‹ Sur la préparation de monocristaux de fer de haute pureté et sur certaines propriétés de ce métalChapitre 4 sur 37 · G. CHAUDRON · texte numérisé non relu

G. CHAUDRON

Membre de l'Institut, Directeur du Laboratoire de Vitry du Centre National de la Recherche Scientifique.

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Le travail que nous avons entrepris fait partie d’un ensemble de recherches effectuées au Laboratoire de Vitry du Centre National de la Recherche Scientifique sur la préparation et les propriétés des méiaux de très haute pureté.

Le fer, malgré sa très grande importance théorique et pratique, a été rarement préparé à un degré de pureté comparable par exemple à celui de l’aluminium et du cuivre. Or les théories récentes sur les interactions des atomes étrangers avec les imperfections du cristal conduisent à penser que des teneurs de l’ordre de 1077 par exemple peuvent jouer un rôle important.

Au cours de recherches systématiques sur la préparation de fer pur, nous avons peu à peu abandonné Ja méthode qui consiste à obtenir un échantillon fondu dans le vide ou dans un gaz inerte. En effet, quelle que soit la pureté des matières premières, il n’est pas possible d'éviter une pollution du métal par réaction avec le creuset.

Au contraire, les plaques de fer électrolytique peuvent comme nous l'avons montré, présenter après recuit dans l’hydrogène pur des propriétés physiques bien supérieures à celles du métal fondu et on peut alors conserver tous les gains de pureté obtenus dans les opérations antérieures. C’est ce succès technique qui a été à l’origine de notre travail.

Mais pour caractériser les différents échantillons il était indispensable de disposer de nouvelles méthodes analytiques et en particulier de la méthode des isotopes radioactifs qui possède une très grande sensibilité et également une spécificité parfaite.

Le fer pur est apparu avec des propriétés nouvelles que nous avons étudiées. C'est ainsi que dans la préparation de monocristaux de fer pur par la méthode de l’écrouissage critique, il apparaît la polygonisation prématurée du fer qui empêche le développement des grains.

Le fer très pur longuement recuit dans l'hydrogène n’absorbe plus l’hydrogène cathodique. Nous avons montré que tous ces faits nouveaux pouvaient être reliés entre eux. Par ailleurs, les recherches sur d’autres métaux effectuées au Laboratoire ont apporté des confirmations aux résultats obtenus sur le fer pur.

Notre exposé sera divisé en quatre parties :

Capelle Préparation et analyse du fer pur ;

.- Chapitre II. — Préparation de gros cristaux de fer pur : Chapitre III. — Etude de la polygonisation du fer pur ; Chapitre IV. — Etude de quelques propriétés du fer pur.

Nous exprimons notre respectueuse gratitude à M. Georges Chaudron, Membre de l'Institut, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris, Directeur du Centre d'Etudes de Chimie Métallurgique de Vitry, qui nous a dirigé dans ces recherches, pour les conseils qu'il nous a prodigués et l'intérêt constant qu'il nous a témoigné.

Nous remercions M. Léon Moreau, Sous-Directeur du Centre d'Etudes de Chimie Métallurgique de Vitry, dont l’expérience nous a été souvent fort utile.

Nous sommes heureux de remercier nos Collègues du Laboratoire, MM. Albert, de Beaulieu et Collongues. avec qui nous avons très amicalement collaboré pendant plusieurs années.

La Direction de l’Institut de Recherches de la Sidérurgie a bien voulu prendre à sa charge l'impression de ce travail. Nous tenons à lui exprimer nos plus sincères remerciements.

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