CONCLUSION
Après une année passée à Rome, j'ai pris congé de mon hôte Quintus , en lui souhaitant toutes les prospérités que les dieux peuvent accordera un mortel; s'il est vrai que nos dieux ont ce pouvoir, car je commence à être pris de doute! Géton et Armonax, qui sont libres maintenant et qui repartent avec moi pour les Gaules, m'ont parlé de leur Dieu, et j'hésite entre leur foi et celle de mes pères.
Ce matin , quand du haut de notre char nous avons aperçu Rome pour la dernière fois, Géton a étendu la main, et s'est écrié :
— Adieu! nouvelle Babylonel coupe empoisonnée où viennent s'enivrer les nations! tes dieux s'en vont et tes hommes ne sont plus! Le jour de la ruine est proche pour toi ; mais sur cette ruine se fondera un empire plus puissant que le tien n'a jamais été, et, quelque
SOUVENIRS d'un GAULOIS 241
élevé que soit le Gapitole, on le voit de moins loin u'on ne verra un jour le gibet du crucifié! Ce manuscrit a été fini par moi, Gréanthis, fils de Vermonien, dans les premiers jours du mois consacré à Janus (janvier), et laissé comme souvenir d'amitié à mon neveu Artobule, habitant de l'élégante Pompéia.
fii
CIIATEAUBP.IAND