‹ Sur la trépanation du crane = La trépanation guidée par les localisations cérébralesChapitre 8 sur 27 · le matin, 37 le soir · texte numérisé non relu

le matin, 37 le soir

Jusqu’à ce jour, malgré une très-grande amélioration de toutes les fondions, le malade n’a pu articuler un seul mot. Il comprend bien, répond par des signes de tête. Dès le jeudi 26, il semblait avoir reconnu ses parents, et chaque matin, pendant le pansement, il cherche à faire comprendre qu il est bien et obéit en faisant les mouvements qu’on lui demande.

Ce jour, à la visite du matin, il articule distinctement les mots oui et non. Jusque-là les efforts pour parler amenaient seulement un bredouillement confus.

7. Matin, 37°, 2, soir, 36°, 7. Ce jour-là, le malade prononce quelques mots, entre lesquels on distingue assez bien: Vais mieux. Il semble chercher à prononcer d’autres mots, mais n y parvient pas. Chaque jour, du reste, sa parole devient de plus en pins nette.

Le 15, le malade commence à se lever, la plaie n’a plus de profondeur. Ce sont des bourgeons superficiels formant une sorte de surface triangulaire. La suppuration est médiocrement abondante. On ne pratique pas de sondage. Jusqu’à ce jour, j’ai pratiqué le pansement moi-même sans frotter la plaie ni ses bords, sans la laver autrement qu’avec un peu du liquide du pansement.

L’intelligence a gagné peu à peu, de telle sorte qu’à la fin du mois, l’individu s’occupait dans le service. La mémoire est bien conservée pour tous les faits, sauf ceux de la soirée où il a été blessé. Il se rappelle seulement jusqu’à sept heures et demie, heure à laquelle il est sorti de son dîner. Il avait travaillé toute la journée et n’était point ivre.

Vers le 1" janvier, la lecture, impossible jusque-là, lui est devenue facile. Il écrit facilement et, le 2 janvier écrit devant nous son nom.

Jusqu’à la fin du mois^. il a été pansé régulièrement de la même façon.

La température a été prise jusqu’au 20.

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