‹ Sur la formation explicite des équations différentielles du premier ordreChapitre 42 sur 43 · Supposons que l'équation dilTérentielle · texte numérisé non relu

Supposons que l'équation dilTérentielle

Ly'* — 2 M j 4- N = o

possède un multiplicateur algébrique à un nombre quelconque de branches, et soient M^ et Mj deux quelconques d'entre elles.

Si le quotient ^ n'est pas une constante absolue, Yintégrale générale acquiert un nombre fini de valeurs autour des points critiques mobiles. C'est un cas déjà étudié précédemment.

Sinon, le quotient ^ est une constante absolue et, par suite, une racine entière de Y unité. Le multiplicateur algébrique est donc de la forme

où P est rationnel en j^', y el n un nombre entier positif. Bornons-nous ici au cas de /i= i.

Posons

\>>JV\

où B et D sont de degré S en j^, R de degré 2/? 4- 2 et A de degré -h /? H- i •

Ç)'-*' A. CAIIEN

Ecrivons que Xq-i^ périodes de Tinlégrale

A-hBv/K ^

av

$oDl des constantes.

Comme il y a 20 -h i périodes polaires distinctes et 2/> périodes cycliques y nous obtenons 2/? -f- 204-1 relations transcendantes (T), résolues par rapport à des constantes arbitraires.

D'autre part, si l'on désigne par M(j^, x) la fonction Ae y et de x^ telle que

/ j^r- dy ^M{yjx)dx\

soit une intégrale de différentielle totale exa:te, l'expression

est algébrique^ puisqu'elle n'a plus de périodes.

M est donc déterminé en fonction algébrique des coefficienls ^{x)^ ^(•^)' jjl(j:), ... de a, B, R, D, ces coefficients étant liés par les relations transcendantes (ï).

On voit immédiatement que les S -|-/? quantités

^py Pi> P2> • • • 9 p8

sont des constantes, et que, de plus, tOi, Wo, ...,^03 désignant de nouvelles co/i stantes, on a

[X, =Wiv/R(^i), fx, = 0)2 v/B(?7), ..., [i.i—^i\Jl\{gi), La quantité M étant de la forme

7^ HA{x),

A(jr) étant une fonction arbitraire de a*, l'intégrale générale s'écrit

FORMATION EXPLICITE DES ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES DE PREMIER ORDRE, ETC. ()3

a, ^ clanl de degrés o -h/? -|- 3 el o -f- a: et ré(|ualion diflereiilielle correspondante est

( A H- B y/R ) 7' 4- a 4- (3 v^R -h >. I) v^îl — o ou

(A/ 4- a)* - R( Bj' 4- ? -h >.!))* = o.

Le degré

^, in2(î-f-2/;-i-6

de cetle équation s^abaissera, si les deux polynômes en y

A»-B«R el a« — 0-^XI))-R

ont des facteurs communs : ces facteurs communs, annulant, en général, les coeflicients de dy et dx dans la différentielle totale (4), sont intégrales remarquables. On aura, en définitive, la formule

en désignant par a^ le degré de multiplicité de la racine y^ de A-^ — B^R, dans

l'égalité

Cette formule (a) permet inversement de former explicitement les équations de degré q donné disani un multiplicateur rationnel eny, \/R et de degré S eny.

Vu et permis d'imprimer :

Paris, le i3 mai 1899, Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris,

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