

I] suffit donc de mesurer S, image du diaphragme de l’oculaire à travers le brillancemètre, et de lire la valeur de B sur le tambour. Le nit étant égal à 1 bougie par mètre carré, on aura :

I bougies — B nits X $ mètres carrés.

On fait l'opération pour une valeur de V (la lampe L’ étant éteinte) et pour une valeur de V’ (la lampe L étant éteinte). En la recommençant pour la même valeur de V, mais en interposant divers verres dépolis devant la lampe L, on peut étalonner ces verres dépolis.

20) Etalonnage en valeur relative de l’intensité de chacune des deux lampes L et L' en fonction de la tension à ses bornes. On sort à cet effet la lampe étudiée du coffret et étudie en valeur relative son intensité en fonction de la tension à ses bornes à l’aide d’un photomètre ordinaire ou d’un brillancemètre Jobin-Yvon muni de son écran diffusant.

Possibilité de réaliser des sources non ponctuelles. — En augmentant le diamètre du diaphragme O, on pourra faire varier le diamètre angulaire de la source. On est toutefois limité par la plus petite dimension de la surface d’intersection par la paroi du coffret du faisceau lumineux provenant de la lampe L', émergeant de la lentille et passant par un creux du disque à secteurs. Il faut, en effet, que ce faisceau recouvre entièrement la plage de mesure.

Signalons à ce sujet qu’afin d'augmenter A] pour une même valeur de V' on peut être tenté, dans le cas d’une source ponctuelle, de concentrer au maximum ce faisceau, et de former en O l’image du filament de la lampe L/. Le résultat cherché

(2) Voir par exemple Ch. Fabry [3], p. 25.

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est atteint, mais l'intensité AZ devient très instable : la moindre trépidation déplace légèrement l’image du filament, ce qui entraine une diminution notable de AI.

Etalonnage des brillances B et AB en fonction des tensions V et V'. — Si la source

n’est plus ponctuelle, il faut parler non plus d’intensités Z et AJ, mais de brillances B et 4B.

ra E Fe E ‘a re 2 2 o o ;, D 2 ES L=p] [e21 à Le) 3 3 2 & 1 S 0 6

30 40 510) 60 70 80 90 100 Ho V volts F1G. 6. — Courbes d'étalonnage de l'intensité Z de la source ponctuelle (en poin- Lillé) et de la brillance B du verre dépoli disposé contre elle (en trait plein). — La

courbe d’étalonnage de 7 en trait discontinu est déduite de la courbe d'étalonnage de B par la relation log 7 bougies — log B bougies/m? — 6,02.

Pour tracer les courbes de variation de ces brillances B et AB en fonction des tensions V et V’, ilsuffit de viser avec le brillancemètre Jobin-Y von la plage lumineuse (à laquelle on donnera à cet effet le diamètre maximum) et de lire directement en nits la brillance correspondant à V ou à V’. En interposant divers verres dépolis devant la lampe L, on peut étalonner ces verres dépolis.

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