‹ Sur La Symphyse Tuberculeuse Du PericardeChapitre 20 sur 32 · JON · texte numérisé non relu

JON

peu de photophobie, et on note une teinte un peu jaune des conjonctives.

Le malade répond très difficilement aux . questions

qu'on lui pose. Il dit cependant souffrir de la tête.

Il est constipé depuis longtemps, a dit sa mêre, mais davantage depuis quelques jours. Il n'y a pas eu de vomissements.

Comme il nous sembla constater quelque apparence

d'un liséré saturnin, nous espérâmes pendant quelques ,

instants que le diagnostic du confrère, qui nous envoyait l'enfant, était exact. Mais l'existence très nette du

signe de Kernig, dès notre premier examen, nous fit

immédiatement diagnostiquer une méningite, dont la nature tuberculeuse, en raison des renseignements

qu’on nous donnait sur les antécédents de l’enfant, ne

pouvait être douteuse. L'existence d’une péricardite, tout à fait au début des accidents, qui avaient frappé l'enfant en pleine santé, nous faisait penser qu'il y avait probablement symphyse cardiaque, et cirrhose cardiotuberculeuse. |

La peau présente une légère teinte subictérique. Le.

ventre est souple, et non rétracté.

Le foie est volumineux, dépassant les fausses côtes de trois travers de doigt, au moins ; son bord est lisse, plutôt mousse que tranchant. La rate est un peu augmentée de volume. La langue est sabburale et humide.

Les bruits du cœur sont très assourdis, même à la pointe. On voit battre celle-ci, au niveau de la ligne mamelonnaire ; il n’y a ni dépression systolique, ni mouvement d'ondulation de la région précordiale. La matité précordiale est plus étendue«qu'à l’état normal.

D'ailleurs les battements du cœur sont réguliers, et on ne perçoit, à son niveau, aucun bruit anormal. La température est à 38°.

L'examen de l'appareil pulmonaire donne :es résultats suivants : La sonorité paraît normale aux deux sommets ; cependant, au niveau du sommet droit, dans la fosse sus-épineuse, il y a moins d’élasticité sous le doigt. Dans la gouttière scapulo-vertébrale droite, on constate de la submatité très nette, qui existe également à la partie la plus interne de la région sous-claviculaire droite. Nous attribuons ces signes de percussion à une adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse ; à l’auscultation, on constate au sommet droit t une respiration rude, et même soufflante. On n’ÿ perçoit pas de râles, pas plus du reste que dans le reste des poumons. À gauche, tout paraît normal.

Les urines ne renferment pas d’albumine : mais on y décèle des traces de pigment biliaire.

A la suite d’un lavement, les matières rendues étaient blanchâtres, décolorées.

Le 49 mars la température Ge 38°4, l'état est le même que la veille.

Le 20 mars, l'enfant a eu du délire pendant toute la nuit. Le matin, il est de nouveau accroupi, et conserve l'attitude en chien de fusil. Le signe de Kernig est toujours très net.

La raideur de la nuque, qui avait manqué jusqu'à ce jour, est aujourd’hui très nette. On provoque facilement la raie méningitique.

La respiration est toujours suspirieuse, mais régulière, ainsi que le pouls. La température est à 37°8, le: matin, à 38° le soir. |

Le 21, l'état s'aggrave. La respiration et le pouls présentent de l’irrégularité. |

22 mars. Le délire s'accentue. L'irrégularité de la respiration est plus marquée. On note aussi de temps en temps le rythme de Cheyne-Stokes.

Le 23 mars, la température s'élève à 38°8 le matin, et

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