‹ Sur la fréquence de l'évolution maligne des kystes de l'ovaireChapitre 6 sur 28 · MODE D'ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

MODE D'ÉVOLUTION

L'évolution des kystes de l'ovaire peut se résumer dans les trois catégories suivantes :

1° La tumeur peut rétrograder, fait très rare.

Dans ce cas, le nombre des loges diminue, le liquide se résorbe, le kyste s’affaisse ou peut s’incruster de sels calcaires, ou encore subir la dégénérescence graisseuse, mais ne disparaît jamais complètement.

2° La terminaison fatale peut survenir par le fait d'accidents survenant à la suite de l'augmentation du kyste, (phénomènes de compression, rupture, torsion du pédicule suivie d’hémorrhagie-intra kystique), ou l'infection de Ia tumeur (inflammation, suppuration).

3° Enfin le kyste peut dégénérer et emprunter à cette dégénérescence ses caractères malins.

Cette dégénérescence peut s’effectuer sous diverses formes.

a. — Forme végétante papillaire.

b. — Forme épithéliomateuse (1)

c. — Forme carcinomateuse.

1. Nous entendons par dégénérescence épithéliomateuse, le processus par lequel les cysto-épithéliomes abandonnent la forme

kystique pour se rapprocher de plus en plus de l’épithélioma vrai.

Lol

Le caractère malin des deux dernières formes n’est pas à discuter ; quant à celui de la forme végétante papillaire, il est généralement admis et nous ne pouvons

mieux faire, à ce propos, que de citer la phrase de Quénu :

« L’existence des végétations dans un kyste a cette importance, qu’elle indique nettement une grande exubérance dans le travail morbide. »

Et ces diverses formes sont alors susceptibles de généralisations ou de métastases.

Debray è

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