‹ Sur la trépanation du crane = La trépanation guidée par les localisations cérébralesChapitre 17 sur 27 · GUÉRISON PAR INTERVENTION · texte numérisé non relu

GUÉRISON PAR INTERVENTION

Observation XXXVII.

Page 240, § 9. Le caporal Maurice Fitzgerald, vingt-cinq ans, blessé le 25 mars 1865 par balle conique qui déprima le pariétal gauche à 3 centimètres et demi environ de la ligne médiane. Transféré àl’Emory hospital, le 30, il était insensible, incapable d’articuler et d’élever la main droite. Langue inclinée à droite. Chloroformé le 31. Le chirurgien N. R. Moseley élargit la blessure et enlève beaucoup de fragments d’os et de balle. Le 15 avril, le malade pouvait marcher et parler et avait tous ses mouvements libres. 11 guérit bien, fut renvoyé le 22 juillet 1865. Plus tard il demanda une pension.

Observation XXXVIII.

Page 231, § 1. Georges Eastlick, trente ans, blessé leOjuin 1862 par balle conique déprimant le pariétal gauche au niveau de la bosse. 11 resta quatre heures sans connaissance.

On enleva la balle sur le champ de bataille. Le 15 juin, à l’hôpital, il était assez bien, mais affecté de perte de la mémoire, d’insuffisance marquée des mouvements du bras droit et d’un peu de contracture des doigts de ce côté. Le 23, quatorze jours après la blessure, les accidents s’étant aggravés, M, John S.Billings l’éthérisa, fit une incision cruciale et avec la pince gouge enleva une portion d’os sain, puis il put extraire alors une esquille déprimée de 2 centimètres de diamètre.

Une demi-heure après l’opération, la sensibilité revenait dans le bras droit et la main droite avait recouvré sa force. 11 guérit bien et rapidement. L’œil du côté de la blessure resta perdu.

Observation XXXIX.

Page 246, § 13, Wilson T., blessé le 9 juin 1863 par balle sur le pariétal gauche, à trois pouces au-dessus de l’oreille, était en partie paralysé du côté droit. 13 juin, enlèvement de la balle et d’esquille. Le 6 juillet, il avait encore de l’engourdissement et de l’insuffisance des mouvements du bras droit, mais il guérit bien.

Observation XL.

Page 242, § 1. Patrick Finnegan fut blessé le 3 mai 1863 par une balle ronde sur le pariétal droit, juste au-dessus du temporal. Il resta au mains de l’ennemi jusqu’au 15 mai, jour où il fut apporté à l’hôpital, et on constata la paralysie du bras et de la jambe gauches, ablation d’esquilles et de beaucoup de pus. Le 21, après ablation d’esquilles et d’un fragment de balle, la paralysie disparut ; il guérit bien .

Observation XLI.

Page 245, § 1, Sanford, vingt-sept ans, blessé le 23 août 1862 par balle, déprimant les deux tables à la partie supérieure du pariétal gauche. 11 y avait paralysie du côté droit

du corps. Il fut opéré le 23 septembre. Toutes les esquilles furent retirées ; au bout de 10 jours la paralysie était complètement disparue et il guérit bien.

Observation XLII.

Page 242, § 4. Charles Webb, âgé de dix-huit ans, plaie par balle sur le pariétal gauche, 6 décembre 1854. Le 9, il est porté à l’hôpital, atteint de perte de la parole et paralysie du côté droit. Le 15 décembre, on enlève plusieurs esquilles et on relève la table interne. Graduellement il recouvre la parole, l’usage du bras et de la jambe. Il guérit bien et n’est pas pensionné.

Observation XLIII.

Page 235, §1. Jacob Arnold, vingt-deux ans, blessé le 17 septembre 1862 par balle sur le pariétal gauche avec dépression ; le 24 septembre, il est reçu à l’hôpital, il est paralysé du bras et de la jambe droite, avec convulsions. M. Wier incise, enlève les fragments. Érysipèle. Cet homme a été revu en avril 1863, il n’avait pas de paralysie.

En opposition avec les cas précités, il y a ceux où le retour des mouvements n’a été que temporaire ; on en peut étudier plusieurs dans ceux que j’ai cités à d’autres points de vue ; en voici un exemple assez remarquable :

Observation XLIV.

Page 289, § 1. William Burt, trente ans, est blessé sur le pariétal gauche par balle conique, le 17 juin 1864. Le 28, à son admission à l’hôpital, on constate de la stupeur, de la paralysie du bras et de la jambe droits. Le 29 juin on enlève par le trépan une rondelle osseuse de 37 millimèti es de diamètre. Le 20 juillet le mouvement était revenu dans les parties paralysées. 11 giiéjit bien, mais plus tard, quand il fut

examiné pour la pension, il avait une paralysie incomplète du côté droit et sa santé était très-mauvaise.

Enfin, j’ai mis à part l’observation suivante à cause des particularités de l’opération qui eut des suites heureuses.

Observation XLV.

Paralysie due à un épanchement, ponction, guérison.

Page 283, Joseph Wolf, vingt-deux ans, blessé le 3 avril 1863 par halle conique pénétrant vers l’angle postérieur du pariétal droit et dénudant cet os dans l’espace d’un pouce de diamètre. Entré, le 12 avril, à l’hôpital il avait une paralysie complète de la jambe droite et du bras droit. Il était dans la stupeur, mais pouvait être éveillé et répondait intelligemment aux questions. On constata une blessure sans dépression. Il fut trépané le 14. La dure-mère vint faire saillie dans l’ouverture. Elle fut ponctionnée ettrois onces de liquide séro-sanguinolent s’écoulèrent. Au bout de six heures, le malade remuait la main et le pied, et le lendemain il levait la tête. Le 1" mai, la paralysie avait presque disparu ; il guérit complètement.

On pourrait ajouter « en dépit des théories qui nient la compression. »

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