PROPRIÉTÉS DES FONCTIONS B
1 1 . La fonction 0^«|{a:) est le reste de la division du polynôme f[x) par le polynôme (p[x) à un facteur indépendant de x près, si o{x) est de degré p etf{x) de degré m, m^p.
En effet, si nous faisons, dans l'identité
0^, (x) == U.,-^ 9 (x) — y„-pf[x),
n = p, \n p ne renfermera plus la variable a? et deviendra le produit du déterminant que nous avons désigné par A^''^ par le coefficient de xP dans <p{x), soitB,„^.
L'équation précédente deviendra donc
Cette égalité montre que le déterminant
tl|,| Ijl.J . . . iî|,jii^ /o
|T tij.i (ja.i . . . 1*2,»— p Jt
lj*i- -/»-f-i,l tj«^+j,i . . . \Jm--p-i-\.m~-pJm^p
qui est une fonction de degré m —penx, est le quotient def{x) par (p{x),'Au facteur B,„.^A^^ près, et que le polynôme de degré p — i 0,,-.,(a?j est le reste de la division de/(a?) par (p{x), au facteur — B;;,^ A^''^ près. Les conditions de divisibilité de/(a?) par9(j?j sont donc
A(/'-) = o, Ar*^ = o, ..., A'p:^.o,
et Ij^^p représente encore le quotient def{x) par ç(ar), si ces conditions sont remplies.
A^^ est nécessairement diff'érent de zéro, dans le cas où n = /?.
12. La fonction Qp^^[x) f-eprésente, à un facteur positif près ^ lafonction deSturm de degré p — i lorsqu'on prend pour (p{x) la dérivée f\x) du premier membre de V équation f[x) = o.
Pour établir cette propriété des fonctions 0, nous allons faire usage (le la proposition suivante :
Si /(a?) et (p{x) sont des polynômes de degrés m et n et premiers entre eux, et si X,«p, X«^, X^<, Y^-^, Y;,-p, Y^< sont des fonctions de 07 dont le degré en x est marqué, pour chaque fonction, par son indice, les deux identités
\m-p 9 (^) — X„-pf[x) = Xp^t ,
y,cp(^)-Y„,/(x) = Y,„.
ne peuvent subsister simultanément, à moins que l'on n*ait, quel que soit x^
Aju — p JIl«i — p A^ — I
* m—p * ih-p ' p — I
Pour démontrer ce théorème, il suffit d'envisager l'identité
[\m-pYp-t — Ym~p \p-i ) 9 (a:) — [X„-p Yp^i — Y«-^ X^,-, )f{x) = o,
qui se déduit des deux égalités données. Le multiplicateur de (p{x) est de degré m — i; il ne peut donc être divisible par/(a?), qui est de degré m; par suite, on a identiquement
A.«r— /> * p — I JL/n— p \p — I ^^ O,
Af|^ M.p — I — M n—p ^p — I ^^^— O,
ce qui donne
A^m~-p An—p A^ — I
Pour de grandes valeurs de x, chacune des fractions se réduit au
rapport des coefficients des termes de degré le plus élevé du numéra-
teur et du dénominateur; comme Tégalité doit subsister pour toutes
les valeurs de x, on voit que les coefficients des termes de plus haut
degré dans les fonctions X sont proportionnels aux coefficients des termes de plus haut degré dans les fonctions Y correspondantes.
On sait que, si l'on désigne par Y et V, une fonction entière et sa dérivée, la fonction de Sturm de degré /> — i* Y;„^, peut se mettre sous la forme
les quantités Qo Q2f •••» Qm-p sont les quotients obtenus dans les divisions successives, et dans chaque parenthèse le produit indiqué fournit les termes de plus haut degré. Si donc q^, q^, *"*qm-p sont les coefficients de 0? dans les binômes QoQa, .•••Qm-p» les termes de plus haut degré en x dans les parenthèses sont respectivement
on a donc
V«H-/H-t = V, (j.ç,. . .q^por-P-h. . .) — V (ga?3. . . qm-p x^-^f'^ -^ • . . !•
D'autre part, l'équation générale devient dans ce cas
en faisant
Si donc la fonction de Sturm de degré /> — i , V,„.;,^.|, est désignée par
▼ m—p-i-i ^^ O^m—p'i'i XP~~ -t- Um—p+t ^^ -+-...,
d'après la proposition démontrée précédemment, on aura
dm—p+ t qiq^- » ^qm—p q^qz' • • qm—p
Cette double égalité se réduit a
^«— p+i ^___ qtq** » » qm—p
car ûT, == — .
f 3o ) Calculons le produit q^q^.' qm-p ; les égalités
Om—p — I — - ^m—p (Jm -pn f^m—p-^1 ^^^^ Cltn—p—x Qm~'p—i9
eu -- flj Çj, donnent par multiplication
donc
et, par suite.
«iflfl^
En multipliant membre à membre ces égalités, il vient
^m—p+i [Cti (I7 • • ' 0.m—p ) dt