‹ Sur La Méthode Statistique et Son Emploi Dans Les Sciences MédicalesChapitre 7 sur 19 · D VE · texte numérisé non relu

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vellement délerminé une médication pathogénique. Enfin pour l’établissement même de ces nouveaux types et de cette nouvelle classification, la statistique restera comme la meilleure preuve de leur existence et de leur valeur ; et, comme on s'aperçoit de plus en plus que la cause déterminante a besoin du concours de conditions multiples pour créer tel ensemble pathologique, c’est encore la staüstique qui permettra d'établir un type moyen clinique cœxistant en même temps que le type pathologique.

Ce que nous avons dit au sujet de l'emploi de la statistique en pathologie peut presque se répéter pour la thérapeutique. lei cet emploi a été beaucoup plus général ; il a servi par comparaison à établir la valeur d'un médicament ou d’une méthode opératoire, il en a donné les indications.

D'ailleurs « toute la posologie n'est qu'une suite de moyennes ; et, sous peine de recommencer indéfiniment l'expérience médicale, il faut bien. dire au médecin qui débute que la dose vomitive de l’émétique est pour un adulte d'environ deux grains dans trois verres d’eau, et, cette moyenne, on n'y échappe pas pius dans la pratique que dans l’enseignement. » P. Rayer.

Voici d'autre part ce qu'écrit sur ce sujet M. le professeur Bouchard dans l'introduction aux Eléments de matière médicale et de thérapeutique de Nothnagel et Rossbach :

« Je défie que l’on apprécie sans elle (la statistique), la valeur d’une méthode de traitement, car elle n’est autre chose que l’observalion, l'observation qui gagne en géné-

ralité ce qu'elle perd en précision. Celle méthode empi- Pierrot 4

rique ne juge pas seulement la valeur des moyens empiriques, elle apprécie toutes les autres méthodes et prononce sur l'efficacité relative de tous les modes de traitement; elle pose donc à son tour des indications générales. Cette méthode tant exaltée et tant décriée, n’invente rien, mais elle juge, et sa magistrature s'étend à tout ce qui à la prétention de guérir. Quelque réserve quil convienne de faire sur l’infaillibilité de ses jugements, quelque dédain qu’on puisse afficher pour cette méthode numérique, il n’est aucun médecin qui ne lui rende témoignage, car il n’est aucun médecin qui n’ait ou qui ne désire avoir une opinion sur la valeur relative des procédés du traitement. Nul ne les jugera d’après l'effet heureux ou malheureux observé dans un cas isolé ; tous attendent, pour se prononcer, que l'expérience se soit multipliée. Le médecin qui invoque à l’appui de ses préférences, l'impression qui. résulte pour lui d’une pratique étendue, fait de la thérapeutique statistique, seulement il fait sa statistique de mémoire et par à peu près. Nous avons tous de ces impressions et il se rencontre que si nous avons gardé les observations qui ont fait naître ces impressions, si nous les compulsons, si nous les analysons, si nous les comptons, nous sommes souvent obligés de reconnaitre que notre arithmétique mentale était erronée et que nos impressions étaient inexactes. Un médecin digne de ce nom saura choisir les éléments de son calcul : il n'ira pas, par exemple, appliquer à la thérapeutique des vieillards les données numériques qui semblent vraies pour la médecine des enfants ; il se tiendra en défiance contre les statistiques en bloc basées sur des observations venues on ne sait d’où et

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