‹ Sur l’autoxydation de complexes organo-métalliquesChapitre 6 sur 54 · I. Observations anciennes EX · texte numérisé non relu

I. Observations anciennes EX

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solvent l'ozone formé et l’utilisent, partie pour s’oxyder eux- #

mêmes, partie pour le céder aux corps oxydables présents.

Frédéric KUHLMANN 4, en 1855, étendit ces observations aux mélanges de térébenthine ou d’huile siccative avec les pigments utilisés en peinture et entrevit quelque analogie entre ces oxydations indirectes à basse température et les oxydations biologiques d’une part, d'autre part, les combustions spontanées de certains tissus après teinture.

C’est BERTHELOT 5 qui, un peu plus tard, fournit la théorie correcte du phénomène : il montra par des mesures quantitatives soignées, que l'essence une fois aérée ne peut céder, à l’abri de l’air, qu’une quantité limitée d'oxygène à

. l’indigo ou au pyrogallol, tandis qu’en présence d’air le transport d'oxygène continue jusqu’à résinification complète du

carbure, Comme d’autre part, l’éssence aérée ne perd'pas son

pouvoir oxydant par le passage d’un courant de gaz inerte, l'hypothèse de la dissolution simple d'oxygène ou d'ozone

devient insuffisante, tandis que l’on imagine fort bien la for-

mation primaire d’un composé oxygéné instable du carbure, apte à céder son oxygène, soit à la térébenthine elle-même, soit aux corps oxydables présents.

Ainsi se dégageaient les notions d'oxygène achf (oxygène combiné sous une forme plus oxydante que le gaz libre), et de transport d'oxygène, par l'intermédiaire d’un composé peroxydique, sur un corps insensible à l’action directe de l'oxygène.

Le mémoire de Berthelot, pourtant clair et précis, ne paraît pas avoir influencé Schônbein qui, fidèle à sa conception de l’ozone (oxygène électrisé négativement O)f5 continua à décrire de ce point de vue diverses oxydations lentes : éther, métaux en présence d’eau, huiles grasses, alcool absolu, etc. Il put constater pour certaines de ces réactions : phosphore, térébenthine en présence d’eau, etc. la formation simultanée d’eau oxygénée 7, sans que ses preuves expérimentales, exclusivement qualitatives, fussent toujours très convaincantes.

FupAKowskt1 8 constata des effets analogues avec divers carbures benzéniques, puis HOPPE-SEYLER * s'appuyant sur des phénomènes d’oxydation en présence de palladium hydrogéné, que Wieland plus tard devait interpréter un peu différemment, proposa l'explication suivante : le corps autoxydable scinde la molécule O?, en prend un atome pour son oxydation propre et laisse l’autre à l’état naissant, doué d’une aptitude réactionnelle plus élevée, pour l'oxydation des accepteurs présents. On voit assez mal comment cette conception pouvait s’accorder avec le transport d'oxygène à l'abri de l’air après aération de l’autoxydateur, si nettement décrit par Berthelot.

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