PENDANT L'INTERVENTION
De nombreuses végétations papillaires sur la surface
externe du kyste, parfois greflées aussi sur le péritoine,
TT une substance gélatineuse remplissant la cavité péritonéale et rappelant l’aspect du frai de grenouille sont les premiers signes de malignité qui peuvent se présenter au chirurgien immédiatement après l’incision de la paroi.
Nous verrons un peu plus loin la structure de ces diverses formations.
Nous ne parlons pas du liquide ascitique qui peut s’échapper au moment de l’ouverture de la cavité péritonéale, le chirurgien l'ayant diagnostiqué avant lintervention.
Voilà aussi ce qui peut se produire au moment de la ponction. On se trouve en présence d’un kyste assez volumineux, on enfonce le trocart, le vide est fait, et c’est à peine si la canule donne issue à quelques gouttes de liquide. On recomménce à côté, le résultat est encore le même.
Le kyste ne contient que peu de liquide, lélément solide, proliférant, l’a presque complètement envahi. La tumeur s'éloigne de la forme kystique et par cela même se rapproche de l’épithélioma vrai.
Enfin un dernier point sur lequel on n’a pas encore insisté, c’est l’aspect des adhérences.
Les adhérences sont très fréquentes autour des kystes de l'ovaire, à moins que l’on opère la tumeur dès le début de son développement. Ces adhérences, saignant plus ou moins facilement, sont en général faciles à rompre.
Mais il peut arriver de rencontrer une adhérence assez volumineuse, donnant lieu à une sensation parti-
culière d’induration et paraissant faire corps avec la
er. 2 tumeur. En la déchirant, il semble bien que l’on se trouve dans du tissu cancéreux, que l’on n’est plus en présence d’une simple adhérence inflammatoire, mais bien d’un véritable néoplasme dérivé de la tumeur kystique dégénérée.
Dans deux observations du D' Cerné, le fait est ca-
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ractéristique,