‹ Sur La Symphyse Tuberculeuse Du PericardeChapitre 16 sur 32 · ART NES · texte numérisé non relu

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moins épaissies, entourées d'une gangue scléreuse infil- - trée de nombreuses cellules embryonnaires.

De ce tissu partent des faisceaux de fibrilles qui relient les espaces voisins, ou pénètrent dans l’intérieur des lobules.

En plusieurs parties des coupes on trouve des granulations tuberculeuses, les unes purement embryonnaires, les autres arrondies sont formées de cellules épithélioïdes peu nettes, entourées de cellules rondes. Les autres surtout embryonnaires ont poussé des pro- ‘longements qui leur donnent à la périphérie un aspect réticulé. Ces granulations occupent de préférence les espaces portes.

Obs. V (HUTINEL. Laco citato) 6 ans 1/2

Parents bien portants. Une sœur est morte de tuberculose, une grand'mère serait morte phtisique. Pas d'infection.

En 1888, anémie et perte d’appétit, sans cause appréciable. L'enfant est envoyé à la campagne ; on le ramène avec un gros ventre, et une toux fréquente : ces accidents datent d’une quinzaine de jours. Les bruits du cœur sont normaux. Le ventre n’est pas douloureux, il est fortement distendu. Réseau veineux sous-cutané abdominal. Ascite libre.

Foie augmenté de volume, arrivant à deux doigts de l'ombilic. Légère diarrhée.

Rate augmentée de volume.

Essoufflement. Amaigrissement. Pas d'engorgement des ganglions.

En janvier l'état s’est aggravé.

Le 8, ponction d'ascite : 2 litres 340.

Le 23, ponction : 3 litres.

Le foie descend jusqu'à Lombiies HOADGCÈRL pleural à droite. :

DEPUIS LORS, L'ETAT DE L'ENFANT EST RESTÉ STATIONNAI- RE PENDANT 2 ANS ENVIRON.

L'état général restait bon tant que la pression mécanique de l’ascite ne gênait pas la respiration.

Du 8 janvier 1889, au mois de décembre 1890, on a fait 36 paracentèses abdominales, qui sont allées progressivement en augmentant de la première (2 lit. 340) à la vingt-cinquième (7 lit. 800, février 1899) pour diminuer progressivement à 1 lit. 500 à la trente-troisième, et se maintenir pour les dernières au-dessous de 2 lit. 500.

La maladie a été apyrétique, sauf dans les six derniers mois où l'enfant a présenté de la fièvre hectique. L’œdème des jambes ne s'est montré qu’au cours de la seconde année.

En juillet 1890 les sommets sont indemnes, mais il y à un souffle bronchique à droite.

Ganglions en chapelets dans les plis.

En décembre 1890 : Epanchement pleural droit.

Imjections de lymphe de Koch. En janvier : mort. NÉCROPSIE : (Prof. Zahu) Cyanose générale. Œdèmes.

Symphyse pleurale à gauche. Liquide dans la plèvre droite. Pas de tuberculose ni dans les plèvres, ni dans les poumons, ni dans les ganglions peri bronchiques du reste qui sont parfaitement normaux.

PÉRICARDE : Symphyse totale, et adhérences sur Ja plèvre gauche. Pas de tubercules.

Cœur normal. Oreillette droite un peu dilatée. Estomac adhérent au foie. Tout le péritoine est épaissi. Périhépatite. Périsplénite.

RS

. Obs. VI (MorzaRD et JACOBSON, arch. méd. Enf., 98)

11 ans. — Symphyse. — Pleurésie. — Cirrhose à prédo minance Ssus-hépalique péripélatite. — Rate grosse avec péri-artéretes.

Le jeune A.…., âgé de quatorze ans, entre à l'hôpital des Enfants-Malades, dans le service du D' Moizard, le 21 janvier 1897, à cause d’une oppression dont il souffre depuis plusieurs mois. Il donne lui-même sur ses antécédents, les renseignements un peu vagues qu'on va lire :

Sa mère est morte il y a quatre ans à la suite d'une longue maladie qui aurait nécessité des ponctions, sans que l'enfant puisse dire si c'était sur la poitrine ou sur le ventre qu'on opérait.

L'enfant n'a pas connu son père. Il a eu un frère et une sœur, morts tous deux, l’un très jeune, l’autre à douze ans. Il a habité Aubusson jusqu'à l'âge de onze ans. Très bien portant jusqu’à treize ans, il fait remonter à cet âge l'apparition d'une oppression habituelle qui devint rapidement très gênante. Vers cette époque, il fut employé comme apprenti verrier dans une fabrique des Vosges. I1 y subit des fatigues extrémes, des refroidissements fréquents. Au mois de septembre 1896, après avoir pris froid à une fête du pays, il fut pris de toux, d’oppression, de fièvre, de douleur dans le côté gauche du thorax. On lui appliqua un vésicatoire au-dessous de l'épaule gauche. Il est probable qu’il a eu à ce moment une pleurésie gauche avec péricardite. Le malade ne présente aucun antécédent alcoolique ni paludique, ni de saturnisme. Depuis lors il n’a pu faire aucun travail, et il a dû presque toujours garder le lit. Il était très gèné par l'oppression et par une toux fréquente. Mais jusqu’à la fin de 1896 le ven- tre n'était ni gros ni douloureux. Vers le mois de novembre 1896, paraissent l'œdème des jambes et le gon-

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