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LES SCIENCES PHYSIQUES

le hasard ait amené ce résultat : je croirai donc qu'il y a quelque artifice caché et que les mots qui vont être tirés dans la suite, compléteront le récit commencé.

Ce n'est qu'une probabilité, dira-t-on. Le hasard a pu amener ce résultat.

Je répondrai à cela que cette probabilité est extrêmement faible. La certitude que le hasard n'a pas amené ce résultat est aussi grande que peut l'être une certitude humaine. Car il n'y a pas de certitude absolue. Les règles de la logique sans doute, si elles sont bien observées, ne peuvent nous tromper. Mais suis-je jamais assuré qu'elles sont bien observées. Dans un calcul, la probabilité de faire une faute, si exercé qu'on soit, n'est pas nulle : elle est bien plus grande que celle d'obtenir, en tirant des lettres au hasard, une fable de Lafontaine.

Le fait donc qu'un phénomène étant observé 200 fois de suite, a pu paraître obéir à une certaine loi, peut bien me permettre d'affirmer qu'il n'y a pas là un hasard, et que, observé une fois de plus, il sera encore conforme à la même loi.

Le principe dit de Causalité, regardé généralement comme fondamental, s'énonce d'habitude ainsi : « Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. » (( Dans les mêmes circonstances les

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mêmes phénomènes se produisent toujours. » Mais il est impossible de jamais reproduire exactement le même concours de circonstances. 11 faudrait doue dire, pour que le principe ait une véritable valeur pratique : quand les causes sont à peu près les mê mes, les effets sont à peu près les mêmes. Sous cette forme, le principe de causalité n'est que le principe de continuité. La cause variant d'une manière continue, il en est de même de l'effet. L'effet est une fonction continue de la cause. C'est l'axiome bien connu : Natura non facit saltus.

Je ne discuterai pas plus longuement les principes des sciences physiques, dont j'ai déjà parlé dans le chapitre l^r et aussi dans le chapitre sur la matière.

Les sciences physiques ont reçu dans ce siècle, une extension considérable par la théorie de la lumière, la thermodynamique et la théorie de l'électricité. Actuellement, la théorie de la lumière est venue se fondre dans celle de l'électricité, comme je l'ai expliqué ailleurs, à propos de Yéther. Il reste encore bien des lacunes à combler, mais l'explication complète des phénomènes électriques sera, on peut l'espérer, rendue bientôt aussi complète qu'on peut le désirer. Il faut se défier, en ces matières, des fausses explications. L'éther qui remplit tout, et qui n'est peut-être qu'un être fictif (le système de vecteurs

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