PAUL
le degré cryoscopique du sang du cœur gauche et celui du cœur droit, mais la différence existant entre eux reste la mêrne.
La putréfaction ne semble donc pas, dans une cerlaine mesure, modifier les conclusions que l’on peut tirer de l’examen cryoscopique du sang des noyés. Mais, lorsqu'un individu a séjourné très longtemps dans l’eau, le cœur et les gros vaisseaux sont absolument vides de sang : La cryoscopie est impuissante à fournir des renseignements sur la cause de la mort».
Carrara a aussi proposé l'étude de la conductibilité électrique du sang des cœurs gauche et droit qui diminue en proportion de la dilution. Mais, comme pour la cryoscopie, Pabsence fréquente de sang dans les cavités cardiaques, par suile du temps de séjour dans l’eau, empêche son usage.
Cherchant une méthode ne subissant pas l’action de la putréfaction, O. Gettler, puis Guislain ont exposé un moyen de diagnostic par le dosage des chlorures, constatant que le taux des chlorures qui est constant chez homme, est diminué du tiers après la submersion. Mais le résultat est le même chez un cadavre après 20 jours d'immersion. Ces résultats sont confirmés par Leclercq et Payen. Mais cependant, si cette méthode est à l’abri de la putréfaction, l’action de la concentration physique du sang par le temps fausse aussi cet élément de diagnostic. De plus, celte méthode, comme toutes les précédentes, est souvent inapplicable, par suite de l'absence très fréquente de sang dans le cœur.
On a cherché une méthode à l’abri de toutes ces
Lojèrs
causes d'erreur, pouvant s'appliquer même sans présence de sang.
Après les remarques de Malvoz qui pensa au passage possible des bactéries dans le sang au cours de la submersion, passage prouvé par Corin en 1900, Slockis montra, dans sa thèse, que toutes les particules solides du volume d’un globule rouge pouvaient passer au travers des parois alvéolaires et des parois capillaires et pénétrer dans le sang, ce phénomène ne s’élant jamais ‘produit dans les conditions normales chez le cadavre.
Corin et Stockis ont appliqué ces résultats en publiant la méthode dite du Planchton cristallin cardiaque — procédé caractérisant, à l’aide du microscope polarisant les particules cristalline de silice. Ces particules étant
déposées sur les parois du cœur, même quand il est vide. Mais celte méthode est très difficile au point de vue lechnique, les matières employées, telles que l’eau, Pacide chlorhydrique peuvent apporter des particules semblables et être les causes d’erreurs graves. Aussi après une élude approfondie, Ascarelli a-t-il dit : « Les difficultés enlèvent à la méthode excellente en soi, sa valeur pratique ».