Un peu de fièvre. Mort subite
AUTOPSIE : Méningite bacillaire.
CAVITÉ THORACIQUE : Les deux plèvres, surtout la gauche, sont très adhérentes, elles sont fondues avec le péricarde épaissi. Ganglions trachéo-bronchiques volumineux, noirâtres, caséeux.
Les pneumogastriques sont entourés par le paquet ganglionnaire.
Quelques nodules caséeux dans les deux poumons.
SYMPHYSE TOTALE DU PÉRICARDE : La coque péricardique est épaissie, fibreuse, lardacée, semée de masses jaunâtres, caséeuses. .
Le cœur pèse 460 gr. Le muscle est profondément altéré, scléreux, lardacé, d'aspect squirrheux surtout
vers la pointe et à la partie externe du ventricule gauche. |
Ganglions caséeux, aux aines, au cou, et dans le mésentère.
CAVITÉ ABDOMINALE : Le foie descend au-dessous de l’'ombilic ; il a une teinte grisâtre et adhère intimement au diaphragme et à l'estomac. Il pèse 1.250 gr.
Sa capsule épaissie, forme des plaques blanchâtres, fihreuses, étoilées, d’étendue variable, au niveau desquelles le parenchyme est déprimé.
Dans l'intervalle on trouve des bosselures et des mamelons, plus ou moins volumineux, et sur ces saillies, en plein parenchyme, des noyaux jaunes, larges com-
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très nombreux,
Par places, le tissu du foie est d’un aspect rouge violacé, qui est absolument celui du foie cardiaque. Ce tissu est dur à la coupe, et crie sous le couteau.
Des noyaux gris jaunâtres, un peu saillants, d'aspect scléreux, forment des grappes, ou des corymbes dans l’intervalle desquels le tissu du foie a l'apparence du foie muscade, ou semble infiltré de sang.
Ces noyaux occupent plus de place dans le parenchyme, que les noyaux simplement congestionnés. Ils sont disposés le long des vaisseaux portes, dont ils dessinent les rameaux, sars que les troncs veineux d'un certain volume semblent lésés.
Vésicule : parois épaissies.
me des grains de millet, ou des grains de É pas
RATE : 230 gr. ; dure ; recouverte d’une épaisse coque de périsplénite, violacée à la coupe ; semée de granulations tuberculeuses. ”
EXAMEN HISTOLOGIQUE DU FOIE : Les coupes du foie pré-
sentent de grandes inégalités d'aspect. Celles qui ont été faites au niveau des parties rouges, ne montrent que des lésions peu avancées ; les travées cellulaires ont conservé leur direction, et les cellules se colorent bien. Elles sont séparées, et plus ou moins aplaties, par des capillaires dilatés, et plus ou moins remplis de globules rouges.
Par places, il y a de petites hémorragies interstitielles au niveau desquelles on ne distingue que des hématies et quelques débris de cellules hépatiques ou de fibres conjonctives.
Les veines centrales sont épaissies ; les espaces portes élargis. Mais cette sclérose semble rudimentaire, si on la compare à celle que l’on voit sur les coupes prati-
quées au niveau des noyaux gris. Dans ces points la
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cirrhose a une apparence diffuse ; les travées cellulaires sont désorganisées, dissociées, perdues au milieu du tissu fibreux. | AUTOUR DES VEINES CENTRALES DILATÉES, ÉPAIS ANNEAUX FIBREUX, D'OU PARTENT DES BANDES DIVERGENTES QUI VONT REJOINDRE LES ESPACES PORTES. AA
‘ Ceux-ci considérablement élargis, sont transformés, en grands foyers scléreux qui se rejoignent sans former des anneaux réguliers, et qui empiètent sur les lobules dont ils dissocient et étouffent les éléments, isolément, au lieu de les circonscrire ; on y voit des pseudo canalicules nombreux. |
De distance en distance, des amas embryonnaires se détachent sur le fond faiblement teinté du tissu scléreux.
Beaucoup sont arrondis et ressemblent à des granulations tuberculeuses. Ces granulations se retrouvent dans les parties relativement saines du foie, soit au niveau des espaces portes, soit dans les lobules euxmêmes. Les cellules hépatiques dans les zônes scléreuses, se Colorent irrégulièrement, elles sont en voie d’atrophie.
En somme : Cirrhose centrale et périportale, irrégulièrement distribuée, avec granulations embryonnaires.
Le péricarde est transformé en un tissu fibreux épais, à faisceaux parallèles. Par places, on trouve des parties caséeuses.
Le cœur est profondément altéré. Les groupes d'éléments contractiles qui le constituent, semblent normaux en certains points. Sur d'autres coupes, ils sont dissociés, et en partie atrophiés, par un tissu fibreux déjà ancien. Sur d’autres enfin, l'aspect du myocarde n’est pas reconnaissable, les éléments contractiles sont
Or
| séparés par d'épais amas caséo- fibreux, dans lesquels on. trouve quelques. cellules géantes. Fée UE
Au centre de ce tissu. de nouvelle. formation, On trou: ve Çà, et là des débris de cellules musculaires atrophiées et presque | méconnaissables. Bacilles dans tous les organes.
Obs. 11 (HurINEL. Loco citaio)
19 ans. — Péricardite avec épanchement. — Myocardite. — Pleurésie. — Sclérose portale et péri-sus hépatique. |
Ed. D..., 10 ans. Parents sains. A toujours été heu AÆ4ans, oneule et scarlatine. Il y a 3 semaines a. commencé à se plaindre d’étouffements, de douleurs dans lé flanc gauche. |
Entre 22 juin 1891.
Enfant pâle et oppressé. La région précordiale présente une voussure manifeste et étendue.
Le cœur bat énergiquement. Pas de frémissements. Pas de souffles. Pas de frottements péricardiques.
Quelques frottements pleuraux sous la clavicule gauche. | Gonflement des jugulaires et des veines du thorax, Inégalité des deux pouls. On pense à une péricardite avec épanchement, et à une pleurésie de voisinage.
Le lendemain la dyspnée augmente, la cyanose devient menaçante.
La nuit on fait d'urgence une ponction qui donne 250 gr. de liquide sanguinolent. Amélioration momentanée.
Bientôt la zône de matité s'étend vers la gauche. On la retrouve en arrière à la base gauche.
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Nouvelle ponction en arrière, 400 cc de liquide sariguinolent, identique au liquide retiré précédemment.
Le foie mesure 10 c. sur la ligne mamelonnaire.
A partir du 10 juillet l'épanchement pleural diminue, mais il reste une matité très étendue dans la ie précordiale.
A droite cette matité s'étend jusqu'au mamelon.
En octobre, le ventre est gros, ballonné, Gone non fluctuant.
Le réseau veineux abdominal à Ihoraciqus Le très développé.
Cyanose des lèvres et des joues.
Gonflement des jugulaires.
La matité hépatique mesure 16 cent. de hauteur au niveau de la ligne mamelonnaire et le bord inférieur : du foie descend à quatre doigts a dessus des faus- sk ses côtes.
La rate est grosse et déborde les fausses côtes ; sa matité mesure 10 cent. en hauteur. Les deux côtés du thorax sont asymétriques ; le gauche est retracté.
Ondulation de la région précordiale. Dépression systolique de la pointe : Battements faibles. Pouls pe tit, régulier, état général assez bon.
Dans l'après-midi, attaque épileptiforme. Les attaques se répètent.
« Les convulsions cloniques se généralisent et l'on compte 28 crises dans les 24 heures.
Le 14 octobre il n’a plus de convulsions, mais il est dans le demi-coma et perd ses urines.
Le 15, il sort de la torpeur, mais il vomit. Le lendemain les attaques reparaissent, puis cessent.
L'enfant reste somnolent. Mort le 10 novembre dans le coma.
NÉCROPSIE : Adne du péricarde avec la j roi thoracique.
api ul
Adhérences très étendues de la plèvre gauche. fe péricarde et la plèvre, sont tellement fondus ensemble, que le poumon gauche et le cœur semblent former une seule masse.
Quelques granulations tuberculeuses dans le péricarde. La cavité péricardique, contient 200 gr. de liquide louche. La séreuse est épaissie et couverte à sa surface interne, de fausses membranes jaunâtres. Elle adhère au cœur vers la pointe par une plaque fibreuse très résistante. Le myocarde est mou, pâle. Masses tuberculeuses ganglionnaires à la racine des bronches.
Granulations dans les deux poumons et sur les plèvres. Congestion du poumon droit. Symphyse pleurale à gauche : Coque criblée de tubercules miliaires
Le foie pèse 859 gr. , il est dur, entouré d’une capsule épaissie, et présente le type du foie muscade. Pas de tubercules visibles à l'œil nu.
La rate pèse 110 gr. Méningite bacillaire. Périsplénite. :
EXAMEN HISTOLOGIQUE DU FOIE : Foie surtout muscade, peu cirrhotique. Epa'ssissement de la paroi des veines centrales des lobules, dilatation des capillaires et aplatissement des cellules hépatiques autour de ces veinules.
Dans les espaces portes : épaississement du tissu conjonctif, avec traînées embryonnaires. Quelques îlots scléreux dans les lobules.
Obs. 111 (HUTINEL. Loco citato)
5 ans. — Sympliyse. — Foie cardiaque sans cirrhose réelle
L'enfant entre en 1892. Dès l’âge de 2 ans, on a coïs-
taté chez Jui une augmentation de volume du séntio, qui peu à peu à atteint des dimensions considérables.
Dans le poumon droit : son mat, à la percussion, râles à l’auscultation. Rien au cœur : le ventre est distendu, couvert de veines. Ascite. La limite supérieure du foie atteint la 5° côte, la limite inférieure descend 4 à 5 cent. plus bas que normalement. Pas (HACBAMISSS de surfe ce.
Rate grosse. Ganglions hypertrophiés. Pigments bi liaires dans l'urine.
Température à 38°3 et au-dessus. Appétit mauvais. Dès l’âge de 2 ans on donne à l'enfant de l'eau- de- -vie et du vin pur.
Pendant le temps que l'enfant est resté à l'hôpital, la fièvre a persisté, du liquide s'est produit dans le ventre, puis sont venus s'ajouter les signes de tuberculose pulmonaire, à laquelle l'enfant a fini par SuCcomber. Sans parler de la tuberculose pulmonaire, ‘le TABLEAU A ÉTÉ PENDANT LA VIE CELUI DE LA CIRRHOSE HV- ; PERTROPHIQUE DU FOIE.
À la nécropsie on trouva : une tuberculose re mons et du foie, et une ancienne pécicardite ayant abouti à la disparition de la cavité péricardique. |
FOIE : Le foie est augmenté de volume, et sa surface couverte de grosses granulations. Sous la capsule, on voit déjà des nodules jaunes dont les dimensions va-. rient de celles d'un grain de millet, à celles d’un petit pois. Les mêmes nodules se retrouvent dans le parenchyme qui est dense, et présente l'aspect du foie muscade.
L'examen microscopique a montré l'existence d’une stase très accusée, et d'une dilatation des veines, mais sans cirrhose réelle.
Die ARS Obs. IV (Hutinel)
Symphyse.
Pleurésie. — Foie : Sclérose
périportale. — Sclérose péri-sus-hépatique
Paule. ans.
Entré le 7 mai salle Bouchet.
N'a jamais eu d’autre maladie qu'une rougeole. Ses antécédents héréditaires. paraissent irréprochables. Ni syphilis, ni alcoolisme, ni infection nalarienne.
À commencé à tousser en janvier, puis a éprouvé de la dyspnée, et insensiblement le ventre s'est mis à grossir.? |
L'enfant s'étant affaibli peu à peu sans avoir été sérieusement malade à aucun moment, mais le mal avait marché dans les derniers jours avec une rapidité telle qu’à l'entrée, l'enfant semblait mourant.
Le lendemain la cyanose et l'affection étaient moins mauvaises, mais il restait une toux quinteuse, très fatigante, sans expectoration. Les membres inférieurs, le scrotum, l'abdomen, la face étaient œdématiés. Le ventre était énorme et sillonné de grosses veines bleues.
Le foie remontait à un travers de doigt du mamelon et descendait au-dessous de l’ombilic. Il était lisse, indolore, et semblait dur quand on soulevait son tranchant. ;
La rate mesurait 10 cent. en hauteur. £'épanchement ascitique semblait assez considérable.
Le cœur paraissait volumineux bien que sa pointe fut difficilement perçue ; on n’entendait à son niveau qu'un bruit de galop assez net.
Le sommet des deux poumons était sain. Mais aux bases on constatait un double épanchement pleurétique, plus abondant à droite.