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l’azobenzol lui-même, certains autres dérivés, bien qu'ayant aussi ces deux positions libres, font exception à la règle. Aïnsi les dérivés azoïques, dans lesquels un hydrogène est substitué par un hydroxyle ne se laissent pas réduire et transposer, mais se scindent immédiatement en amine et amidophénol. La transposition a cependant de nouveau lieu si l’on remplace préalablement l'hydrogène de l’hydroxyle par un radical alcoolique tel que le méthyle ou l’éthyle. C’est ce que nous allons voir dans la suite en étudiant les différentes éthers oxyazoïques.

Phényle- et tolyle-azophénols et crésols

Ethers oxyazoïques et leur transposition

A. Ethers des dérivés oxyazoïques oblenus par l'action des dérivés diazoïques sur le phénol

L’oxyazobenzol traité par le sulfhydrate donne directement de l’aniline et du paramidophénol sans que l’on puisse arriver à isoler un dérivé hydrazoïque. [1 se scinde de même quand on essaye de le transposer, d’après la méthode de M. Schultz, en dérivé diphénylique.

La réduction en dérivé hydrazoïque et sa transposition s'effectuent cependant assez bien quand on remplace dans l’oxyazobenzol l’hydrogènedel’hydroxyle parunradicalalcoolique tel que le méthyle ou l’éthyle. On obtient ainsi, soit en traitant l’éther de l’oxyazobenzol d’après la méthode de M. Schultz par le chlorure stanneux', soit en traitant le dérivé hydrazoïque par l'acide, une base diphénylique de constitution probablement analogue à celle de la diphényline. La transposition se fait le mieux en solution alcoolique par l'acide chlorhydrique dilué. En employant de l'acide chlorhydrique assez concentré, comme pour la transposition de l’'hydrazobenzol, il se forme, à côté, des masses de soudrons et de colorants bleuâtres, dont on ne parvient qu'avec peine

* Boux, Inauguraldissertation. Zürich 1883.

à séparer la base transposée. L’homologue supérieur de l’'oxyazobenzol, l’

Orthotolyleazophénol

se comporte absolument de même. Il se prépare d’après le procédé usuel en faisant réagir une molécule d’orthotoluidine diazotée sur une molécule de phénol en solution légèrement alcaline. On laisse reposer quelque temps le liquide alcalin, on filtre pour séparer le dérivé disazoïque qui se forme toujours à côté en quantité plus ou moins grande et précipite l’orthotolyleazophénol par l’acide. La séparation complète de ce dernier n’est pas immédiate et il est recommandable de ne filtrer qu’au bout de quelques heures au moins. Au bout de ce temps le dérivé oxyazoïque, qui s'était séparé en partie en flocons, en partie à l’état finement divisé, se sera pris en cristaux ne traversant plus le filtre en calicot. L’orthotolylazophénol ne cristallise pas bien de l'alcool dont il se sépare sous forme de gouttelettes huileuses. On le recristallise le mieux d’un mélange de benzine et de ligroïne, d’où il cristallise en grandes tables pointues rouges foncées ou, si la solution est diluée et contient beaucoup de ligroïne, en paillettes orangées.

L’orthotolylazophénol fond à 102°-103°. T1 est très facilement soluble dans l’alcool, l’éther, la benzine et les alcalis, peu soluble dans l’eau et la ligroïne.

CCD

CH; s’est trouvé confirmée par l’analyse élémentaire : .1°°0,2419 or. de substance ont fourni 0,6498 gr. d'acide carbonique et 0,1265 gr. d’eau ; 2° 0,3027 gr. de substance ont fourni 35 em° d'azote sous

Sa formule

la pression barométrique de 744"/" et à la température de 19C Soit:

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A côté de l’orthotolylazophénol il se forme toujours, suivant les conditions, en quantité plus ou moins grande, de l

Orthotolyledisazophénol

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