LATIN ET SORBONNE
Un monde fondé sur la science n'est qu'un monde de manœuvres.
La science n'est giande que pour servir. Elle est à l'art et à la poésie, qui expriment la seule activité créatrice, ce que la femme est à l'homme.
La grandeur de la femme est infirue à servir. Si elle sert, la valeur de la science est sans limites. Elle est exécrable, si elle règne, et bornée de toutes parts.
La science n'est pas plus la connaissance, que la femme seule n'est l'amour.
Les méthodes de la science sont les méthodes de la matière, et doivent être tenues au rang de la matière, , (jni n'est tout de même que l'illusion seconde. C'est le monde de la quantité.
Les méthodes de l'art et de la poésie sont les méthodes de l'esprit. C'est le monde de la qualité. Et c'est la qualité qui donne à la quantité son prix.
Quand la science domine sur l'esprit, l'esprit se pétrifie. Et, faute d'idéal, la science elle-même décline.
Le latin était, au plus haut point, une méthode de l'esprit et de la qualité pure. C'est pourquoi Caliban le condamne. Et il est vrai que Caliban s'en passe. Mais son maître savait le latin pour lui. Cependant, la honte est sans nom que le prince serve Caliban, au lieu de le tenir à la chaîne. Même s'il l'aime, même s'il entend l'affranchir, le prince n'est prince qu'à la condition unique de brider Caliban.
Si Caliban viole la fille de Prospero, c'en est Hiit de