‹ Sur la genèse des ferments figurésChapitre 10 sur 18 · A M. L. PASTEUR, MEMBRE DE L’INSTITUT · texte numérisé non relu

A M. L. PASTEUR, MEMBRE DE L’INSTITUT

La lecture attentive que j’ai faite de vos dernières ce Etudes sur la Bière » a fortement ébranlé mes convictions au sujet de la transformation des levûres. Je recherche la vérité sans parti pris, et je suis tout prêt à m’incliner devant l'évidence des faits. J’ai vu, au reste, avec satisfaction, , que vous n’aviez point attaqué mes expériences sur la genèse des ferments à l’aide des végétaux cellulaires rentrant dans la classe des algues. Si môme je cherche à donner une interprétation scientifique rigoureuse aux « cellules-germes » que vous avez figurées pl. VIII et IX de vos Etudes, il me semble que vous ôtes entièrement d’accord avec moi quant à l’origine algogénique des levûres.

Quoi qu’il en soit, Monsieur, j’aprais eu le désir que vous voulussiez bien mettre à ma disposition une quantité aussi petite que possible de votre mycôderma eerevisiæ pur, afin de l’expérimenter.

Espérant que, dans TintérÔt de la science, vous daignerez faire à ma demande un accueil favorable, je vous prie de recevoir, Monsieur, avec l’expression de mon profond respect, l’hommage de mes sympathies les plus respectueuses.

J. Düval.

DES LEVURES

A la date du 1 er mars, M. Pasteur me répondit :

Monsieur,

Je suis en ce moment occupé à des études très-différentes de celles dont vous m’entretenez dans votre lettre du 26 février, et j’ai le regret de ne pouvoir mettre à votre disposition le mycoderme que vous me demandez.

Agréez, je vous prie, l’expression de mes sentiments très-distingués.

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