‹ Sur la Pathogenie du Diabète InsipideChapitre 9 sur 26 · EUR · texte numérisé non relu

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11 y a une chute faible et transitoire de la quantité d’urines qui bientôt remonte rapidement pour atteindre 2 em> par minute. La chute des chlorures urinaires est régulière, sans à-coups ; il n’y a pas de diminution appréciable du débit sanguin à travers le rein à la suite du passage de ce sang à travers la tête de l'animal. Un moment plus tard, la tête et le cou furent enlevés du circuit. Pour montrer que l'absence d’action sur le rein isolé au passage du sang à travers la tête du chien était dû au manque d’hormone pituitaire et non à une insusceptibilité du rein isolé à l’action pituitaire, on ajoute de la pituitrine au sang. La réponse typique à la pituitrine est immédiatement rendue manifeste.

Afin de compléter ces travaux, VERNEY, reprenant les techniques opératoires de CUSHING, CAMUS et Roussy et autres, étudie l’action de l’hypophysectomie sur la diurèse.

Il obtient, après une période de latence de 30 minutes, une polyurie nette avec diminution de l’excrétion des chlorures.

Il jugule ensuite cette polyurie par des injections lentes et continues de pituitrine qui ramènent la sécrétion du rein à un état physiologique. L'arrêt de l'injection provoque, après une période de latence de 15 minutes, la réapparition des phénomènes urinaires.

A la suite de ces études, l’auteur conclut qu'il n’y a aucune preuve actuellement contre la théorie qui veut que la polyurie du diabète insipide soit due à une inhibition ou à un arrêt de la sécrétion par l’'hypophyse d'un principe antidiurétique et il y à un grand nombre de faits qui militent en faveur de cette théorie.

La polyurie consécutive à l'isolement du rein des mammifères est due à ce que cet organe ne subit plus l’action antidiurétique continue de la sécrétion hypophysaire normale. Le diabète insipide est dû au divorce entre l’hypophyse et le rein, tandis que l’ingestion d’eau, selon toute probabilité, amène une inhibition temporaire de la sécrétion hypophysaire, ce qui libère le rein de l’action antidiurétique de cette sécrétion ; cependant le mécanisme de cette inhibition physiologique n'est pas très clair actuellement.

Léon BRULL, à Liège, publie à son tour, en 1930, le résultat de plusieurs expériences pratiquées par lui. Après avoir repris les travaux de STARLING et VERNEY, il expose plusieurs‘interventions, tant par piqûre du tuber cinereum que par hypophysectomie.

Voici in extenso les plus caractéristiques de ses observations :

HYPOPHYSECTOMIES

II" Cas. — Un chien de 8 kgs 25 ayant reçu 200 ém3 d’eau par la sonde œsophagienne est anesthésié de la même façon que les témoins. Son rein. gauche est énervé et les canules placées dans les uretères. Il recoit alors 100 cm3 de NaCI à 9 p. 1.000 dans la jugulaire, puis d’une facon constante 2 cm3 par minute de la même solution jusqu’à la fin de l'expérience. Après deux heures d'observation la diurèse est toujours faible, l’urine de droite contient 2,9 NaCI p. 1.00C. La trépanation est alors effectuée, l’hypophyse est enlevée aisément (les deux lobes se séparent cependant) ; une demi-heure après cette opération, la diurèse augmente brusquement, elle est plus que décuplée en peu de temps et les chlorures disparaissent de l’urine. On injecte alors 4 mgr. de

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pituitrine (British Drug Houses) dans la jugulaire, la diurèse tombe au cinquième de ce qu’elle était et les chlorures montent à 4.50 p. 1.000, étant donc fortement augmentés en pourcentage et aussi dans leur débit total. |

Autopsie. — Les deux lobes sont fixés pour examen histologique. A la base du cerveau, au niveau de l’insection du pédicule, on ne voit aucun reste glandulaire à l'œil nu, seulement un petit caïllot adhérent. Pas de lésion visible au plancher du 3° ventricule.

Histologie. — Les deux lobes ont été enlevés complètement, y compris la pars intermédia qui entoure la pars postérior. Foyer hémorragique situé exactement dans la matière cérébrale à laquelle s’insère le pédicule. Des éléments de la pars tubéralis restent adhérents à la base du cerveau, mais ils sont fortement infiltrés par l’hémorragie. Le foyer hémorragique est assez volumineux (environ 2 mm. de diamètre). Il paraît situé un peu plus en avant que le foyer habituellement cautérisé dans d’autres expériences.

En somme : polyurie intense avec disparition du CI urinaire après hypophysectomie. Rétablissement d’une diurèse et d’une chlorurie normales par la pituitrine. Foyer hémorragique à la base du cerveau.

III" CAS. — Ce sont à peu près les mêmes conditions expérimentales que dans le précédent, c’est-àdire même narcose, infusion constante de Na Cl (5 cm3 par minute), sauf que la trépanation est faite dès le début de l’expérience, que les méninges sont ouvertes, que le lobe temporal est soulevé par des tampons d’ouate, qu’en somme tout est préparé pour l'hypophysectomie, opération qui est remise à plus

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tard. Notons que de cette façon une bonne partie du liquide céphalorachidien intracranien s'écoule ou est absorbé par l’ouate. On voit que la diurèse est de même ordre de grandeur que dans le cas précédent et que le taux urinaire des chlorures monte progressivement, et cela deux heures durant. À ce moment l’hypophyse est enlevée : les deux lobes se séparent au moment où l’on saisit la glande et tombent dans la selle turcique. Le lobe postérieur est écrasé par la pince, mais il est enlevé par fragments, le lobe antérieur venant d’une pièce. Toutes les pièces au nombre de 4, sont fixées pour examen histologique.

Une demi-heure après l’exérèse de Ja glande, les chlorures urinaires (rein droit) sont tombés de 8,8 p. 1.000 à 0,08 p. 1.000, la diurèse a doublé pour le rein gauche, triplé pour le rein droit (on voit que la chute des chlorures est plus forte que l’augmentation de diurèse). Celle-ci continue d'augmenter dans des proportions énormes (12 fois à droite, 14 fois à gauche). Deux heures après l’hypophysectomie, on injecte 1 mgr. de pituitrine (British Drug Houses) dans la veine ; la diurèse est réduite au 1/3 à droite et au taux initial à gauche. En même temps, hausse des chlorures qui montent à la concentration qu’ils avaient atteinte avant l’hypophysectomie, dépassant ainsi en débit le double de ce qu’ils étaient à leur apogée antérieure. L'expérience est alors suspendue.

Autopsie. — 1° Des quatre pièces enlevées, deux semblent être du lobe antérieur, deux du lobe postérieur.

2° On voit un caillot à l’insertion du pédicule hypophysaire, dans lequel on ne distingue aucun gros fragment de glande. Aucune lésion apparente dans le voisinage,

3° Dans la selle turcique adhère un fragment assez important de glande.

Exasnen histologique. — La base du cerveau est débitée en coupes. Le pédicule est complet et inséré à la base. Tout autour du pédicule, tissu d’apparence tubérienne, très richement vascularisé, bien conservé, vésicules peu abondantes et peu turgescentes, épithélium souvent très cylindrique. Petit foyer hémorragique dans la matière cérébrale (dans un noyau situé immédiatement en arrière de l’insertion du pédicule). Foyer plus volumineux situé plus en arrière (endroit des cautérisations des autres expériences). Grosse portion glandulaire adhérente à la dure-mère, bien vascularisée. Pièces enlevées : deux pièces de lobe antérieur, deux pièces de lobe postérieur. On distingue très bien la pars intermédia entourant les fragments de lobe postérieur.

IV”®° CAS. — Chien de 8,5 kilos préparé de la méme façon et recevant dès le début de l’expérience 3 cm3 NaCI à 9 p. 1.000 par minute dans la jugulaire.

Après 45 minutes la diurèse est restée inchangée. L’'hypophyse est alors enlevée apparemment entièrement. Après 2 heures seulement se produit la polyurie et la chute des chlorures. Il faut une injection de 10 mgr. de pituitrine pour faire monter les chlorures de 0 à 10,5 p. 1.000 et pour réduire la polyurie de moitié.

Autopsie. — On ne voit au niveau de l'insertion du pédicule qu’un caillot.

Examen histologique. — Le pédicule est resté en

place, entouré d’un manchon de cordons glandulaires. Ce tissu a l’aspect vésiculaire et richement vascularisé de la pars tuberalis ; il est infiltré partiellement d’hémorragie ; petits foyers infiltrant la matière cérébrale à l'insertion du pédicule. Les deux

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lobes enlevés sont assez complets, le postérieur enveloppé de la pars intermédia.

Dans la selle turcique, un tout petit fragment glandulaire.

En somme : Hypophysectomie assez complète. Polyurie et chute des chlorures assez tardive. Effet net de la pituitrine sur la polyurie et les chlorures (la pituitrire Boots est incontestablement moins active que la B.D.H.).

V®*° Cas. — Une chienne de 15 kilos est anesthésiée au chloralose seulement. Elle ne recoit aucune injection. Pas d’énervation rénale. Canules dans les uretères.

L'animal est observé pendant une heure 20. La diurèse est restreinte. L’hypophyse est alors enlevée, aisément, d’une pièce. Une heure après cette opération la diurèse commence à augmenter pour devenir après 3 heures plus de huit fois plus forte qu’au début de l'expérience. Les chlorures n’ont pas été dosés.

Autopsie. — Hypophysectomie apparemment totale. Petit caillot recouvrant le reste du pédicule.

Examen histologique. — On ne trouve plus d’éléments qui ont la structure de la portion antérieure. Attachés à la base du cerveau se trouvent des tissus dont la structure et les relations topographiques sont celles du pédicule. Il n’y a pas de lésion du tissu nerveux du tuber.

En somme : Hypophysectomie (seule la portion tubérienne reste), avec polyurie nette. Pas de lésion tubérienne. À noter que la polyurie est survenue alors que l’animal n’a reçu aucune injection de liquide.

. BRULURE DU TUBER CINEREUM

XI" Cas. — Chienne de 16 kilos. Même préparation.

L'animal est observé pendant 2 h. 45 avant et 2 h. 30 après qu’on a effectué une brûlure du tuber. Celle-ci porte, comme toutes les autres, immédiatement en arrière de l'insertion du pédicule. Enfin l'hypophyse est enlevée mais une hémorragie nécessite l’arrêt de l’expérience.

La diurèse reste constante ; les chlorures, à 4.5 p. 1.000 au début de l’expérience, sont à 3.9 p. 1.000 à la fin.

Autopsie. — Lésion considérable de la région tubérienne, qui semble complètement détruite. L’hypophyse est détachée.

Examen histologique. — Une portion importante de la pars antérior est encore adhérente au plancher. Les coupes sagittales montrent une lésion traumatique assez importante du tuber en arrière de l'insertion du pédicule. Enveloppant celui-ci on voit une masse assez importante de pars tubéralis, facile à distinguer de la pars antérior.

En somme : Grosse lésion tubérienne sans effet ni sur la diurèse ni sur l’excrétion des chlorures.

XII"° CAS. — Chienne de 10 kilos.

La diurèse reste faible durant 2 heures. Le tuber est alors brûlé sans effet sur le débit urinaire. Le taux des chlorures urinaires ne change guère.

Autopsie. — On voit une grosse lésion destructive cecupant toute la moitié gauche de la partie posthypcphysaire du tuber. L’hypophyse a été partiellement détachée par l’enlèvement du cerveau.

Examen histologique. — L'hypophyse reste adhérente à la base. On reconnaît le lobe antérieur, mais le lobe postérieur doit s'être détaché dans le fixateur et n’a pas été coupé.

En arrière du pédicule, dans la région tubérienne, sur une zone circulaire d'environ 3 mm. de diamètre, se voit un bouleversement du tissu nerveux, sans hémorragie ni infiltration leucocytaire, qui paraît répondre à la lésion traumatique.

En somme : Lésion tubérienne sans effet sur la sécrétion urinaire.

XIII" CAS. — Chienne de 10 kilos anesthésiée au chloralose seul. Canules dans les uretères. Pas d’injection de NaCI.

Observée pendant une heure avant et 2 heures après une brûlure du tuber. La diurèse n’a fait que diminuer. Les chlorures n’ont pas été dosés.

Autopsie. — L’hypophyse ne paraît pas lésée et est bien suspendue à son pédicule. Le tuber paraît complètement détruit au niveau de l’insertion du pédicule.

Examen histologique. — Lésion traumatique non accompagnée d’hémorragie atteignant le tuber au point d’attache du pédicule, l’infundibulum est ouvert.

Les trois portions de l’hypophyse ne montrent pas d'indice de lésion traumatique. Les altérations histologiques qui s’observent s’expliquent suffisamment par l’emploi de l’alcool comme fixateur.

En somme : Conservation de l’hypophyse, destruction tubérienne évidente sans effet,

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BRULURES DU TUBER CINEREUM AVEC HYPOPHYSECTOMIE SUBSEQUENTE

XIV" Cas. — Une chienne de 9 kilos est anesthésiée comme les précédentes.

À l’énervation du rein gauche, la veine rénale est blessée ; ce rein est enlevé. Une canule est placée dans l’uretère droit, et, dès le début de l’observation et jusqu’à la fin, une infusion constante de NaCl à 9 p. 1.000 est effectuée. Au début aussi la région hypophysaire est mise à découvert et un fil chauffé au rouge est enfoncé dans le 3° ventricule immédiatement en arrière de l’insertion du pédicule.

L'animal est alors observé durant 3 h. 20. Pendant ce temps la diurèse est doublée, le taux urinaire des chlorures monte de 0,5 à 3,9 p. 1.000.

L’'hypophyse est alors enlevée (les deux lobes se séparent mais la glande paraît enlevée totalement). La diurèse monte progressivement pour être triplée après 3 heures. Les chlorures disparaissent de l’urine après 1 h. 20. Enfin 2 megr. de pituitrine (B.D.H.) sont injectés. La diurèse diminue de moitié, le taux des chlorures revient à ce qu’il était avant l’hypophysectomie,

Autopsie. — Les deux lobes glandulaires sont fixés. La base du cerveau est prélevée, on voit un caillct de sang au niveau de l’insertion du pédicule sans qu’on distingue l’endroit de la brûlure.

Histologie. — Les deux lobes glandulaires paraissent assez complets ; le lobe postérieur est enve- Icppé de la pars intermédia. Un petit fragment de pédicule est adhérent avec des éléments peu abondants de pars tuberalis. Assez gros foyer hémorragique extra-cérébral au niveau de la section du pé-

dicule. Le sang infiltre en certaines plages assez limitées la substance cérébrale immédiatement susjacente. On peut suivre sur la série des coupes une traînée de destruction de la substance cérébrale, acccmpagnée d’hémorragie, pénétrant immédiatement en arrière du pédicule en allant rejoindre la paroi du 3° ventricule. Celui-ci est rempli de sang et de substance cérébrale. Dure-mère sans fragment reconnaissable.

En somme : Lésion indéniable de la base susjacente à l’hypophyse, sans effet sur la sécrétion urinaire après plus de 3 heures. L’hypophysectomie ultérieure produit les effets caractéristiques, qui sont annulés par une injection subséquente de pituitrine.

XV”° CAS. —, Un chien de 12 k. 1/4 est anesthésié comme précédemment. Le rein gauche est énervé et des canules placées dans les uretères. 5 cm3 NaCI 9 p. 1.060 par minute sont infusés par la jugulaire pendant toute l’expérience.

Dès le début une aiguille est enfoncée sous l’occipital dans l’espace sous-arachnoïdien et laissée en place (l'animal étant sur le dos). Il s'écoule 16 cm de liquide céphalorachidien.

Trois heures après, la trépanation est effectuée et un fil chauffé au rouge est enfoncé dans le 3° ventricule immédiatement en arrière du pédicule hypophysaire. Cependant la diurèse n’a pas varié pendant les 3 heures qui ont précédé et 1 h. 29 qui se sont écoulées après cette opération. Les chlorures sont montés des environs de 0,15 p. 1.000 dans les deux urines à 6,5 et 9,7 p. 1.000 respectivement. L’hypophyse est alors enlevée. La glande ne peut être reti- rée d’une pièce, mais, après cette intervention, les

chlorures tombent à 0,8. On injecte alors 5 mgr. de pituitrine (British Drug Houses), la diurèse est réduite de plus de moitié et les chlorures remontent à leur taux précédent.

Autopsie. — On voit une large lésion de la base en arrière du pédicule hypophysaire (le ventricule est béant. A l'insertion du pédicule, un caillot. Dans la selle turvique, un fragment de glande adhérent.

Histologie. — Les pièces n’ont pas été conservées.

En somme : Le drainage du liquide céphalorachidien, effectué ici à la fois par deux voies, est resté sans effet, comme la brûlure de la base. L’hypophysectomie et l’injection de pituitrine produisent les effets les plus caractéristiques.

Ces observations montrent nettement que l’hypophysectomie complète entraîne une polyurie presque immédiate. Cette polyurie ne peut être attribuée à des lésions du tuber, car dans deux cas non rapportés ici les cas 9 et 10 de BRULL l’hypophysectomie était incomplète mais les lésions du tuber cinereum existaient, sans qu’on ait observé ni polyurie, ni chute des chlorures.

Les cautérisations du tuber cinereum pratiquées isolément sont restées sans effet sur l’excrétion urinaire tandis que dans deux cas l’hypophysectomie subséquente entraîne la polyurie et la chute des chlorures.

C’est pourquoi l’auteur conclut :

1° Chez le chien sous narcose on peut provoquer par l’hypophysectomie, et dans les premières heures qui suivent, une polyurie intense avec arrêt de l’excrétion des chlorures.

au 70 us

2° Ce phénomène n’a pu être reproduit par cautérisation du tuber.

3° L'injection de pituitrine suspend les effets de l’hypophysectomie.

4° L'importance de la pars tuberalis dans la régulation de la sécrétion urinaire est discutée. Le fait que les hypophysectomies respectent en tout ou en partie la pars tuberalis soutient l’hypothèse que celle-ci peut jouer un rôle sécrétoire compensateur en l’absence des autres parties de la glande.

Les lésions produites ont été contrôlées anatomiquement.

Ainsi, les travaux si intéressants de BRULL viennent confirmer les premières recherches de STAR- LING et de VERNEY.

D'un autre côté TRENDELENBURG en 1925, à la suite des travaux de SATO dans son laboratoire, montre que le tuber contient lui-même une substance ccytocique et antidiurétique analogue à celle contenue dans le lobe postérieur, que cette substance augmente fortement dans le tuber cinereum après l’hypophysctomie.

Mais en 1927, Hélène BOURQUIN croit avoir extrait des tissus de la base du cerveau une substance diurétique que l’on trouverait en plus grande abondanc® chez l'animal polyurique que chez l’animal normal.

TRENDELENBURG reprenant dla question en 1928 critique ces expériences et montre que les chiens d'Hélène BOURQUIN ont été anesthésiés par le véronal. Or ce produit a pour effet d’inverser les propriétés de l’hormone hypophysaire.

Il conclut donc :

Après ablation de l’hypophyse apparaît dans le tuber cinereum une quantité non négligeable d’une

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