‹ Sur La Formation De Dérivés DiphényliquesChapitre 10 sur 16 · COLE CH · texte numérisé non relu

COLE CH

Pour préparer ce dérivé hydrazoïque on dissout l’orthotolylazoparacrésétol dans un peu d'alcool bouillant et y ajoute de l’ammoniaque concentrée en quantité telle que le trouble formé se redissout à chaud. On fait passer alors à tiède un courant d'hydrogène sulfuré à travers le liquide Jusqu'à ce que ce dernier prenne une coloration jaune-claire.

Par refroidissement le dérivé hydrazoïque se sépare alors sous forme de lamelles presque incolores, qui, recristallisées de l'alcool ordinaire, forment de fines aiguilles blanches, fusibles à 138° et relativement stables à l’état sec. Elles sont insolubles dans l’eau, difficilement solubles dans l'alcool ordinaire, solubles dans l’alcool bouillant.

Sa combustion à donné les résultats suivants :

0,2376 gr. de substance ont fourni 0,6551 gr. d'acide carbonique et 0,1703 or. d’eau.

s ; Théorie Expérience CURRENT ER Re LA 75,19 °%, EL NS RER 'éle 7,96 0, SN ONE ae 10,94 04, ET

Base diphénylique obtenue par transposition de lorthotolylehydrazoparacrésol OCH,

NH, NES (BAD.

CTI, CH,

La transposition du dérivé hydrazoïque a été effectuée au moyen de l’acide sulfurique dilué et bouillant. Le dérivé hydrazoïque s’y dissout avec une coloration violacée et en même temps un peu d’'azo, formé par oxydation du dérivé hydrazoïque, se sépare sous forme d'huile. Après avoir introduit tout le dérivé hydrazoïque on continue encore un peu l’ébullition et filtre ensuite. Par refroidissement du liquide le sulfate de la base se sépare alors sous forme d’un précipité orisâtre. Les eaux-mères contiennent encore une certaine quantité de sulfate de la base; on ne peut cependant pas les concentrer par évaporation sans risquer une décomposition. Il est préférable de précipiter la base libre par la soude caustique, d'extraire à l’éther, de sécher la solution éthérée par la potasse caustique solide et d’en précipiter la base di-

Bi pet

phénylique sous forme de son chlorhydrate par l'acide chlorhydrique see. On purifie le chlorhydrate en le dissolvant à chaud dans aussi peu d’eau que possible et en le reprécipitant ensuite par l'acide chlorhydrique gazeux. En mettant de nouveau la base en liberté et recristallisant cette dernière de l'alcool dilué, on l’obtient sous forme de fines aiguilles blanches, fusibles à 73°.

Cette même base s’obtient aussi, et non l’éther de l’amidocrésol à côté d’orthotoluidine, en traitant l’orthotolylazoparacrésétol au bain-marie par la poudre de zinc et l'acide acétique.

La réduction et transposition simultanées peuvent aussi se faire au moyen de l’acide sulfureux sous pression ; on obtient ainsi un rendement de 70 °/, du poids de l’éther employé en base transposée.

Le meilleur rendement, 90°/,, en poids de l’éther employé, s'obtient en travaillant d’après la méthode de M. Schultz, c’est-à-dire en traitant l’éther en solution alcoolique par le chlorure stanneux fortement acide.

La combustion a fourni les résultats suivants :

1° 0,1862 gr. de base ont donné 0,5106 gr. d’acide carbonique et 0,1324 gr. d’eau ;

2° 0,1928 gr. de base ont donné 19 cm° d'azote à la température de 19° et sous la pression barométrique de 743"/»,

Calculé pour Trouvé C,HN,0 I Il CERN RS TE = SR 7,81 °, 7,90 2, = IN RÉ ARE à 10,93 04, = 11,07 24,

La base est presque insoluble dans l’eau, facilement soluble dans l’alcool, l’éther, le chloroforme.

Le chlorhydrate est facilement soluble, le sulfate peu soluble dans l’eau froide, plus facilement dans l’eau bouillante,

ÿ — Al —

Paratolylazoparacrésétol

OCH,; Porto CH,

Comme point de départ on prend le paratolylazoparacrésol, qui s'obtient d’après les indications de MM. Nœlting et Kohn‘ en faisant réagir une molécule de paratoluidine diazotée sur une molécule de paracrésol en solution alcaline. Il se précipite sous forme d’une poudre volumineuse rougebrique. Recristallisé de l'alcool, il forme de beaux cristaux rouges, du toluol il cristallise en aiguilles brunes. Il est insoluble dans l’eau, difficilement soluble à froid dans l'alcool, la ligroïne et les alcalis, facilement soluble dans l'alcool et les alcalis à chaud, l’éther et la ligroïne. Il fond à 110-111°. Chauffé avec l’éthylate de sodium et le bromure d’éthyle, il s'éthérifie en paratolylazoparacrésétol.

Ce dernier, recristallisé de l’alcool, forme de magnifiques cristaux orangés, peu solubles dans l'alcool froid, facilement à chaud, ainsi que dans la benzine et l’éther. Il fond à 171°.

L'analyse élémentaire à fourni les résultats suivants :

1° 0,1636 gr. de substance ont donné 0,4513 gr. d'acide carbonique et 0,0993 gr. d’eau ;

2° 0,1394 gr. de substance ont donné 14,4 cm° d'azote à la température de 19° et sous la pression barométrique de

Calculé pour Trouvé C,H,N,0: I Il RER 15,59%, 15,28%, Le ‘1 R RNOL SES 7,09 RÉ ee Norme us: 11,02 0, An

1 Berichte der deutschen chemischen Gesellschaft, XVII, 354,

L'ASEeS

Paratolylehydrazoparacrésétol

OC, H

ar CS LD

CH

S’obtient en réduisant le dérivé précédent en solution alcoolique ammoniacale par l'hydrogène sulfuré.

Il forme de petites aiguilles blanches, assez stables, surtout à l’état sec, et fusibles à 153°. Elles sont insolubles dans l’eau, assez solubles dans l'alcool et la benzine.

La réduction peut aussi se faire, comme pour tous ces dé-

rivés hydrazoïques, en solution alcoolique au moyen de la poudre de zinc en présence d’alcali.

Un dosage d’azote de ce corps a donné les résultats suivants :

0,2167 gr. de substance ont fourni 22,1 em° d'azote à la température de 22° et sous la pression barométrique de HAE

Théorie Expérience

IN en Are ei OUR 10,94 of, 11,14

La transposition de ce dérivé va relativement bien. On traite la solution alcoolique bouillante de ce dérivé hydrazoïque par l’acide chlorhydrique. Le liquide se colore immédiatement en brun foncé et par refroidissement il se sépare, le chlorhydrate sous forme de masse cristalline, qui fut filtrée, dissoute dans peu d’eau et reprécipitée par l'acide chlorhydrique gazeux. Le chlorhydrate forme de petites aiguilles blanches, facilement solubles dans l’eau.

Æther monométhylique de l’azoparacrésol OCH;

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