METRE
un éanatorium, À droite, l'image radiographique est normale, à gauche le collapsus est très satisfaisant.
Bonnes nouvelles.
OBSERVATION N°16 p.17 En janvier 1939, un examen systématique montre des signes atténués du sommet droit. Bacilloscopies négatives. |
Il reprend son service après trois mois de repos.
En novembre 1939, une hémoptysie fébrile importante se déclare qui est attribuée à une cause pharyngée, la radiographie étant normale. :
Il fait la guerre ; fait prisonnier, il est hospitalisé. On lui crée alors un pneumothorax droit en octobre 1940, aussitôt compliqué de pleurésie. CE
Pendant son séjour . au sanatorium de décembre 1940 à avril 1941, les bacilloscopies sont positives, et si à droite on note des condensations irrégulières sans image cavitaire, sous un pneumothorax, bieri décollé, on note par contre à gauche, des taches fines et nombreuses disséminées dans tout le poumon,
Part pour se soigner selon sa fantaisie.
TOBSERVATION N° 19. — C... P..., 21 ans. — En décembre 1938, “un examen systématique suivi d’une radiographie, montre une petite tache sous-claviculaire gauche avec un sommet légèrement infiltré, et à droite un nodule calcifié dans le lobe inférieur avec une opacité non homogène du sommet. :
Il est autorisé malgré cela à continuer ses études ; en juin 1939, un nouvel examen systématique montre en plus des images précédentes, une caverne rétro-claviculaire droite. Bacilloscopies positives.
Entre au sanatorium en octobre 1939, où les tentatives de pneumothorax droit étant infructueuses, et la cure simple insuffisante, une thoracoplastie est commencée en septembre 1941.
Résultats excellents. L
OBSERVATION N° 18. — De M..., étudiant en Droit. — En 193%, au conseil de révision, on note des condensations non homogènes à droite qui entraînent une réforme temporaire.
IT continue à travailler et un an après à la suite de soucis et de surmenage, il se met à maigrir.
Il se fait examiner à nouveau et on trouve alors des condensations importantes du tiers supérieur du poumon.
Il entre au sanatorium en mai 1933 ; on crée un pneumothorax qui amène un excellent collapsus, et ce n’est qu’au cours du traitement qu'on met en évidence des bacilles dans l'expectoration,
SRE 2 SR = =
Il quitte le sanatorium en juillet 1936, complètement guéri.
Va bien.
OBSERVATION N° 19. — V... R.…., éfudiant à l'Ecole upérieure de Commerce de Paris. — À l'incorporation, en octobre 1934,
découverte d'une grisaille des deux sommets.
Il continue son service militaire.
Une seule inoculation au cobaye est positive. ,
En novembre 1935, il entre au sanatorium et ne présente qu'une légère opacité des deux sommets.
Il part en mai 1936, avec une image pulmonaire subnormale.
IT. — Evolution de la tuberculose pulmonaire chez 129 étudiants qui se sont soignés aussitôt l’avertissement donné par les examens systématiques ou fortuits.
1°) Tuberduloses pulmonaires très graves
OBSERVATION 20. — G... R..., 25 ans, Interne des Hôpitaux. — Fut dépisté à la visite d’incorporation en mai 1956.
Il présente une spélonque sous-claviculaire droite, de petit volume, avec une légère infiltration de voisinage.
On note un peu d’asthénie et un certain degré de pâleur.
L'expectoration étant bacillifère, on crée un pneumothorax droit le 20 avril 1936.
Très bon décollement avec quelques adhérences rétroclaviculaires. Pneumothorax très bien supporté, légère reprise de poids, expectoration tarie.
Le malade quitte le sanatorium après dix mois de séjour.
A ce moment, la radiographie montre un nettoyage presque
complet du poumon droit, mais on note tout de même la persistance de quelques travées très discrètes au niveau du hile, quelques gauttes de liquide dans le fond du cul de sac. Poumon gauche normal. :
; Alors que le maælade avait repris une activité très réduite, une pleurésie sérofibrineuse se déclare en décembre 1938, qui devient purulente, et lé malade décède en octobre 1939, malgré les soins dévoués dont il est entouré.
OBSERVATION N° 21. — B... G... — Assez bon état général à l'entrée en mai 1938. Bacilloscopies positives.
L'auscultation donne de gros bulleux au sommet gauche.
La radiographie montre à gauche une infiltration dense de la moitié supérieure du poumon gauche avec plusieurs cavernes et une infiltration bien plus discrète à droite, avec image suspecte derrière la clavioule,
Un pneumothorax gauche est créé en avril 1938, donnant un décollement incomplet. Il existe alors une suspension apicale complète et importante.
Les bacilles réapparaissant dans les crachats, il est pratiqué une section partielle d’adhérences en octobre 1938. Suites opératoires normales quand, au quatrième jour, une perforation brusque et grave se produit. Pleurésie avec liquide clair qui devient de plus en plus puriforme. Ce liquide contient des bacilles.
En octobre 1938, les lésions du côté droit s’accentuent légère-.
ment, mais on ne trouve des signes d’auscultation qu’en février
Sur les clichés, une caverne très nette est visible dans Île sommet droit, Le poumon gauche étant trop collæbé, le pneumothorax droit ne peut être tenté,
Le malade quitte l'Etablissement, pour rentrer dans sa fa-
mille. Il y décède à la fin de l’année des suites évolutives de sa tuberculose pulmonaire associées à une tuberculose intestinale.
! OBVERVATION N° 22. — V.…., 20 ans. — Entré dans le Service du Dr Clovis Vincent pour une paraplégie, une radiographie systématique décèle une bacillose torpide « condensations non homogènes des deux sommets », et deux mois après, en avril 1934, fait une hémoptysie fébrile pour laquelle on institue un pneumothorax gauche. ;
Lorsqu'il entre aw sanatorium en juin 1934, il présente un assez mauvais état général et des lésions assez étendues à droite. te.
L'état général s'améliore néanmoins de façon passagère, mais il meurt de péritonite aiguë à la -suite d’une perforation intestinale d’origine tuberculeuse.
(OBSERVATION N° 93. — L.…., 25, ans, étudiant. — Il éñtre au
sanatorium en mai 1934 ‘pour des lésions bilatérales excavées, découvertes fortuitement à la suite DES examen radiologique. Expectoration bacillifère.
Un pneumothorax droit est institué, rapidement accompagné d’une pleurésie fébrile assez importante.
En avril, une pleuroscopie fait découvrir de trop grosses adhérences pour être sectionnées.
Une radiographie montre que les lésions du côté gauche, |
loin de se cicatriser, ne font que s'étendre ; aussi crée-t-on un pneumothorax gauche, d’ailleurs mal toléré, qui ne donne aucun résultat et le malade meurt en juillet 1935.
OBSERVATION N° 24. — P.., 21 ans, Etudiant en Lettres. — À toujours eu une santé délicate dans son enfance, mais il n’a fait aucune maladie grave,
En mars 1933, on l'examine par hasard à l'écran et l’ou découvre des lésions qui sont confirmées par une radiographie lésions bilatérales surtout droites des 2/3 supérieurs du poumon où l’on distingue une dissémination diffuse de condensations non homogènes donnant un aspect micronodulaire, À gauche, quelques condensations très légères du sommet. L'expectoration est bacillifère. “
Il fait un ‘séjour de six mois au sanatorium pendant lequel il ne présente aucurñe manifestation évolutive.
On lui fait très prudemment des sels d’or et du calcium, aucun traitement local,
L'évolution se montre extrêmement torpide et en fin de séjour l’expectoration ne contient plus de bacilles et l'état général est excellent.
A la suite des fatigues causées par l'exode, le malade fait une évolution très grave qui amène sa mort au début de 1940.
OBSERVATION N° 25. — C... A... 22 ans, Etudiant en médecine. .— Il avait toujours eu une santé solide et on ne trouvait chez lui ni signes fonctionnels, ni signes généraux.
La recherche des antécédents, tant personnels que familiaux ne montrait aucune bacillose.
Cependant, examiné systématiquement dans Île service où il est stagiaire, on le découvre porteur d’une caverne sous-claviculaire gauche, située dans une zone de très légères condensations. Il ne crache et ne tousse pas.
Il entre au sanatorium en janvier 1934.
Devant l'état général floride et les diverses tentatives de mise en évidence du bacille qui demeurent infructueuses, on attend avant d'instituer un traitement.
Très rapidement, on constate un effacement complet de la caverne et la restitution presque intégrale du parenchyme pulmonaire ; seule persiste une infiltration du sommet.
Il quitte le sanatorium après un séjour de six mois pour continuer à se soigner dans sa famille.
Son décès nous eét annoncé ? ans après son départ.
OBSERVATION N° 26. — Granulie découverte par examen systématique en décembre 1939 chez une Sévrienne surmenée.
A son entrée, cette malade, d’un état général très touché, présente une infiltration excavée sous-claviculaire gauche, et des taches étendues à toute la partie moyenne droite. Ê
Quelques jours après son arrivée, les lésions s’accentuent d'une façon sérieure, et un pneumothorax gauche est créé qui se montre d'une inefficacité complète,
# sur DO — |
Éa malade, à la suite d’hémoptysies répétées, décède er avril 1940. | GE
OBSERVATION N° 27. — G... J.., Etudiant en Droit, 22 ans. — En septembre 1934, sans aucun trouble, un examen médical est fait pour une perte de poids qui fait découvrir des condensations du lobe supérieur droit.
Il se soigne en montagne et l’image pulmonaire se tte.
En mars 1937, épisode grippal, avec diarrhée persistante et apparition d'une lobite supérieure droite.
Tentatives de pneumothorax droit infructueuses.
A son entrée, ce malade a un état général médiocre, il ne pèse que 54 kilogs pour ume-taille de 1 m. 82. Il présente des troubles digestifs atténués. ;
Les bacilloscopies successives et l’auscultation se montrent toujours négatives. “sk
La radiographie nous montre par contre une infiltration du tiers supérieur avec des images peu homogènes à droite, et à gauche quelques condensations discrètes entre le hile et la clavicule. ’
Pendant les deux premiers mois de son séjour au sanatorium, son état général s'améliore, mais en janvier 1938 les troubles
digestifs s'accentuent, la fièvre remonte et à la radiographie, les
ombres sous-claviculaires droites sont plus marquées et les ombres axillaires gauches augmentent de facon très nette.
. Phrénicectomie droite le 20 mars.
Au début d'avril, le malade quitte le sanatorium pour continuer sa cure en Suisse.
Nous avons appris sa mort en février 1940.
£ ur R ER 4 OBSERVATION N° 28. — K... B.., Etudiant en médecine, 25 ans.
— À la suite d’une radioscopie fortuite, on découvre deux taches minimes à la base droite, mars 1938.
Il continue doucement ses études sous surveillance médicale.
En janvier 1939, il a une hémoptysie fébrile. Une radiographie faite aussitôt montre une infiltration dans la partie moyenne du poumon droit.
Expectoration nulle mais recherche * de bacilles dans les selles, positive.
Création d’un pneumothorax droit en janvier 1939 ; décollement total. (
À son arrivée au sanatorium l’état général est atteint, l’expectoration minime est négative.
La radiographie montre un poumon droit complètement libéré avec des ombres denses étendues non seulement à la partie supériçure, mais aussi à la partie inférieure ; pas de caverne,
Après un mois de séjour, une pleurésie sérofibrineuse apparait ; liquide clair contenant quelques rares bacilles.
Le malade quitte le sanatorium en novembre pour continuer sa cure dans le midi ; l’état général est très bon.
Au moment de l'invasion, il se trouve chez ses parents sur les bords de la Loire. Pendant l'exode, bilatérisation et perforation. Il retourne au sanatorium pour y décéder en avril 1941.
OBSERVATION N° 29. — C... P..., Etudiant en médecine. — A la suite d’un examen systématique en mars 1938, on découvre des lésions discrètes.
Une radiographie faite aussitôt montre une infiltration du sommet droit avec aspect peu homogène. :
Les tomographies n’indiquent aucune caverne.
A son entrée, l’état général est bon, les lésions restent sta- Kionnaires. 11 est mis en observation.
Une céphalée tenace apparaît 5 jours après son arrivée et le malade décède le 1% mai 1938 d’une méningite tuberculeuse.
OBSERVATION N° 30. — D... A... — Longue histoire de tuberculose bilatérale évoluant malgré tous les traitements.
Découverte par examen systématique en 1929. Il présentait à cette époque une caverne droite, et de toutes petites condensations à gauche.
Pneumothorax droit créé en 1930, abandonné 9 mois après, car inefficace.
Phrénicectomie droite en 1931.
Aurothérapie en 1982.
Tuberculinothérapie et héliothérapie successives. N
‘En 1932, la caverne gauche traitée par pneumothorax, est adhérente au sommet.
En 1934, appendicite avec péritonite opérée. Après de nombreuses cures sanatoriaæles, le malade entre alors au sanatorium des Etudiants en mai 1939, dans un très mauvais état général : les deux sommets sont excavés et des troubles intestinaux faisant penser à une tuberculose intestinale viennent assombrir je tableau. à
Ce malade non sanatoriable est renvoyé dans sa famille où ‘il décède peu après.
OBSERVATION N° 31. — ID... H., Etudiant en médecine, 25 ans. — Réformé à la visite d’incorporation de l'Ecole de Santé de Lyon, où l’on découvre à læ scopie des signes bilatéraux associés ‘à une expectoration bacillifère.
I1 entre au sanatorium en novembre 1936, en présentant une infiltration micronodulaire étendue aux deux champs pulmonaires,
6 pe]
Il est mis en observations jusqu’en février 1937, moment où apparaît nettement une caverne apicale gauche.
Un pneumothorax gauche est créé donnant un décollement très partiel avec un sommet adhérent, mais l’image radiographique malgré tout, se nettoie et les bacilles disparaissent de l’expectoration.
Le malade quitte le sanatorium en décembre 1937 en très bon état général, ne présentant plus sur les dernières radiographies qu'une exagération généralisée de la trame avec quelques images en mailles de filet.
Il continue sa cure tout en assurant un service d’Interne dans un sanatorium des Alpes.
Il décède malgré tout en 1940 d’une tuberculose rénale.
2°) Tuberculoses sérieuses :
OBSERVATION N° 32: — D... J..., 28 ans. — Refusé en octobre 1935, à l'entrée de l'Ecole Annexe de Santé Navale de Rochefort pour des condensations du sommet droit à topographie lobaiïire sans image lacunaire. Pas de bacilles dans l’expectoration.
Entre au $sanatorium le 29 octobre 1935 et est mis en observation. Les lésions ne regressant pas, on crée en mai 1936, un pneumothorax droit (pneumothorax total avec une grosse adhérence du sommet) ; aussitôt on a une bonne amélioration locale concordant avec l'auscultation ; l'examen des crachats fut toujours négatif.
Il quitte le sanatorium le 14 novembre 1936 pour continuer là se reposer en cure libre, quand, -un mois après son départ, le malade a une hématurie qui l’oblige à se reposer davantage et à reprendre en octobre 1937 ses études de médecine à Lyon de facon très prudente. :
Il se fait suivre médicalement et radiologiquement, et en février 1938, la radioscopie montre l'apparition de condensations gauches ; les bacilles apparaissent alors dans les crachats.
“Il revient de nouveau au sanatorium, le 9 juin 1938 ; son ‘état général est très touché : perte de 7 kilos et fatigue très marquée: à l'effort. d |
À la radiographie, on note à droite, dans le pneumothorax, des taches homogènes, et à la base, une ombre assez dense attribuée à un dépôt fibrineux. À gauche, des infiltrations étendues à la région sous-claviculaire avec de nombreuses petites cavernes.
Bacilloscopies positives. Pneumothorax créé en juin 1938 ; décollement subtotal avec des adhérences apicales.
Le malade quitte alors le sanatorium en août 1939 ayant repris 5 kilos, ne crachant plus du tout, et on ne note aucun
me
changement à droite à [a radiographie, Par contre, le nettoyagè à gauche est appréciable, malgré la persistance de quelques condensations floues.
Il prend un poste d’interne dans un petit sanatorium des (Pyrénées, et malgré le travail peu fatigant, il est obligé de garder le lit à la suite de complications rénales, pronostic très grave. Son décès est à envisager,
OBSERVATION N° 33. — G... M.., 25 ans. Refusé en juin 1934 à la visite médicale avant le concours d'entrée à l'Ecole Navale pour une atteinte du sommet droit, d'aspect scléreux, il passe alors un an en Savoie à se reposer.
Il engraisse, son expectoration ne contient aucun bacille.
Il reprend ses études en octobre 1935, quand, en février 1936, après un épisode à forme grippale (température élevée pendant 15 jours), l’expectoration devient bacillaire. On fait une radiographie qui montre une atteinte du poumon gauche.
A son entrée au sanatorium en avril 1936, l'état général est médiocre, légère température vespérale, fatigue assez marquée, mais on ne décèle pas de bacilles dans l’expectoration.
On trouve, à l’auscultation, des râles consonnants à læ partie moyenne du poumon gauche.
Par contre, la radiographie montre à gauche une infiltration dans l’ensemble assez homogène, à la partie moyenne du poumon, et à droite, des condensations du sommet et de la région parahilaire. :
On crée, le 27 avril 1936, un pneumothorax gauche total, très bien toléré et d'efficacité rapide. Reprise de poids ; le moignon pulmonaire se nettoie rapidement. É
Le 14 juillet apparaît une pleurésie avec température persistante pendant trois semaines ; liquide ponctionné le 3 août 1956, clair, disparaissant en novembre, À cette date et en octobre, les crachats furent bacillifères, puis le furent alternativement jusqu'en avril 1937 où les bacilles disparurent.
En décembre 1936, nouvelle poussée thermique et réapparition de liquide, mais cette fois il contient des bacilles qui disparaissent encore en septembre 1937.
À sa sortie en novembre 1937, l’état général est bon ; il ne ‘crache plus, n’a plus de bacilles dans les crachats et l’auscultation est normale.
A Îla radiographie, on trouve à gauche un collapsus restant excellent, bien qu’il existe une petite symphyse de la base et une lame. d’accolement de type Cardis. A droite, éclaircissement total ‘du sommet avec persistance, malgré tout, de quelques travées
sombres sous la clavicule,
Ïl commence alors sæ médecine à Grenoble. Après ses exafñnens de juillet 1938, il prèsente une expectoration accrue et bacillifère, il continue à travailler modérément quand, en juillet 1939, il fait une hémoptysie fébrile avec augmentation du liquide à vauche.
Il retourne au sanatorium en octobre 1939.
A ce moment-là le malade est amaigri, pâle, fatiguable, il tousse et il crache ; des tomographies faites en décembre 1939 montrent que l’expectoration bacillifère semble provenir d'un foyer rétroclaviculaire droit. ;
En janvier 1940, création d'un pneumothorax droit total ; les bacilles disparaissent, mais le liquide à gauche est purulent.
Il quitte le sanatorium en septembre 1940 pour rester à Grenoble à continuer sa médecine, et à la suite d’une mauvaise alimentation et d’un travail assez fatigänt, il fait une vomique le 5 juillet 1941 et retourne au sanatorium en juillet 1941.
Pronostic grave, car le sujet est peu résistant.
OBSERVATION N° 34. — M... S..., 26 ans, Etudiante en Lettres. — En mars 1934, lors de la visite médicale en vue de la préparation au concours de l'agrégation on découvre des signes d’auscultation.
Une radiographie montre 9 lésions bilatérales avec à gauche une cavité rétro-claviculaire.
A son entrée au sanatorium en septembre 1939, l’expectoration est rare et négative. La radiographie montre une caverne derrière chaque clavicule. ;
Les tentatives de pneumothorax gauche et droit échouent.
La caverne droite s’élargit ; on procède en mai 1940 à une alcoolisation du phrénique suivie en juillet d’un pneumopéritoine.
L’expectoration se révèle alors bacillifère.
Une double thoracoplastie est faite qui amène la guérison Malade en post-cure.
OBSERVATION N° 35. — L... P... — A l'examen d'entrée à l'Ecole Normale d’Instituteurs en octobre 1937, on découvre une grosse opacité de la base droite ; bacilloscopies positives. |
De décembre 1937 en août 1938, cure sanatoriale suivie de repos.
Entré au Sanatorium des Etudiants en janvier 1939 ; l'examen clinique et radiologique semble confirmer le diagnostic de pleurésie droite avec participation pulmonaire.
En mars 1939, après un violent point de côté accompagné de température, on note à la radioscopie un pneumothorax spontané total à droite, Il semble s'être agi d'atelectasie avec perforation,
compliquée de pleurésie séro-fibrineuse dont le liquide contient des bacilles.
Les petites condensations du sommet gauche qu'on notait à son entrée s’accentuent considérablement.
En mai 1939, il part se soigner en plaine, présentant à gauche une infiltration très dense de la moitié inférieure du lobe supérieur, avec au centre un début d’ulcération ; à droite, la quantité de liquide est moyenne, la base est symphysée et le sommet est clair.
N'a pas donné de ses nouvelles.
OBSERVATION N° 36. — M... P..., 25 ans, Etudiant en Médecine.— Se fait radioscoper fortuitement en décembre 1938. On trouve une infiltration de la moitié supérieure du poumon droit, avec image cavitaire, Bacilloscopies positives. On crée un pneumothorax droit, subtotal.
Il entre au sanatorium en mars 1939 ; malade de constitution athlétique. Après une pleurésie survenue à la suite d’une section d’adhérences en mai 1939, une infiltration du sommet gauche apparaît.
Une thoracoplastie supérieuré gauche de Semb est faite en mars 1941.
Les bacilles persistant dans les crachats, on fait une alcoolisation du phrénique droit en juillet 1941.
Un pneumo péritoine est ensuite institué en septembre 1941.
Malade encore en traitement.
OBSERVATION N° 37. — R... M... 31 ans. — L'examen systématique en 1930, après le décès d'une de ses sœurs, donne une infiltration discrète du sommet gauche. Elle travaille alors modérément sous surveillance médicale. ’
En 1934, traitement aurique bien supporté.
En décembre 1935, après une grippe, évolution du côté droit. Bacilloscopies positives. Cure à Leysin. Disparition des bacilles
En février 1937, évolution très nette à gauche ; bacilloscopies positives ; le sommet est excavé, tentation de pneumothorax gauche infructueuse.
Jusqu'à son entrée au sanatorium en décembre 1939, les lésions du sommet gauche évoluent. Par contre, il ne reste que quelques petites calcifications au sommet droit.
Une thoracoplastie gauche portant sur 6 côtes est faite en mai-
juin 1939 qui donne un bon résultat.
LE à Fe à } CR OBSERVATION N° 38. — B... J.…., 28 ans. — A l'examen systéma-
tique de l'Ecole de Saumur en mars 1939, on découvre une infiltration du sommet droit, On crée un pneumothorax aussitôt. Bacil-
/ fa j ar
ioscopies positives. En novembre 1939, à son entrée au sanatoriur;
l'état général est bon. À l’auscultation, bulleux au dessus de la clavicule droite. La radiographie donne une image de pneumothorax droit incomplet respectant le sommet où on remarque une caverne. On pratique une thoracoplastie avec apicolyse de Semb. Après le 3 temps, une image de fente cavitaire persiste dans ie sommet droit icollabé et les bacilloscopies sont toujours positives. Tuberculose grave malgré les signes très discrets que l'examen systématique avait décélés.
OBSERVATION N° 39. — C... L.…., étudiant en Médecine. — Tuberculose découverte en février 1934 à l'examen systématique pour l'entrée à l'Ecole Annexe de Santé Navale de Rochefort, avec condensations du sommet droit.
Les examens de crachats, les inoculations de cobayes sont toujours négatifs.
Les études sont poursuivies sous surveillance médicale.
En juillet 1935, quelques (rachats hémoptoïques, un amaigrissement progressif, signent une poussée évolutive bilatérale, confirmée par les films.
Le malade entre au sanatorium en novembre 1935, présentant un assez bon état général.
Il ne crache pas, et l'auscultation est absolument normale, quoique les films pris à son entrée montrent malgré tout une aggravation très nette des lésions sur celles de juillet 1935.
On note alors à gauche des condensations non homogènes du sommet et de la région sousxlaviculaire et à droite, une infiltration périscissurale sans caverne nette. ;
Quelques jours après son arrivée, il fait une hémoptysie de moyenne importance et les analyses de crachats sont constamment négatives.
Malgré une cure sérieuse, les lésions s’accentuant, on crée en. juillet 1936, un pneumothorax gauche. Une perte de substance est :
nettement visible dans le moignon apical, et l'électivité de ce pneumothorax est bonne. En septembre 1936, une caverne sous-caviculaire droite apparaît, et en novembre 1936, première PCR positive.
On crée alors en décembre 1936, un pneumothorax droit. L efficacité est rapide, le poumon s'éclaircit beaucoup.
En janvier 1937, apparition d’un zona intercostal, suivi d une petite poussée liquidienne.
Le malade quitte le sanatorium en août 1937, porteur d'un double pneumothorax efficace. Il ne persiste plus que quelques travées à droite, et une petite tache sous læ clavicule gauche.
En 1942, les nouvelles de sa santé sont bonnes, et il travaille
sans fatigue,
OBSERVATION N° 40. — B... J..., étudiant aux Beaux-Arts, — Est découvert fortuitement lors d'un examen systématique d'incorporation en octobre 1936,
Il présente alors une infiltration du sommet gauche et des travées sombres intercléido-hilaires, avec une expectoration bacillifère. | |
Il y avait eu quelques mois auparavant un surmenage excessif accompagné d'amaigrissement, de fatigue et de toux. Hospitalisé chez le Professeur Sergent, on lui fait un pneumothorax bien supporté et sans incidents.
A son entrée au sanatorium en javier 1937, il présente un bon état général, un bon pneumothorax, mais une expectoration toujours bacillifère,
Deux mois après, il fait un clocher fébrile à 39° et la radiographie montre une dissémination du côté droit.
Un pneumothorax droit est institué en avril 1937, il est bien supporté.
Il quitte le sanatorium en mai 1938.
L'état général reste bon et il. mène actuellement une vie tout à fait normale.
OBSERVATION N° 41. — P... L..., 27 æns, étudiant en Médecine, — A un examen systématique, après quelques mois de stage dans un service de tuberculeux, on découvre une infiltration du sommet droit excavée. Bacilloscopies positives.
Il entre au sanatorium en janvier 1937. Pneumothorax impossible.
On pratique successivement en février 1938, une alcoolisation du phénique qui ne donne aucun résultat, une thoracoplastie avec apicolyse de Semb en août 1938.
Actuellement, il est interne dans un sanatorium du centre de la Frante et va très bien.
OBSERVATION N° 42. — R... A..., 21 ans, éfudidnte. — IEntre le 12 avril 1934 au Sanatorium des Etudiants après avoir été dépistée quelques mois auparavant. ‘
Elle présentait alors des condensations du sommet gauche et une caverne du sommet droit, expectoration nulle. Ce ne fut que deux mois après son entrée’au sanatorium que l’'expectoration se montra bacillifère.
- Elle part un an après son arrivée, non-guérie, n'ayant suivi comme traitement que celui de la cure simple. | * Aucune nouvelle depuis 1938,
cn GS
OBSERVATION N° 43. — Q... J..., étudiant en Droit. — A l'examen d'incorporation, on découvre quelques condensations du lobe supérieur droit sans condensations.
Il entre au sanatorium six mois après, en mai 1934 ; les bacilloscopies sont positives. Le pneumothorax est impossible.
La cure simple n° amène aucun nettoyage, Il quitte le sanatorium non amélioré.
On n'a pas de nouvelles de lui.
OBSERVATION N° 44. — G... Y..…. — Le 14 octobre 1936, il fut dépisté fortuitement à la Cité Universitaire à Paris.
Il présentait des lésions bilatérales importantes,
A son entrée au sanatorium en novembre, on note une lobite supérieure gauche excavée, et une infiltration assez accentuée gauche.
En décembre 1936, on crée un pneumothorax droit, toute tentative à gauche demeurant infructueuse. f
L'expectoration bacillifère au début devient négative en Je vier 1937. L'état général s'améliore.
Il persiste néanmoins de nombreuses adhérences apicales à droite. Un éclaircissement très net est noté.
A gauche, la région périscissurale s’éclaircit également.
Est actuellement Médecin-Inspecteur d'Hygiène sur la Côte d'Azur,
OBSERVATION N° 45. — P.. M... — A la suite d’un examen systématique passé le 31 août 1938, des lésions bilatérales excavées sont découvertes. Il se repose dans sa famille et un mois après, les cavernes persistant malgré des bacilloscopies négatives, le malade demande à entrer au sanatorium.
A son entrée, l’état général est bon.
À l’auscultation, on entend quelques bulleux fins sous la clavicule droite, et la radiographie nous montre une grande excavation du sommet droit et une petite caverne à l'extrême sommet gauche.
Bacilloscopies positives.
A un mois d'intervalle, un double pneumothorax est créé et les résultats sont immédiatement excellents, les images cavitaires diminuent sur chaque film pour ne laisser que de petites images de condensations très discrètes et homogènes.
Les bacilloscopies deviennent négatives après le mois de mars 1939, mais les signes d'auscultation ne disparaissent que vers la fin du séjour,
Le malade quitte le sanatorium en bon état, et les nouvelles reçues sont très bonnes,
OBSERVATION N° 46. — C... P.., étudiant. — On découvre à l’examen systématique, en novembre 1939, des lésions bilatérales. Bacilloscopies positives.
Le malade se repose jusqu’à son entrée au sanatorium où il se présente dans un assez bon état général, avec une température normale, une expectoration rare.
On note à l’auscultation des râles fins aux deux sommets et la radiographie donne des marbrures bilatérales occupant les régions sus et sous claviculaires.
Le malade est mis en observation et des tomographies donnent à gauche un groupe de petites cavernes apicales, et à droite, une image suspecte moins marquée.
Un pneumothorax gauche est créé en juin 1939, il est subtotal avec une suspension apicale interne ; les résultats sont satisfaisants et le nettoyage du sommet gauche se poursuit ; l’expectoration est tarie.
Le malade quitte le sanatorium dans un bon état général avec bacilloscopies négatives et il ne présente plus à la radiographie que .quelques condensations homogènes dans le sommet gauche.
A droite, l’image est peu modifiée. Il continue sa cure en Charente ; il travaille et va très bien.
OBSERVATION N° 47. — W... M... — A l'examen radioscopique
des élèves des Beaux-Arts à Paris, on lui découvre en 1939, des
lésions bilatérales.
A son entrée au sanatorium, l'état général est médiocre. Le malade a maigri. Bacilloscopies positives.
À l’auscultation, on note des bulleux aux deux sommets, surtout à gauche.
La radiographie donne une infiltration dense bilatérale et étendue, respectant seulement les deux bases, avec image en mie de pain dans les deux régions sous-claviculaires.
Après un repos strict au lit, l’expectoration diminue énormément ; et on note avec une reprise de poids, un. léger éclaircissement à la radioscopie.
Le malade quitte le sanatorium pour aller continuer sa cure à Hauteville. Il est revu en 1941, on note un nettoyage très marqué des deux- poumons ; l’auscultation ne donne alors que quelques râles secs dans la fosse sous-épineuse gauche.
OBSERVATION N° 48. — V... B.., 24 ans, étudiant. — Après un examen systématique pour un poste de surveillant d’internat à l'Ecole Nationale Professionnelle de Creil, le malade est trouvé normal, et, à l'examen systématique d'incorporation il est réformé temporaire, :