SÉANCE DU 9 AVRIL
don. Comme ces plantes n ont pas le pouvoir de réduire l’acide carbonique de l’air pour former cet hydrate de carbone, le développement de l’amidon doit être rapporté ici (comme dans l'albumen), surtout dans le Coprin, où le contenu figuré est uniquement albuminoïde, à un dédoublement de la matière albuminoïde des leucites, ainsi que le montre d ailleurs le mode de développement.
Cette idée sur l’origine physiologique de l'amidon de germination, dont j’ai parlé aussi dans une précédente communication, a déjà été exprimée, il y a quelques années, notamment par M. Godlrin, dans une note publiée dans le Bulletin des sciences de Nancy.
M. Van Tieghem croit devoir attirer l’attention de la Société sur l’intérêt que présente la communication de M. Belzung, car c’est la première fois qu’une formation régulière d’amidon est signalée chez les Champignons. M. Van Tieghem avait entrevu autrefois quelque chose d’analogue dans les jeunes périthèces d'Ascobolus encore sphériques; il avait distingué dans les cellules basilaires du périlhèce de très petits granules bleuissant par l’iode. Quant au doute exprimé par M. Belzung relativement aux noyaux des sciérotes, il ne doit plus subsister; M. Rosenvinge vient de publier, dans le troisième volume des A nnales des sciences naturelles , un mémoire intéressant sur les noyaux des Champignons. Il a constaté la présence de un à trois noyaux dans les cellules des scléroles de Coprins.
L’hypothèse du dédoublement des matières albuminoïdes a déjà été formulée. M. Gérard se rappelle avoir rencontré cette opinion daus un mémoire allemand. Non seulement on expliquerait ainsi la formation de l’amidon, mais aussi de la paroi; le phénomène inverse expliquerait la formation du proloplasma par la combinaison d’hydrocarbures avee des matières azotées, comme la tyrosine, etc. * *
M. Cornu rappelle que, dans les Hypoxylécs, les Pezizées, etc., on observe fréquemment au-dessus de lathèque un poinlqui bleuit par l’iode. C’est ce qu’on appelle le point amyloïde.
M. A an Iieghem rappelle que M. de Seynes a montré nettement que ce point se rattachait à la membrane. M. Crié s’est mépris sur celte question, quand il a cru découvrir ainsi l’existence d’amidon dans les Champignons. Les phénomènes signalés par M. Belzung sont donc absolument nouveaux.
MOROT. — RÉPONSE A LA NOTE DE M. P’AUBAVMONT. 203
M. île Seynes fait observer que souvent ce n’est pas seulement un point de la membrane qui bleuit, mais une région entière.
M. Van Tieghem dit que le point amylacé est souvent rejeté en dehors de l’asque, comme un bouchon ; à cet état, un examen superficiel peut le faire confondre avec un grain d’amidon.
M. Morotfait la communication suivante :