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placées hors de portée de la critique. Mais il maintiendra la prévalence des conclusions déduites de faits qu'il a observés, qu'il a pesés, qu'il a comptés. C'est-à-dire que les meilleures statistiques,sont lesstatistiquesindividuelles. Quand de semblables stalistiques fournies par des médecins qui savent observer et qui savent critiquer, donnent des résultats concordants, il s'établit en thérapeutique une opinion moyenne qui reste sujette à révision, mais dont il paraît téméraire de ue pas tenir compte. »
D'ailleurs on peut dire de la statistique thérapeutique ce que nous avons dit de la statistique pathologique. Quand on saura agir sur les causes connues des états pathologiques, la stalistique restera pour juger de la valeur de la méthode employée. C’est ce que dit M. le Professeur Bou- Chard un peu plus loin :
« L'avenir appartient à la thérapeutique pathogénique, dont les indications seront réalisées par la thérapeutique physiologique avec le contrôle de la thérapeutique statistique. »
Les avantages de l’antisepsie ont été prouvés par de très nombreuses statistiques, par l’abaissement très grand de la mortalité, dans les maternités, par exemple. C'est encore à la statistique qu’on s’est adressé pour montrer la valeur de la vaccination antlivariolique et dela vaccination antirabique.
A la séance du 19 juin 1896 de la Société Médicale des Hôpitaux, M. Sevestre vient de donner les résultats statistiques de l'emploi de la sérothérapie antidiphtérique à l'hôpital des Enfants Malades. Presque tous les petits malades ont reçu à leur entrée une injection de 20% de