‹ Sur l’autoxydation de complexes organo-métalliquesChapitre 51 sur 54 · F2 0 ER · texte numérisé non relu

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1) L’oxydation des liqueurs ferreuses est presque instantanée, mais s'arrête complètement à une limite à peine supérieure au degré ferrique. Le tartrate fonctionne donc ici comme un accepteur d'oxygène très médiocre.

2) L'oxydation des liqueurs manganeuses dépend de leur Composition : 3 sans excès de tartrate ni d’alçali (T/Mn — KOH/ Mn — 2)

l'oxydation progresse régulièrement jusqu’au degré Mn20* :

dès qu'on ajoute un excès de tartrate (T/Mn > 2) ou d'alcali (KOH/Mn > 2) ou des deux, la fixation d'oxygène devient très rapide et dépasse largement la limite précédente pour tendre vers le degré MnO? (O fixé : 14-15 mmg. /milli. Mn). À ce moment, l'agitation provoque un brusque accroissement de pression, indice d’un dégagement gazeux. Nous avons vérifié l’absence de tout gaz combustible étranger dans l’atmosphère de l’appareil après réaction. Il ne peut donc s’agir que de la mise en liberté d’une partie de l’oxygène entré en combinaison. Ce phénomène peut porter sur un tiers de l’oxygène fixé. Il est influencé par la composition chimique du mélange et la vitesse d’agitation. Il est d’autant plus brusque et plus marqué que l'agitation est plus violente. Il disparaît pour des solutions fortement tartro-alcalines. Pour des systèmes de même alcalinité, il passe par un maximum pour une teneur convenable en tartrate.

On-peut l’interpréter en admettant l’hypothèse de A. JoB selon laquelle l’autoxydation commence par la formation d’un peroxyde, du degré MnO®, que le tartrate réduit ensuite à la trivalence. L'agitation violente favorise la formation de ce peroxyde que le tartrate peu oxydable ne réduit que lentement. C’est l'excès de peroxyde qui se décompose en libérant de l'oxygène. Seul un grand excès de tartrate et d’alcali donne un milieu assez réducteur pour faire disparaître cette décomposition.

3) L’oxydation des liqueurs cobalteuses est beaucoup plus lente, mais d’un type différent. On obtient des solutions vertes qui absorbent l’oxygène d’une façon continue. Le diagramme d'absorption est grossièrement rectiligne et ne tend vers aucune limite apparente. La vitesse de réaction augmente beaucoup avec l’alcalinité, elle diminue pour des teneurs élevées en tartrate. On peut admettre, avec A. Jo, la formation d’un complexe de CoO? que le tartrate ramène partielle ment à la bivalence, assurant un transport continu d'oxygène.

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