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On ne peut songer à cystostomiser ce malade de 90 ans, affaibli et à azotémie certainement élevée. On place une sonde à débit ralenti, selon la technique du Professeur Marion. La vessie est vidée en 4 jours. Au bout de ce temps, on débouche la sonde, et on la laisse à demeure ouverte. Le malade n’a pas saigné, la température est restée normale, et les urines limpides. L'état général s’est considérablement amélioré ; l’appétit est revenu, la langue est devenue rose et humide, le malade lui-même se sent beaucoup mieux. Le 9 janvier Ur. : 0,72,
Le 29 janvier le malade quitte le service, et se soumet à des sondages quotidiens.
Os. XIII. — M. T..., 57 ans, comptable, Civiale 17, vient dans le service pour pollakiurie et dysurie très marquées datant de 6 mois et pour une sensation de fatigue et faiblesse générale. Le malade n’a aucun antécédent personnel ou héréditaire digne d’attention. Se plaint de perte d’appétit et de soif intense depuis 2 mois.
A l'examen: conditions générales très médiocres, le malade donne l'impression d’être très fatigué. Il est dyspnéique, sa langue est sèche, le pouls est vibrant, arythmique, pas de fièvre. A l’auscultation du cœur, bruit de galop typique. A la palpation de l’hypogastre on sent le globe vésical remontant au-dessus de l’ombilic ; au toucher rectal, prostate hypertrophiée de moyen volume, urèthre libre, urines limpides.
La sonde à demeure à débit ralenti est placée tout de suite avec la méthode habituelle. En même temps, on met le malade à la diète hydrique (tisanes, lait, bouillon de légumes, etc.) et aux désinfectants urinaires (uraseptine).
Le 29 avril le globe vésical est diminué de moitié. Le 30 avril la sonde fonctionne admirablement, et l’on ne
perçoit plus de globe vésical à l'hypogastre à la palpation.
Le 3 mai, le tableau est changé totalement : la vessie est « mise à sec » et l’on enlève le fosset ; les urines qui ont été recueillies dans un vase présentent leur coloration normale, la langue est moins sèche, le pouls moins tendu, le bruit de galop moins fort existe encore avec un peu de dyspnée.
Le 10 mai tous les symptômes ont disparu, la langue est humide, le bruit de galop, la dyspnée n'existent plus, l'appétit est revenu, et le teint est rosé, le malade dort bien, et ayant la sensation d’avoir repris des forces, demande à être opéré.
La cystostomie est pratiquée le 18 mai par mon maïtre le Professeur Marion, et le malade quitte le service quelques jours après l’opération, dans un état excellent, en attendant que ses conditions s’améliorent pour subir le 2€ temps de l’opération.
Ogs. XIV. — M. G.., 70 ans, Civiale n° 53, vient lé 29 juin 1927 pour de la dysurie et de la pollakiïurie surtout nocturne, et pour de l’incontinence d’urine ; début des troubles en novembre dernier par de la pollakiurie.
Au mois de janvier, le malade s’aperçut qu'il avait des mictions impérieuses le jour, et que la nuit il perdait ses urines. En même temps, des troubles digestifs survinrent (inappétence, dégoût pour la viande et les aliments solides, constipation alternant avec de la diarrhée) accompagnés d’une sensation de fatigue intense.
Tous ces troubles allant en augmentant, le malade vient à Phôpital. Actuellement, le malade urine toutes les 40 minutes la nuit, et toutes les 1/2 heures le jour ; en outre il souffre d’incontinence diurne et nocturne.
À l’examen: conditions générales très médiocres, le