‹ Sur la genèse des ferments figurésChapitre 4 sur 18 · ANATOMIE DES POUSSIÈRES AÉRIENNES · texte numérisé non relu

ANATOMIE DES POUSSIÈRES AÉRIENNES

Je ferai remarquer seulement que eette conception tend à redonner aux ferments l’origine mycologique variée que les mycrographes lui avaient attribuée tout d’abord, augmentée de Vorigine phycogénique pour laquelle je crois être en droit de revendiquer tout élément de priorité.

M. Pasteur, qui, dans ses premiers travaux, refusait aux ferments toute origine autre que celle de la gemmiparité, état sous lequel les ferments se reproduisent dans leurs milieux normaux, incline à penser aujourd’hui que les ferments trouvent dans l’air des germes procréateurs entièrement différents de ceux qui les perpétuent dans les milieux fermentescibles, et si l’on doit regretter une chose, c’est que cet illustre savant ait mis autant de temps à se rendre à l’évidence (1).

Dans le courant de ce travail, il m’arrivera, sans doute, de revenir sur cette question de la mutabilité des germes déposés à la surface des fruits. Cette étude, toutefois, étant à peine ébauchée jusqu’à ce jour, et n’ayarit pas moi-méme tous les éléments nécessaires pour la traiter comme elle le mériterait, je ne saurais, quant à présent du moins, lui donner un plus long développement (2).

(1) Voir les communications de M. Pasteur à l 'Acad, des Sciences, en 1876-1877, et ses Etudes sur la Bière, chap. iii, iv et v.—Paris, 1876.

(2) Je me propose, dans un ouvrage que j’ai l’intention de publier plus tard sur la micrographie aérienne, de représenter par le dessin toutes les particules, organisées ou non, qu’on rencontre dans les poussières errantes ou dans les poussières au repos sur les différents corps où elles viennent se déposer. Ce travail, pour être bien fait, et surtout sagement interprété, exige plusieurs années d’observations patientes, et j’ignore même si j'aurai tout le loisir nécessaire pour pouvoir le mener à bonne fin.

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