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très doucement avec les doigts, prétendant que par ce procédé les crises sont plus rares et en tous cas certainement moins violentes.
A l'éclairage oblique on constate la présence d’un très petit pli épithélial à convexité inférieure.
Raclage cornéen total, mais voulant éviter le plus possible lirritation, nous employons la spatule à réduction de l'iris, moins traumatisante; la presque totalité de l'épithélium s’enlève facilement et nous n’insistons pas pour abraser la zone marginale restante.
L'épithélium n’a repris son aspect normal qu’au bout de trois jours puis la malade se plaint de voir trouble de son œil droit qui avait auparavant une acuité normale. On constate que de ce côté la pupille est un peu plus étroite avec un verre de — 14 V — 1/,,. Ce léger spasme de l’accommodation a duré jusqu’à fin mars.
Pendant 3 mois la malade n'a eu aucune crise kératalgique mais il s’en est produit plusieurs depuis le mois de juin.
Le 20 septembre 1933, à l'éclairage oblique, examen cornéen absolument négatif même après instillation de fluorescéine. Au miroir plan aspect chagriné d’une petite zone cornéenne. A la lampe à fente : formations tubulées irrégulières et quelques bulles rares disséminées.
En résumé : échec d’un raclage cornéen peut-être insuffisant.
Cas unique d’une complication due à l'intervention (myopie
traumatique).
Oss. XXI (d’après Vogt). — M. X..., 28 ans.
Vient consulter le 21 mars 1921 pour crises kératalgiques
après blessure à l’œil gauche par coup d’ongle.
EMEDte
A la lampe à fente on constate une petite zone grise qui se révèle à l'éclairage indirect composée de gouttelettes et de formations tubulées les entourant.
On pratique l’abrasion de cette zone et on l'irrigue à l'eau chlorée.
Le malade est revu 3 semaines après, il n’a pas eu de nouvelle crise mais on aperçoit encore des chaînettes de pointillés très fins.
On trouve quelquefois ces pointillés (dont la dimension est sensiblement celle d’une cellule épithéliale) plus d’un an après un traitement par abrasion sans que le malade ait présenté de crise douloureuse dans l'intervalle sauf parfois une brève sensa-
tion de poussière dans l'œil.
O8s. XXII (d'après Vogt). — D' X..., 34 ans.
Souffre depuis plusieurs mois de crises kératalgiques extrêmement violentes et fréquentes. A la lampe à fente, à la lumière indirecte, on voit une zone dont la partie supérieure est composée de formations tubulées et la partie inférieure de très fines gouttelettes. On pratique l'abrasion suivie d'irrigation à l’eau chlorée. Dans ce cas un an après on a pu constater encore quelques gouttelettes occasionnant par moment la sensation de corps
étranger (Fig. 21.
O8s. XXIIL ‘d’après Vogt). — M. X..., 52 ans.
Depuis 16 ans, à la suite d’un coup d’ongle d'enfant, présente des crises kératalgiques.
Traité depuis ce temps par des pommades sans succès. En 1928 le malade se décide enfin à subir l’abrasion, mais entre
temps un trouble important du parenchyme cornéen s’était pro-
| — 67 — duit entraînant une diminution considérable de l'acuité visuelle. Après l'intervention le trouble cornéen régresse peu à peu et la
vision passe en 3 mois de 3/10 à 8/10.
OBs. XXIV (d'après Vogt). — Mme X..., 51 ans.
Depuis longtemps, crises douloureuses mais affirme n’avoir jamais eu de traumatisme.
On constate des érosions multiples de la cornée et comme on trouve aussi l'aspect classique de goultelettes on pratique l'abrasion de cette région qui amène une cessation des phénomènes douloureux pendant quelques mois. Puis la malade revient avec une nouvelle kératalgie. Un examen minutieux montre dans une autre région épithéliale un foyer de gouttelettes (qui peut être avait passé inaperçu la première fois}. On l’abrase.
La guérison est maintenant complète depuis 3 ans.