OBSERVATIONS
Sur les 28 malades atteints de kératalgie traités par de Dr G.Quentin nous ne rapportons que 17 observations.Ce sont les cas qui ont pu être suivis régulièerement, ou revus récemment
Nous y ajou'ons 5 observations de Vogt, particulièrement intéressantes pour les descriptions d'examens bio-microscopiques et 2 observations personnelles.
Nous avons systématiquement laissé de côté les symptômes constants et les caractères de la douleur quiauratent été dans toutes les observations calqués les uns sur les autres pour, signaler seulement les
particularités de chaque cas.
Malades traités par moyens médicaux.
O8s. I. — Mme C..., 30 ans.
Le 14 février 1922, vient consulter pour des crises kératalgiques dont la première remonte à 15 jours.A reçu un coup de doigt il y 2 mois.
Aucune lésion visible à l'éclairage oblique.
Prescription : collyre, allocaine à { %, atropine à 2 % et pom-
made à l’oxyde jaune à 2 %.
por
Le 14 mars 1922 après une légère amélioration reprise des douleurs au réveil.
Pommade à l’aristol et suppression du collyre.
Le 22 février 1924 récidive sans traumatisme après ? ans de tranquillité.
Prescription : collyre, allocaïne à 1 % et argyrol à 5 %,.
Le 22 avril 1924 récidive. Pommade à l'oxyde jaune à 2 %.
Le 3 octobre 1924 nouvelle récidive.
L'examen cornéen a toujours été négatif.
En résumé : les pammades ont amené des améliorations passagères toujours suivies de récidives. A noter que pendant? ans il n’y a eu aucune crise et que la guérison n’était cependant pas
obtenue.
Os. Il. — M. D..., 30 ans.
Le 25 février 1926 vient consulter parce qu'il a été heurté la veille à l’œil droit par une branche de sapin. On constate une érosion large mais superficielle. |
Prescription : collyre, atropine 2 %., allocaine à 1 % et pommade à l’iodoforme à 3 %.
Le 2 mars 1926 kératalgie. Aucune lésion visible à l'éclairage oblique.
Prescription : collyre, morphine à 3 %, cocaïne à 1 %.Atropine A2 60
Le 8 mars 1926 crises douloureuses aussi violentes.
Prescription : pommades aux colorants composés à 2 %.
Le 27 mars 1926 crises toujours aussi typiques mais moins violentes (collyre, cocaïne à 4 %, dionine à 1 Fat
Le 13 avril 1926 mème état. Pommade à l’aristol à 3 %.
NT
Le 27 avril 1925, on constäte unie légère infiltration corhéehne sur laquelle on pratique une légère gälvano-cautérisätion.
Le malade n’ést pas revu.
En résumé: träumätisiie banal. Lésiün ihitiale constatée ettraitée. Cependant première crise particulièrément précoce (5 jours après) et crises suivantes très rapprochées et très aiguës. Examen de la cornée absolument fégatif peñdant 2 mois. Echec complet des anésthésiques lücaux et des poiimadëés antisep-
tiques:
O8s. III. — Mme N..., 33 ans.
Le 5 mars 1928,à été blessée il y a 3 ans d’un coup d'ongle d’enfait à l'œil droit et lraitée eh Belgique par des gouttes dé sulfate de zinc. Depuis quelques Mois les crises soht de plus eh plus fréquentes.
Aucune lésion visible.
Prescription : collyre au nitrate d'argent à 1 % et potnmade à l'oxyde jaune à 2 %.
Le 14 septembre 1933 à fait le traitement uné quinzdine dé jours et depuis n’a plus eu aucune douleur.
En résumé. Examen de la cornée négalif. Kératalgies fréquentes guéries par collyre au nitrate d'argent el pommade
jaune.
Os. IV. — Mme L..., 43 ans.
Le 18 mai 1931, blessée il y à un an à l’œil gauche par plante d'appartement.
Souffre de kératalgies depüis environ 6 mois.
Examen de la cornée, négatif.
Prescription : ponitiade à l’oxYdë jaune à 1 %.
Le 14 septembre 1933, a mis pendant 15 jours de la pommade, les crises se sont atténuées puis ont disparu.
La guérison s’est maintenue depuis ce moment.
En résumé : cas bénin guéri à la suite d’un traitement par
pommade jaune.
O8s. V. — Mme S.., 39 ans.
Le 24 novembre 1931, depuis un faible traumatisme à l'œil droit par branche d’arbre, se plaint de crises kératalgiques au réveil, très fréquentes.
Examen cornéen négatif. Refuse le raclage de la cornée.
Prescription : pommade à l’aristol à 3 %, allocaine 1 %.
Le 14 septembre 1933, après 3 semaines de ce traitement, amélioration nette. Les douleurs sont beaucoup moins vives et moins fréquentes, cependant il ne se passe pas de mois sans que la malade n'ait au réveil l'impression d’avoir une poussière dans l'œil droit. |
En résumé : kératalgies diminuées d'intensité et de fréquence
après massages à la pommade aristol, allocaine. #
Aucun de ces cas n'ayant pu être examiné à la lampe à fente nous ajoutons ce résumé d’une observation de Vogt, d’une malade traitée sans raclage de
la cornée.
Ogs. VI (d’après Vogt). — Mlle X.., 48 ans.
Blessée il y à 4 ou 5 ans par une feuille de laurier.
Crises multiples depuis cette époque. Récidive il y a 2 jours. Lampe à fente: A Véclairage direct on trouve des en droits super-
ficiels gris (colorés en vert après instillation de fluorescéine) qui
NOTES montrent à la lumière réfléchie des gouttelettes disposées en lignes en zigzag et ce qui est caractéristique on remarque assez loin de ce foyer, d’autres gouttelettes isolées, disséminées sur le reste de l’épithélium, qui secolorent également à la fluorescéine.
On prescrit un traitement par pommade à l’aristol.
La malade est revue au bout de 3 jours : les lésions se sont étendues (fig. 1).
Après 10 jours de traitement on constate une légère amélioration mais il subsiste toujours des formations de gouttelettes. Dans ce cas il semble que l'affection ait évolué sans réagir au traitement puisqu'on à constaté successivement une extension puis
une régression sans qu’on ait changé la thérapeutique.
Malades traités par raclage total ou partiel
de 1a cornée.
O8s. VII. — Mme F..., 26 ans.
Le 27 avril 1925, à la suite d’un traumatisme insignifiant, kératalgies depuis 3 semaines.
Examen cornéen négatif.
Raclage total de la cornée.
Le 7? août 1933, guérison maintenue depuis 8 ans.
Os. VIII. — M.B..., 26 ans.
Le 21 octobre 1926, corps étranger sous-palpébral de l'œil gauche ayant provoqué une érosion cornéenne.
Le 16 fevrier 1927, crises kératalgiques fréquentes depuis 3 mois.
Examen cornéen négatif.
Raclage de tout l'épithélium.
SE NS Le 14 Septembre 1933, guérison immédiate et mainténüe depuis plus dé 6 ans.
Os. IX. — Mme H..., 30 as.
Le 8 mars 1927, vient consulter pour une érosion cornéenne dë l’œil gauche.
Prescription : collyre à l’allocaïne à 1 %. Pommade à l'aristol à 2 % ét pansement flottant.
Le 8 juin 1927, crisés kératalgiques depuis quelques jours.
L'examen après instillation de fluorescéine ne révèle aucuné solution dé continuité, mais l'épithélium semble très légèrement surélevé au niveau de l'érosion constatée il y à 3 mois.
Prescription : pommade à l’oxyde jaune à 2 %.
Le 28 juin 1928, les crises se sont espatées au début mais se renouvellent avec une violence accrue depuis quelque temps.
On constate la présence d’une petite bulle qu’on abrase.
Le 1° septembre 1928, après 3 Semaines dé tranquillité, crises plus aiguës depuis 6 semäines.
Prescription : collyre au nitrate d'argent à 1 %.
Le 20 septembre 1928, aucun soulagement. Raclage de tout l’épithélium.
Le 28 septembre 1928, suites opératoires normales, ne souffre plus.
Le 2 avril 1931 et 3 mars 1933,.güérison maintenue:
En résumé : après une érosion Cornéenne, constatée et traitée, apparition de crises kératalgiques qui résistent successivement à la pommade à l’oxyde jaune, à hn raclage partiel et au collyre au nitrate d'argent à 1 % et qui disparaissent immédiatement après un raclage total, Guérison datant de 5 ans.
O8s. X. — Mme G::.:.230"ans;
Le 2 octobre 1928, traumatisme par brahcheé d'arbre il y a 3 ans sur l'œil droit. |
Crises këratalgiques depuis quelques mois.
On constate un très petit plissement épithélial qu’on peut déplacer en faisant passer sur lui la paupière supérieure. La fluorescéine ne prend pas.
Prescription: pommade à l’oxyde jaune à 3 %.
Le 13 décembre 1928, le plissement persiste, les douleurs ont la même fréquence. Raclage total de l’épithélium.
Le 27 décembre 1928,.0on ne constate plus aucune lésion. La malade n’a pas souffert. Revue le 29 septembre 1929, le 12 juillet 1930, le 19 septembre 1931, le 22 avril 1932 et le 12 janvier 1933. Aucune lésion visible ni aucune douleur (guérison depuis 5 ans).
En résumé : cas rare où un plissement épithélial est constaté.
Echec de la pommade et succès du raclage total.
Os. XI. — Mile M..., 4 ans.
Le 23 janvier 1930, douleurs aiguës, au réveil de lPenfant depuis un mois à l'œil gauche. Aurait été blessée précédemment par une épine. |
La fluorescéine ne prend pas mais on constate un soulèvement épithélial.
Raclage total de l’épithélium.
Le 8 septembre 1930, guérison maintenue depuis 8 mois.
‘Ilest à noter que c’est le seul cas jusqu’à présent cité de
kératalgie traumatique chez un enfant.
O8s. XIE. — M. D..., 54 ans.
Le ? février 1930, a reçu un coup d’ongle il y a 3 mois sur l’œil gauche.
Kératalgies depuis { mois. Examen cornéen négatif.
Raclage total de la cornée.
Le 4 juillet 1933, guérison des kératalgies maintenue depuis
4 ans 4/2, mais début de glaucome chronique.
Ogs. XIII. — Mlle V..., 30 ans.
Le 9 avril 1930, taumatisme par branche d'arbre il y à 4 à D mois.
Kératalgies depuis 2 mois.
Examen cornéen négatif.
Prescription : collyre au nitrate d'argent 1 % et pommade à l’oxyde jaune à 1 %.
Le 3 juin 1930, amélioration passagère puis récidives aussi aiguës. |
Raclage total de la cornée.
Le 22 septembre 1930, guérison maintenue encore le 14 mai
O8s. XIV. — Mme D..., 37 ans.
Le 31 octobre 1930, coup d’ongle il y a 2 mois sur l'œil droit. Kératalgies tantôt tous les jours, tantôt espacées d’une semaine.
Examen de la cornée négatif.
Raclage de la cornée.
Le 8 décembre 1930, n’a pas eu de nouvelle crise douloureuse.
Le 26 décembre 1930, Kératalgie depuis quelques jours. Raclège total.
Le 4 février 1932, guérison.
LAN DURS C’est le seul cas où un deuxième raclage cornéen a été nécessaire.
Os. XV. — Mme R..., 27 ans.
Le 25 mars 1981, traumatisme sur l'œil gauche il y a 3 ans. Depuis 3 mois crises kératalgiques fréquentes.
Examen cornéen négatif. |
Raclage total de l’épithélium.
Octobre 1933, guérison maintenue depuis 2 ans 1/2.
O8s. XVI. — Mme T..., 58 ans.
. Le 6 janvier 1932, coup d’aiguille à tricoter sur l'œil droit il y a 2 ans.
Kératalgies depuis quelques mois.
Examen de la cornée négatif.
Prescription : pommade à l'oxyde jaune à 2 %. Le 1°* août 1932, douleurs persistantes. Abrasion au centre. Le 2 septembre 1932, après amélioration, nouvelle crise douloureuse.
Prescription : pommade au bleu de méthylène et à l’oxyde jaune. Le 19 décembre 1932, guérison.
Eu résumé : raclage partiel suivi de récidive, guérison après
traitement par pommades.
OBSANVIIE NEIL 7" 56/ans,
Le 19 septembre 1932, crises kératalgiques depuis 3 mois (après léger traumatisme par morceau de papier), taie ancienne mais aucune lésion récente visible.
Prescription : cellyre au nitrate d'argent à 1 %.
Le 4 novembre, pas d'amélioration. Raclage cornéen total.
Le 27 mai 1933, guérison depuis 8 mois.
Re SAR
Ogs. XVIIL. — MmeM..., 35 ans.
Le 6 octobre 1932, corps étranger sous-palpébral et large érosion cornéenne de l’œil droit.
Le 127 mai 1933, kératalgie. Examen de la cornée négatif.
Raclage total de l'épithélium.
Lé 14 septembre 1933, guérison maintenue depuis un an.
O8s. XIX (personnelle). — Mme M...; 42 ans.
Le 30 décembre 1932, a reçu à l'œil droit un coup d’ongle il y a 10 mois. Crises kératalgiques depuis deux mois, irrégulièrement espacées mais quotidiennes depuis 5 jours.
Examen à l’éclairage oblique après instillation de fluorescéine absolument négatif ; l'examen biomicroscopique à la lumière indirecte révèle sur le quadrant süpéro-exterhe un petit foyer d’une trentaine de bulles très fines la plupart confluentes et disposées en files irrégulières. Sur le reste de la cornée on trouve 5où 6 petites bulles isolées. A l'éclairage direct ces lésions sont à peu près invisibles.
Raclage cornéen total à l'aiguille à corps étranger.
Suites opératoires normales.
Le 20 septembre 1933, guérison maintenue depuis 9 mois.
Aucune lésion décelable à la lampe à fente.
Os. XX (personnelle). — Mme H..., 31 ans.
Le 8 mars 1933, malade particulièrement nerveuse qui a été griffée à l'œil droit, il ya { an 1/2 par une branche d'arbre. Crises kératalgiques depuis plus d’un an, tantôt espactes d’un ou deux jours et tantôt de deux ou trois semaines. La ma-
lade à pris l'habitude à son réveil de s'écarter les paupières