LOGS
cette forme, peu altérable à l'air en l'absence totale d’alcali, mais le produit colloïdal préparé selon (I) est au contraire très rapidement oxydé à l'air et transformé en composés bruns se rattachant aux oxydes supérieurs du manganèse. Ces derniers corps ont fait l’objet de nombreuses recherches :
Les premiers auteurs y ont vu en général des manganites manganeux- ou oxydes salins MnO?. xMnO. GORGEU #! en a préparé plusieurs en oxydant l’hydroxyde ou les sels manganeux par l'air ou par le chlore ou l’eau oxygénée, mais leur degré d’oxydation ne paraît ni très constant ni bien d'accord avec les formules proposées. L'auteur cependant se refusait à admettre les résultats de Ad. CARNOT # qui par action de l’eau oxygénée sur un sel manganeux en milieu .ammoniacal obtenait un manganite 5 MnO?. MnO assez bien défini pour servir au dosage du métal. FRANKE trouve, en oxydant par l'air Mn(OH}? un sesquioxyde Mn?0ë.H?0 cristallisé stablé à l'air. J. MEYER, après avoir obtenu par hydrolyse du manganicyanure de potassium un hydroxyde manganique Mn(OH} reprit l'étude de l'oxydation à l'air des sels manganeux en milieu alcalin- ou ammoniacal 54. Son mode opératoire ressemble en principe au nôtre : agitation à l’air et mesure du volume gazeux absorbé, mais l’auteur, estimant à priori que la réaction ne peut conduire qu'à MnO? ou à Mn°03, s’est contenté d’une précision si faible (à 18 % près de son propre aveu) qu'il n’est peut-être pas «prouvé indubitablement » qu’on obtient soit l’un soit l’autre de ces deux corps selon l’alcali employé, ni que dans le cas du sesquioxyde, le métal soit incontestablement trivalent.
Récemment enfin, GELOSO ® à remarqué qu'il est impossible d'obtenir du bioxyde pur en précipitant les sels manganeux par le persulfate d’ammonium en milieu acide et a conclu dans ce cas à la formation de composés d’adsorption MnO?. MnO dont la composition varie d’une façon continue avec les circonstances de formation, en particulier la présence de sels ferriques, énergiquement retenus dans le précipité. Il est possible que l’oxydation de Mn (OH) ? conduise à des composés de ce genre et c’est peut-être l'explication qu’entrevoyait GORGEU lorsqu'il parlait de manganites « équilibrés par rapport au milieu où ils ont pris naissance ».
On voit par ce résumé que la nature des produits d’autoxydation de l’hydroxyde manganeux est assez mal connue.
ACT uES