‹ Sur la formation de l'amidon dans les organes souterrains de quelques espèces herbacéesChapitre 3 sur 4 · SLR LA FORMATION DE L’AMIDON · texte numérisé non relu

SLR LA FORMATION DE L’AMIDON

Ce n’est pas seulement dans de très jeunes tubercules de Pommes de terre qu’on peut observer la suite des phénomènes ainsi décrits par M. Guillermond. J’ai pu en reconnaître et en distinguer les différentes phases, par l’emploi des procédés ordinaires de coloration (iodo-iodure de potassium) dans les cellules de la région périphérique des tubercules adultes euxmêmes.

Mais j’ai constaté de plus que, dans la région ainsi considérée, tout au moins, la seule dont j’aie eu lieu de m’occuper, les choses ne se passent pas toujours de la même façon.

Indépendamment du mode de formation excentrique qu’il m’a été donné d’y reconnaître, comme il vient d’être dit, j’ai vu bien souvent la réaction amylacée se manifester au début, soit à la périphérie du plastide avec progression centripète, soit tout à la fois à la périphérie et au centre de l’organite, avec double progression, centripète et centrifuge tout à la fois.

De là deux modes nouveaux de formation : formation périphérique ou centro-périphérique .

Enfin il peut se faire que l’évolution amylacée se produise dès le début, dans la petite masse tout entière du plastide, par une sorte d’abréviation des phénomènes. La formation amylacée peut être qualifiée en pareil cas de totale ou intégrale.

Je n’oserais cependant prendre sur ce point des conclusions fermes.

Il pourrait se faire que les procédés d’une technique plus perfectionnée nous amenassent à reconnaître que ce que j’appelle formation intégrale soit le résultat d’une simple illusion, la phase de réduction du plastide par l’un des modes périphérique ou centro-périphérique, étant tellement rapide

qu'elle aurait échappé à mes observations.

Les leucoplastes localisés dans la gaine endodermique du cylindre central chez le tubercule du Stachys tubenfera nous offrent un autre exemple, d'après Chodat 1 , du mode de formation que je qualifie d’excentrique.

Elle est au contraire périphérique dans la racine du Léleri, le tubercule du Bégonia tubéreux, et le rhizome de 1 Iris ; péri-

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