‹ Sur la formation de l'hydrogène sulfuré dans l'organisme à la suite de l'ingestion de quelques médicamentsChapitre 10 sur 19 · TON · texte numérisé non relu

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naissance. Le gluten de riz ne fermenterait pas à la température ordinaire.

Comme, dans les expériences précédentes, nous avons opéré par comparaison et que le vase ne contenant pas de soufre ne dégageait pas d'hydrogène sulfuré, on peut déjà conclure que le soufre ajouté s’est combiné avec de l'hydrogène ou de l’ammoniaque fournis par une des substances du mélange.

La transformation de la glucose, de la saccharose, etc., en autres produits tels que acide lactique, acide butyrique, ne s’opère que sous l'influence de ferments spéciaux qui ont besoin de matières azotées pour se développer.

Une solution de glucose additionnée de matière protéique légèrement pourrie et de craie pulvérisée produit d’abord, sous l’influence du ferment lactique, de l’acide lactique qui se combine au carbonate de calcium ; puis le lactate de calcium, sous l’influence du vibrion butyrique, se transforme en butyrate de calcium avec dégagement d'hydrogène.

Les formules suivantes traduisent ces deux phénomènes :

cs H'? 0! — 9 (C* H° OS)

Glucose. Acide lactique.

2 (C° H° 0°) — CH O0 +2C0+4H Acide lactique. Acide Acide

butyrique. carbonique.

D'après Fitz, la dextrine et l'empois d'amidon ne fermentent qu'après leur saccharification sous l'influence des diastases fournis par les microbes.

Les bacilles æéhylicus et amylobacter transforment facilement, à 40°, l’empois d’amidon en acide butyrique avec dégagement d'hydrogène.

Ces rapides explications nous montrent que les phénomènes qui se passent dans nos mélanges sont complexes.

Afin d'élucider le point que nous nous sommes proposé

ne)

soc

d'étudier, nous avons fait de nouveaux essais et des dosages.

Huit gram. de gluten sec ont été finement pulvérisés, puis divisés en deux parts. Chacune d'elles a été mise en digestion dans 50 centim. cubes d’eau, avec un peu de carbonate de calcium.

L'un des mélanges a été additionné d’un peu de soufre. La température ayant été maintenue à 40°, ce n'est que le cinquième jour qu'il s’est développé un peu d’odeur d’acide sulfhydrique dans le vase contenant du soufre. Le lendemain et les jours suivants, un papier plombique exposé près de la surface ne prend qu’une légère teinte brune. Le liquide est un peu acide, malgré la présence de la craie. L'autre mélange ne dégage pas d’hydrogène sulfuré pendant ce temps.

Cette expérience prouve que le gluten en contact avec le soufre dégage un peu d'acide sulfhydrique, et que, malgré son peu d'importance, cette production ne doit pas être négligée.

Pour tâcher de résoudre la question, nous avons déterminé le poids du soufre qui se transformait en composé sulfuré, gazeux ou volatil.

Après plusieurs essais, nous avons fait choix de la méthode consistant à précipiter le soufre de ces produits sulfurés formés à l’état de sulfure d’argent dans une solution ammoniacale d’azotate d'argent. L’ammoniaque sert à rendre plus facile l'absorption des produits sulfurés par la solution argentique.

Les équations des réactions sont :

2 (Az Oÿ, Ag) + HS — 2 (Az 0°, H) + Ag S.

Azotate d'argent. Hydrogène Acide Sulfure sulfuré. azotique. d'argent.

2 (AzO®, Ag) + Az H°,HS — Az O5, Az H4 + Az O5, H + Ag°S. Sulfhydrate Azotate Acide d'ammonium. d’ammonium. azotique.

Le sulfure d’argent formé peut être lavé et séché l'air sans inconvénient: il ne s’oxyde pas.On le recueille sur un filtre pesé

Lo

d'avance après, dessiccation et on repèse le filtre et le précipité, parfaitement desséchés à 100°. On déduit le poids du soufre du sulfure d'argent par la formule Ag*S >< 0, 129 —S$.

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