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TRAITEMENT

Nous étudierons séparément suivant le but qu’on leur assigne, les différents moyens thérapeutiques préconisés contre la kératalgie.

1° Moyens prophylactiques.

Quand on se trouve en présence d’une érosion banale, Hansen-Grut, Jensen (et tous ceux qui après eux croient que les récidives dues à une cicatrisation défectueuse restent localisées à l’endroit de la première blessure) recommandent de les traiter beaucoup plus attentivement et surtout plus. longtemps qu’on ne le fait d'habitude avec des instillations d’atropine et un pansement occlusif maintenu au moins » à 6 jours. Ils déconseillent l'usage de la cocaïne à cause des altérations épithéliales qu’elle produit. |

Mais l’expérience montre que malgré tous les soins apportés dans le traitement des érosions la proportion des cas de kératalgie est sensiblement la même que dans ceux qui n'ont pas été traités,

you

20 Moyens mécaniques destinés à éviter la production des crises douloureuses.

Hansen-Grut faisait instiller une goutte d’eau avant l’ouverture des paupières au niveau de la caroncule. Etant donné la pathogénie de la crise nous ne serions pas étonné de l'efficacité qu'accorde Hansen-Grut à ce moyen, s’il était réellement et facilement praticable, mais il suppose l’immobilité absolue du malade pendant qu’une personne prévenue de son réveil procède à l’instillation.

Szili conseille d’écarter les paupières doucement avec les doigts, ce procédé employé spontanément par beaucoup de malades n’éviterait pas toujours les crises mais en atténuerait la violence.

On peut aussi ranger dans cette catégorie les pommades faiblement antiseptiques employées en massage le soir avant de se coucher et ayant surtout pour but de lubréfier la conjonctive et d'empécher son adhérence à la cornée. Axenfeld se sert de pommade boriquée à 4 %, d'autres comme Coppez de pommade à l'oxyde jaune à 1 9. Leur efficacité

est pour le moins douteuse, sauf dans les cas très

bénins. .

39 Traitement des crises kératalgiques.

Bien qu'Hansen-Grut ait formellement déconseillé l'emploi de la cocaïne pendant toute la durée de

'aff . , l'affection, tous les autres auteurs s'en servent

AA: SE abondamment, comme aussi des autres anesthésiques en collyre d’abord, en pommade ensuite, Cauvin dit s'être bien trouvé de frictions autour de l'orbite avec de la pommade à la dionine à 10 %,. Il employait aussi nombre de traitements internes : aspirine, bromure, chloral, véronal, sulfonal. Dans un cas il a essayé sans succès une injection d’air stérilisé sous- conjonctivale. Mais il reconnait que généralement tous ces moyens sont inutiles car la crise est trop brève pour leur permettre d’agir. Le, plus facile à employer et peut-être aussi le moins décevant est l'application de compresses chaudes.

40 Traitements des lésions épithéliales.

Leur nombre et leur diversité ne sont pas en faveur de l'efficacité de chacun d'eux. Hansen-Grut avouait qu'aucune des méthodes dont il s’était servi ne lui avait donné de résultats probants et d’ailleurs il faut se montrer particulièrement réservé dans les conclusions à tirer de soi-disant succès thérapeutiques, car cette affection étant essentiellement irrégulière dans ses manifestations subjectives, une longue période de calme, succédant à un traitement par. collyre ou pommade, peut très bien être indépendante de la thérapeutique employée, de même qu'une guérison définitive, mais obtenue lentement après des crises allant peu à peu en s’atténuant et en s’espaçant (il existe en eflet des cas où cette

évolution favorable est naturelle). On serait donc

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