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teint est très pâle, la langue sèche, le pouls tendu, pas de fièvre. A la palpation de l’hypogastre on sent un globe vésical qui atteint l’ombilic. Urèthre libre, urines limpides, au toucher rectal, la prostate est hypertrophiée, lisse, bien limitée, de consistance molle.
Le malade ne paraissant pas pouvoir supporter une opération, une sonde à demeure à débit ralenti est mise en place. 24 heures après, la vessie est mise à sec, et l’on enlève le fosset. Les urines sont toujours limpides, et quelques jours après les conditions générales améliorées.
Actuellement (9 juillet) le malade est dans un bon état, le teint est rosé, la langue humide, l’appétit est bon, le pouls beaucoup moins tendu.
Os. XV. -— M. B..., 54 ans, Civiale n° 5, entre le 28 juin 1927, pour de l’incontinence d'urine (diurne et nocturne) pour de la dysurie et de la pollakiurie très accentuée, et pour des douleurs au bas du ventre.
Début des troubles au mois de janvier dernier par de la pollakiurie. Au mois de février, le malade s’est aperçu qu’il perdait ses urines surtout la nuit. Soif intense, perte de l’appétit, sensation de fatigue depuis 3 mois.
Actuellement, le malade perd ses urines presque continuellement et se plaint de douleurs à la région lombosacrée, et d’une sensation de fatigue. Antécédents : blennorhagie à 26 ans, et chancre syphilitique à 28 ans.
A l'examen : conditions générales mauvaises, teint très pâle, langue sèche et sale, pouls vibrant ; à l’auscultation du cœur bruit de galop très net, à la palpation de l’hypogastre, vessie remontant au-dessus de Pombilie. Urèthre libre, urines limpides. Au toucher prostate normale. Tous les réflexes sont conservés, la contractilité vésicale est très bonne.
M. Benveniste 4
L'on pense alors à l'existence d’un lobe médian, et l’on met la sonde à débit ralenti. 2 jours après la vessie est mise à sec, et, actuellement le tableau clinique est complètement changé ; l’état général est bon, la langue humide et propre, l’appétit est bon, l'hypertension a disparu.
La cystostomie le 11 juillet, un lobe médian est perçu.
Os. XVI. — M. D.., 66 ans, Civiale n° 65, entre le 29 juin 1927 pour des douleurs très violentes à la jambe droite et pour de la dysurie et de la pollakiurie très intenses. Il ne perd pas ses urines. Début, il y a un an par des douleurs ; les troubles urinaires existent depuis le mois de janvier ; aucun antécédent.
A l'examen: état général franchement mauvais. Le malade est en cachexie avancée, pouls vibrant, la langue sèche ; à la palpation de l’hypogastre vessie remontant au-dessus de l’ombilic. Urèthre libre. Au toucher prostate étalée, très dure, bosselée, mal limitée.
On place une sonde à demeure à débit ralenti qui permet la mise à sec de la vessie en 2 jours sans aucun ineident.
O8s. XVII. — M. C..., 70 ans, Civiale n° 4, entre le 12 juillet 1927, pour une hématurie apparue il y a 3 mois, et ayant encore des imtermittences, Pollakiurie très marquée (5 fois la nuit).
Palpation hypogastrique : la vessie est distendue et atteint l’ombilic. Au toucher rectal hypertrophie de la prostate nette ; palpation rénale néant. Conditions générales médiocres ; le malade paraît fatigué, présente un teint pâle, langue sèche, se plaint d’inappétence et de constipation, le pouls est tendu, les urines sanglantes.
Dans ces conditions, l’on hésite à lui pratiquer une cys-
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