Une salle où se fait la rechange des enfants
Les projets de l'Association « La Maternité ouvrière » ne trouvèrent pas l'écho voulu. D'après un rapport de M. Bué, au Comité du travail féminin, il n y eut, en 1918, que 70 chambres d'allaitement environ. Après l'armistice, comme le dit Mme Letel-
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lier, la plupart des usines de guerre ayant transforné leur fabrication, des chambres furent supprimées ; mais, d'autre part, certains industriels des régions libérées, en s’efforcant de construire des établissements modèles, voulurent y installer des services de protection infantile. Les vides creusés par la guérre paraissaient, en outre, devoir rendre encore nécessaire l’utilisation, dans l’industrie, d’une importante main-d'œuvre féminine. On pouvait donc croire que les chambres d'allaitement, äppréciées durant les hostilités, allaient se multiplier rapidément. Leur nombre pourtant n'était, en 1920, pour toute la France, que de 57 avec 4.110 berceaux. Une eñquête faite. par Mme Létellier, en 1922, indique,
pouï le département de la Seine, 16 chambres.
d'allaitement pouvant recevoir 280 enfants. Leur nôibre actuel est de 21 avec 455 berceaux. Nous ighorons le chiffre global pour la France entière, mais si l’on admet que la progression à été partout la même, on peut l'évaluer, d’après Mme Letellier, dé 75 à 80. Or, un million ehiviron de femmes sont
protégées par les lois ouvrières, En supposant que
4 % de ces femmes accouchent chaque année, cela donne un total de 40.000 enfants ; et les chattibres né poutraient en abriter plus de 4.500 : encore un quart où un cinquième des berceaux est-il souvent inoccupé. Le nombre des énfants qui bénéficient actuellement des chambres ne dépasserait donc pas 1.200, comme le conclut Mme Letellier dans son article publié en octobre 1926,
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