CHAPITRE IL
Liquides visqueux.
En vue d'étudier l’influence de la viscosité, j'ai fait des expériences dans la glycérine et dans le sirop de glucose, à l’intérieur de grands vases en verre. L’ébène flotte sur la glycérine, mais on peut se servir de corps en ébonite, en celluloïd ou même en métal, s’il s’agit de lamelles.
Quand la chute est assez rapide, l'orientation est la même que dans les liquides non visqueux. Pour le prisme associé à une lamelle, il peut encore y avoir, suivant les cas, trois orientations différentes; mais il serait très difficile de préciser leurs conditions himites, car le corps ne s'oriente généralement qu'avec une grande lenteur et sans éprouver les oscillations qui, dans les liquides non visqueux, mettent en évidence les positions d’équilibre.
Sur les corps lamellaires, l'effet de la viscosité est beaucoup plus apparent. Si l’on découpe dans une feuille de fer-hlanc de o®"#,2 d'épaisseur une série de triangles rectangles isoscèles, de dimensions progressivement décroissantes, et si on les fait tomber dans la glycérine, on observe les faits suivants :
1° La chute est d'autant plus lente que le triangle est plus petit;
2° Si le triangle a une surface relativement grande, 500"% par exemple, il s'oriente horizontalement comme dans l’eau ;
3° Si la surface est plus petite, 100"% par exemple, le triangle s'incline du côté du sommet de l’angle droit ;
4° Pour un triangle encore plus petit, de 25%" par exemple, l'orientation devient absolument verticale, le sommet de l’angle droit se tenant toujours en bas.