APRÈS L'INTERVENTION
Ce paragraphe rentre dans l'anatomie pathologique pure de la dégéuérescence, il comprend le double examen, macroscopique et microscopique de la tumeur.
a. — Noyaux indurés. — On sent, dans la paroi du kyste, des noyaux plus ou moins volumineux dont la masse incisée présente l’apparence d’un carcinome.
b. — Prédominance de l’élément solide. — Dans ce cas, l'attention du chirurgien a déjà été éveillée pendant l'intervention, et l’examen macroscopique de la tumeur ne fait que confirmer son opinion. On se trouve en présence de nombreuses loges dont une ou plusieurs peuvent être plus volumineuses, et les liquides contenus dans chacune peuvent être aussi très différents d’aspect.
c. — Végétations papillaires. — Nous ne parlerons de ces néoformations que macroscopiquement car avec le microscope on peut rencontrer, dans leur structure, les éléments les plus divers, (tissu conjonctif, sarcomateux, myxomateux, fibreux, épithélial, kysti-
tique, glandulaire, carcinomateux).
On peut rencontrer des végétations papillaires, aussi bien sur la surface externe que sur la surface interne dés kystes. Leur présence sur la surface externe déterrine, d’une faÿon presque constante, la ‘production d’ascite.
Ces végétations peuvent atteindre un volume considérable, jusqu’à rappeler l'aspect du choù-fleur. Détachées, elles se greffent sur le péritoine.
Un kyste rempli de végétations internes peut également se rompre et subir une sorte d’inversion, la face interne devenant externe ; l’ovairé et le ligaäment large sont alors recouverts par des végétations et l’on ne trouve plus de cavité kystiqüe.
De couleur grisâtre, plus où moins frangéëés, ces végétations peuvent être remplacées par des granulations vésiculéuses, rappelant l’aspect du frai dé qrenouillé et pouvañt se trouver en telle abondancé qu'elles rémplissent la cavité péritonéale.
Examèn microscopique: — Nous en empruntons la description à Pouyinel:
1° Déjénérescente épithéliomatetse. — «On peut rencontrer des néoformations épithéliales de plusiéurs types. Tarilôt ce sont des petites cavités microscopiques, tapissées par un épithélium plat, cylindrique, à cils vibratiles ou caliciformes, de véritables kystes en miniature, tantôt les cavités affectent la disposition de tübes simples ou ramifiés avec revêtement épithélial plat, cylindrique, à cils vibratiles ou taliciforme (tumeurs adénoïdes, cysto-adénomes); d’autres fois le
revêtement épithélidl èst composé de ‘jrosses cellules
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bourgeonnantes, à un ou plusieurs noyaux (ceilules épithéliales métatypiques de Malassez). Enfin, dans un quatrième type des néoformations épithéliales, on peut voir partir des prolongements cellulaires pleins »..
2" Dégénérescence carcinomateuse - « Dans certaines tumeurs, ces productions sont excessivement développées et constituent un tissu qui présente tous les caractères microscopiques des carcinomes (travées fibreuses formant des cavités alvéolaires et, dans ces cavités, amas de cellules dites épithélioïdes).
La nature .épithéliale de ces c:Îlules carcinomateuses paraît indéniable à MM. Malassez et de Sinéty, 1° en raison de la continuité de tissu qu’on peut.constater entre ces amas de cellules carcinomateuses et des revêtements de kystes franchement épithéliaux ; 2° en raison de l’exist:nce, dans ces masses carcinomateuses, de petites cavités qui ne sont nullement dues à une dégénérescence quelconque de cellules et qui
sont tapissées par des éléments nettement épithé-
liaux »,