‹ Sur La Symphyse Tuberculeuse Du PericardeChapitre 19 sur 32 · LE · texte numérisé non relu

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contenant des cellules épithélioïdes. Cette couche contient aussi un grand nombre de vaisseaux embryonnaires. Les nodules paraissent développés autour de ces vaisseaux. C’est incontestablement Gaz: cette couche, qui sur certains points était remplacée par du tissu caséeux, que nous avons pu colorer des bacilles de Koch.

C. Deuxième bande latérale, même structure que la première ; mais à la limite de cette bande et du péricarde pariétal, on voit quelques cellules géantes.

5° Péricarde pariétal épaissi, infiltré d'éléments embryonnaires parcourus par de nombreux vaisseaux em bryonnaires et se confondant insensiblement avec le sac fibreux. À

Foie. — Il s’agit d’un cas typique de foie cardiaque. L’ectasie des capillaires forme la lésion prédominante. Elle est rigoureusement systématisée autour de vaisseaux sus-hépatiques, d'où elle s'étend de façon à rejoindre les zones ectasiées sus-hépatiques voisines Ainsi se trouve constitué un large réseau congestif dont les mailles renferment des îlots de tissu hépatique moins altéré. |

1° Parties ectasiées. Elles constituent pour ainsi dire le fond de la préparation. Sur ce fond on voit faire saillie les zones périportales, tantôt représentées par des îlots avec espace porte central, tantôt par des arborisations glissoniennes, avec une rangée de cellules intactes des deux côtés de chaqüe branche.

Disséminées au milieu des parties ectasiées, on voit les veines sus-hépatioues très dilatées et dont la paroi est très épaissie. De ces veines partent, en disposition radiée, les vaisseaux capillaires. L'ectasie du système capillaire varie suivant les points examinés.

Premier degré : Congestion modérée des capillaires : les travées cellulaires sont comprimées, mais leurs

noyaux et leur PIOODIENES continuent à se bien colorer. æ La cellule n’a bi que peu d’altérations."

Deuxième degré : L’aplatissement de la cellule est beaucoup plus marqué ; le noyau se colore toujours, le protoplasma est infiltré de grains de pigment brunâtre ; ce n’est pas du pigment sanguin, parce qu'il ne se colore pas en bleu par le ferro- -cyanure. C'est donc du pigment biliaire.

* Troisième degré : Les cellules hépatiques ont totalement disparu par atrophie. Il ne reste plus à la place qu'elles occupaient que des amas de pigments. Les z0nes sus-hépatiques sont représentés par des flaques de sang au milieu desquelles on voit un réseau conjonctif aréolaire à très fines travées parsemées de quelques rares noyaux ovalaires ou fusiformes. Les lésions du foie peuvent donc se résumer ainsi : ectasie capillaire, péricapillarite, +R pigimentaire des celuires hépatiques.

C’est la lésion classique du foie cardiaque telle qu’elle a été décrite par Sabourin, et très accentuée.

Bien que la péricapillarite soit considérée dans le processus classique comme la première phase de la cirrhose cardiaque, la sclérose est ici trop peu marquée pour qu'on soit en droit de parler de cirrhose.

ZONES PÉRIPORTALES. — Au centre de ces zones, on trouve l’espace porte peu altéré ; les vaisseaux sont dilatés, leur paroi est épaissie, le tissu conjonctif de la gaine de Glisson est légèrement augmenté ; toutyl’espace est infiltré d'éléments embryonnaires. Les cellules qui bordent l’espace sont à peu près normales ; beaucoup d’entre elles renferment des vésicules de graisse, leurs noyaux se colorent bien ; l'ectasie capillaire est peu marquée autour de l’espace porte. EN AUCUN POINT

Ÿ ge os DE CE FOIE IL N’EXISTE DE NODULES TUBERCULEUX, DE NO- DULES EMBRYONNAIRES, OU DE CELLULES GÉANTES.

A la périphérie de l'organe, l'enveloppe de périhépatite est constituée par des lames de tissu fibreux, très vascularisé. Nulle part, il n'y a de nodules tuberculeux.

REINS. — Ils ne présentent pas de grosses altérations. Dans la substance corticale, le capillaires glomérulaires, ainsi que les capillaires intercanaliculaires sont congestionnés, distendus. L’épithélium des tubes contournés ne présente pas d’altération appréciable. Il n’y a pas de sclérose. Dans la substance médullaire, les lésions Ccongestives sont très accusées, surtout sur certains points où les vaisseaux sont si fortement distendus que les tubes sont aplatis par eux et leur épithéhum infiltré de granulations pigmentaires. La paroi des vaisseaux est aussi très épaissie.

RATE. — Congestion énorme. Les éléments cellulairés de l’organe sont comme plongés au milieu des globules sanguins qui constituent le fond de la préparation. Les artérioles centrales des glomérules ont leurs parois épaissies. [l n’y a pas de sclérose appréciable.

Obs. VII (Morzarp et JAcOBsON. Loco citato)

Symphyse. — Tuberculose généralisée. — Foie cardiaque et tuberculeux

EXAMEN MICROSCOPIQUE DU FOIE : Outre les lésions caractéristiques du foie cardiaque ‘on en trouve d’autres qui appartiennet manifestement à la tuberculose.

Capsule de Glisson très épaissie, sclérosée, contenant des amas de cellules embryonnaires déjà en voie de transformation caséeuse.

En beaucoup de points : Amas de cellules embryonnaires groupés autour des vaisseaux, et des canalicules biliaires Ces ainas paraissent être de jeunes granulations tuberculeuses.

Cellules hépatiques en grand nombre chargées de gouttelettes de graisse.

L'ectasie du système capillaire varie suivant les points considérés. Lésions correspondantes des cellules.

Les lésions du foie sont donc : Ectasie Capiilaire, péricapillarite, atrophie pigmentaire des cellules.

Lésions du foie cardiaque. — Bien que la péricapillarite soit considérée comme la première phase de la cirrhose cardiaque, la sclérose est ici trop peu marquée pour que l’on soit en droit de parler de cirrhose.

Zones péri-portales : Au centre de ces zones, on trouve l’espace porte peu altéré. Les vaisseaux sont dilatés, léur paroizest épaissie, le tissu conjonctif de la gaine de Glisson est légèrement augmenté, tout l’espace est infiltré d'éléments embryonnaires.

Les cellules qui bordent l'espace sont à peu près normales, beaucoup d’entre elles renferment des vésicules de graisse, leurs noyaux se colorent bien.

L’ectasie capillaire est peu marquée autour de l’espace porte.

En aucun point de ce foie, il n'existe ‘ nodules tuberculeuses, de nodules embryonnaires, ou de cellules géantes.

Obs. VII (MorzaRD et PHULPIN) 1% ans. — Symphyse. — Pas de pleurésie. — Cirrhose

périportäle. — Congestion sus-hépatique avec ébauche de cirrhose. — Rate tuberculeuse.

Roots

Le jeune M..., âgé de quatorze ans, entre à l’hôpi-: tal des Enfants-Malades, le 17 mars 1899. Ses antécédents héréditaire n’offrent qu’un médiocre intérêt. La mère et très nerveuse ; son père est obèse et pléthorique : il s'enrhume facilement.

Né à terme, élevé à la campagne, il a eu, à Pâge de cinq ans, une rougeole sans complications ; à six ans, une chorée qui a rapidement guéri. Jusqu'à ces trois derniers mois, sa santé s’est maintenue parfaite.

Il y a trois mois, il a été pris de douleurs à la région précordiale, avec oppression, angoisse et toux fréquente. Tous ces symptômes se sont prodduits, sans aucune manifestation rhumatismale, articulaire ou musculaire. Un médecin, appelé à ce moment, déclara que l’enfant était atteint de péricardite.

La douleur a disparu peu à peu ; la toux a diminué de fréquence. Mais, depuis cette péricardite, l’état général, qui ne s’est pas relevé, a montré quelle atteinte profonde avait subie l'organisme. L'enfant est resté pâle, affaibli, essouffié, sans appétit. L’amaigrissement s’est accentué d’une façon progressive.

Quelques jours avant qu'on nous l’amenût, l'enfant se plaignait vivement de la tête, restait somnolent toute la journée, après des nuits troublées par un délire léger. Comme il travaillait chez un peintre depuis plusieurs mois, le médecin, bien qu'il n'eût jamais présenté de coliques saturnines, avait pensé à l’encéphalopathie saturnine.

A son entrée, l'enfant est très pâle, très anémié. Il est immobile dans son lit, les yeux à demi clos, cousñé sur le côté, les jambes repliées, dans l'attitude dite en chien de fusil. Les sourcils sont froncés : il n’y a ni mâchonnement, ni raideur de la nuque.

Le pouls est régulier : la respiration suspirieuse. Pas de strabisme. Pas d’inégalité pupillaire. Mais il y a un

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