‹ Sur La Symphyse Tuberculeuse Du PericardeChapitre 15 sur 32 · NEO · texte numérisé non relu

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L'urine était rare, foncée, brunâtre, avec 0,75 d'albu. mine par litre. }

La face était bouffie, cyanosée, mais pas ictérique, la langue présentait une glossite exfoliatrice.

L'appétit était d’ailleurs conservé, les selles régulières.

On se demanda d’abord s’il ne s'agissait pas d’une albuminurie, suivie de dilatation cardiaque, de congestion possible du foie et d'anasarque. Mais la sécrétion rénale n'était pas assez troublée pour que cette hypothèse fut acceptée. Bientôt il fallut convenir que le foie et le cœur jouaient un rôle plus important dans l’ensemble symptomatique que la région rénale.

Le 9 mai : Ponction, on retire de l'abdomen 1 litre de liquide. Quelques jours après, une amélioration notable se produisit. L'anasarque disparut, le double épanchement pleural diminua mais l’ascite et l'hypertrophie du foie persistèrent.

Le 17 juin, l'urine était légèrement bilieuse, par contre, elle ne renfermait presque plus d’albumine.

Le 28 juin, les urines n'étaient presque plus bilieuses, mais très rares (200 gr. dans 24 heures) et albumimineuses.

La cyanose était intense, le cœur présentait un bruit de galop des plus nets, il semblait augmenté de volume, le pouls était petit et fréquent.

Foie et rate toujours gros, épanchement dans le ventre et les plèvres.

Le 1° juillet, grâce à l'action de la macération de digitale le liquide semblait avoir diminué partout. Mais au sommet droit on trouvait l'expiration soufflante et quelques râles. L'enfant toussait et maigrissait. A ce moment là seulement on se crut autorisé à affirmer l'existence d’une cirrhose germinitale.

Les accidents dyspnéiques ne tardèrent pas à s’aggra-

tape

ver et 1l fallut faire toute une série de ponctions de la plèvre droite.

3 juillet, 1250 gr. ; 6, 1 litre ; 21, 1200 gr. Le liquide très fibrineux ne présentait dans tous les cas qu'une coagulation insignifiante et ressemblait plutôt à l'épanchement d’un hydrothorax qu’à celui d'une pleurésie franchement inflammatoire. |

L'enfant avait beaucoup maigri depuis son entrée.

Il meurt le 30 août.

__ Nécropsie : Dans la plèvre droite on retire un litre de liquide jaune ambré.

Ders la plèvre gauche, 700 à 800 gr. du même liquide. La séreuse est légèrement épaissie mais n'est pas

Dissée de fausse membrane.

Le poumon droit pèse 190 gr., il est repoussé dans une partie de son étendue, à la base, et des fragments pris à ce niveau plongent dans l’eau.

Quelques noyaux tuberculeux.

Le poumon gauche pèse 240 gr, et ne contient pas de tubercules apparents.

Le péricarde très épaissi, adhère complètement au cœur. Le cœur droit, dilaté, contient 3 caillots fibrineux blancs-jaunâtres, le cœur gauche renferme $eulement des caillots cruoriques. Les ganglions trachéo-bronchiques sont énormes, deux surtout atteignent presque le volume d’un œuf de poule, ils sont caséeux et ramollis à leur centre. Dans lab- domen il y a encore deux litres de liquide. Quelques anses intestinales sont adhérentes.

L'intestin est grisâtre et semble tapissé par une fausse membrane.

Pas de tubercules apparents ni sur le péritoine pariétal, ni sur le péritoine viscéral.

Pas d'ulcérations de l'intestin.

Le foie pèse 1.050 gr., il est gris jaunâtre, d’une consistance dure à la coupe. On distingue à sa surface et sur les branches de très fines granulations grises.

L'organe rappelle absolument l'aspect de la cirrhose graisseuse. ù

La rate est dure, elle pèse 90 gr. ; les reins pèsent 100 et 110 gr. :

Dans le rein gauche : deux noyaux tuberculeux ramollis au centre. On en retira 4 litres de liquide.

Dans les enveloppes du cerveau, pas de granulations.

Ainsi dans cette autopsie, nous trouvons un foie tuberculeux, gros et scléreux, un épanchement dans les deux plèvres, une péricardite adhésive, des ganglions caséeux énormes, des tubercules rénaux et cependant peu de tubercules dans les poumons.

Examen histologique du foie. Sur des coupes minces, colorées au picto-carmin, ce qui apparaît tout d’abord ce sont d’innombrabes vésicules de graisse.

Ces gouttes huileuses sur les bords desquelles on reconnaît ur noyau aplati et un mince croissant de protoplasma ne sont autre chose, que des cellules hépatiques gorgées de matières grasses.

La sténatose est à son maximum le long des espaces portes, à la périphérie des lobules dont elle envahit au moins les quatre cinquièmes, au centre des lobules au tour de la veine centrale. On voit de courtes travées de cellules dont le protoplasma est à peu près intact.

Ces travées sont séparées par des capillaires distendues, et par des travées conjonctives parties de la veine centrale épaissie, et entourée d’un anneau scléréux. Les espaces portes fortement colorés en rouge sont élar gis.

Autour des branches de la veine porte des artérioles et des canalicules biliaires dont les parois sont plus ou

3 Le

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